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Tebboune : son clan espère toujours son retour et une source militaire assure qu’il n’y aura plus de président sur une « chaise roulante »

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L’absence prolongée d’Abdelmadjid Tebboune en raison des séquelles graves de son infection au COVID-19 comme il a été rapporté et expliqué par Algérie Part, est en train de provoquer une dangereuse impasse institutionnelle et politique en Algérie. Et cette impasse risque de durer jusqu’au mois de février prochain, a-t-on pu constater au cours de nos échanges avec plusieurs sources bien introduites au sein du sérail algérien. 

D’abord, le clan du Président Tebboune ne veut rien lâcher et ne jure que par la légalité institutionnelle en estimant que le Président est toujours président jusqu’à preuve du contraire. En clair, le clan Tebboune espère toujours  son retour aux commandes du pays et table encore sur une amélioration improbable de son état de santé. Les principaux acteurs et piliers du clan Tebboune sont Boualem Boualem, conseiller spécial au rang de ministre d’Etat auprès du Président algérien, et Abdelhafid Allahoum, l’ami intime de Tebboune et l’un de ses collaborateurs les plus proches. Le troisième acteur majeur du clan Tebboune est Abdelaziz Djerad, l’actuel Premier-ministre. Ensemble, les trois hommes tentent de gagner du temps depuis la mi-novembre pour diffuser les informations les plus enthousiastes et rassurantes sur l’état de santé d’Abdelmadjid Tebboune.

Les annonces de son retour « imminent », les déclarations réconfortantes imputées à plusieurs hauts responsables du pays, les communiqués de presse de la Présidence manipulant des faits diplomatiques pour tromper l’opinion publique, etc., toutes les manoeuvres ont été orchestrées par le clan Tebboune afin de faire croire aux Algériennes et Algériens que le Président algérien se porte bien et sera bientôt de retour. Cette chanson dure depuis le 15 octobre dernier, date à laquelle le Président algérien a totalement disparu des radars en raison de son infection COVID-19.

Aujourd’hui, le clan Tebboune a épuisé ses « munitions communicationnelles » et doit changer de disque. Boualem Boualem, le cerveau de ce clan et sa tête pensante, a remonté les bretelles à ses collaborateurs au Palais Présidentiel d’El-Mouradia afin d’en finir avec les bourdes commises les jours passés. Désormais, il faut juste attendre et patienter en faisant uniquement circuler des rumeurs par des circuits informels. Et c’est comme ça que des « sources » tentent de convaincre les médias algériens depuis une semaine que Tebboune est rentré secrètement au pays et se trouve dans un « lieu sûr ». Bref, le clan Tebboune joue la carte du temps et banalise ainsi l’absence de Tebboune qui devient petit à petit une « habitude » au sein du sérail algérien. Ce clan veut ainsi diriger le pays tant bien que mal jusqu’à l’amélioration de l’état de santé de son chef.

Mais, de l’autre côté, il y a l’institution militaire. Pour l’heure, cette dernière n’a pas voulu se mêler de ce dossier prétextant le respect de l’ordre constitutionnel. Le haut commandement de l’armée algérienne s’est contenté de poursuivre ses réunions sécuritaires des les premiers jours de l’absence de Tebboune et son hospitalisation en Allemagne. Les anciennes réunions du Haut Conseil de Sécurité ont été reprises sous le contrôle total et absolu du chef d’Etat-Major de l’ANP, Said Chengriha. Ce dernier s’est gardé d’afficher une position « officielle » sur l’absence du Président Tebboune. Mais les consultations entre les dirigeants militaires ont commencé depuis ces derniers jours avec la célébration du premier anniversaire de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays.

Officiellement, l’armée veut prendre son temps en respectant la légalité constitutionnelle. Elle ne veut pas intervenir directement dans le champ politique s’il n’y a pas de menaces directes et manifestes contre la « sécurité nationale ».  Mais officieusement, tous les scénarios probables sont étudiés en ce moment par une équipe réduite de décideurs de l’institution militaire. Said Chengriha enchaîne les consultations et récoltent les avis et tente de dégager un consensus autour de sa personne en sa qualité de premier commandant de l’Armée. Said Chengriha n’est pas Ahmed Gaid Salah. Il n’est pas au pouvoir depuis plus de 15 ans. Il est aux commandes depuis à peine une année. Ses hommes de confiance et ses collaborateurs les plus proches ont encore une influence très limitée sur les troupes et les appareils influents de l’institution militaire. Chengriha doit ainsi s’assurer qu’il aura le soutien et la confiance absolue de toutes les troupes avant d’intervenir sur le champ politique afin de débloquer une impasse périlleuse pour l’Algérie.

Ce processus de consensus au sein de l’institution militaire prendra du temps. Il s’agit de plusieurs semaines avant que l’establishment militaire ne soit réuni comme un seul homme derrière son chef. C’est uniquement à la suite de ce processus qu’une solution de transition sera dégagée pour lancer l’après-Tebboune. Cependant, d’ores et déjà une source bien placée au sein de l’institution militaire assure à Algérie Part : « il n’y aura jamais un deuxième président sur une chaise roulante ». Selon notre source : si à partir du 10 janvier 2021, Abdelmadjid Tebboune n’est pas de retour à son bureau au Palais Présidentiel dans un état de santé « acceptable », il faut commencer à tourner la page. Le statu-quo actuel va durer ainsi au moins jusqu’au mois de février prochain car tout au long du mois de janvier, les conciliabules politiques vont s’enchaîner pour se mettre d’accord sur une feuille de route réaliste et applicable sans déstabiliser les équilibres fragiles du pays. Les évènements pourront se précipiter uniquement si les manifestations grandioses du Hirak reprennent pour réclamer un changement profond et rapide à la tête de l’Etat exerçant ainsi une forte pression sur l’institution militaire. Mais cette hypothèse, il n’y a que le peuple algérien qui peut l’envisager…

2 COMMENTS

  1. Il faut finir avec les clans de parasites, il n’y a qu’un clan celui du peuple et de la legitimite’. N’importe quel individu qui se croit plus Algeriens que les autres et n’est pas legitime due a un vote populaire net et claire, il/elle sera lui et sa smala que des parasites. Si ont veut se developper et avancer il faut eviter que des parasites se greffe aux postes de responsabilites de l’etats comme c’est le cas depuis 1962.

    Ont doit etre heureux que nos parents et grands parents nous ont liberer du colonialisme sauvages, animalistique et genocidaire Francais, alors faisant en sorte que des legitimes (elus au sufrage universel sans les wali et chefs de daira)
    prennent les postes de responsabilites et non les parasites criminels.

  2. Le général Chanegriha a 75 ans, il est dans l’institution militaire depuis 63, il a le grade de général depuis 98, il est chef de région depuis 2004. Donc il connait l’ANP sur le bout des doigts et tout le monde le connait. C’est pas un jeune colonel inconnu du bataillon.

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