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Révélations. 2e Partie : comment les officiers du général-major Mahfoud ont voulu récupérer le dossier médical de Tebboune pour lui faire du chantage

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Algérie Part a entamé, le lundi 26 juillet 2021, la publication d’une enquête d’envergure dans laquelle il est fait état de révélations sur une secrète guerre de clans, minant le régime algérien. Une guerre fratricide lancée par un clan paramilitaire composé d’ancien officiers du DRS et de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA) des années 90, et dirigée contre l’entourage du Président Abdelmadjid Tebboune dans l’unique but de s’emparer de postes clés au cœur des institutions sécuritaires de l’Etat algérien.

Dans notre premier épisode, nous avions annoncé que nous allions divulguer les actions menées par ces officiers manipulateurs et machiavéliques qui brouillent les pistes et sèment la zizanie au plus haut sommet de l’Etat algérien, tout en se présentant comme « les serviteurs fidèles » ou même les soldats dévoués du chef de l’Etat-Major de l’ANP, Said Chengriha.

Nous avions expliqué également que dans leur action qui s’assimile à une haute trahison, ces personnes n’allaient pas hésiter à utiliser une arme fatale depuis la capitale allemande Berlin : le « dossier médical » du Président de la République Algérienne : Abdelmadjid Tebboune.

Dans le premier épisode de notre vaste enquête, nous avions rappelé que depuis le 20 janvier 2020, la Direction de la Documentation et de la Sécuritaire Extérieure (DDSE) est dirigée par le général-major Mahfoud, de son vrai nom le général-major Nour-Eddine Mekri. Comme il a été expliqué dans les précédentes révélations d’Algérie Part, ce général-major n’est qu’un homme de paille qui n’a aucun pouvoir réel sur la DDSE.

Agé de 72 ans, handicapé par une maladie lourde, manquant cruellement de charisme et souffrant de plusieurs troubles physiques, ce vieux général n’est en réalité qu’un épouvantail derrière lequel se cachent de jeunes officiers téméraires qui tirent les ficelles pour s’approprier les postes les plus stratégiques du renseignement extérieur algérien.

4 principaux officiers jouent le rôle de décideurs de l’ombre auprès du vieux général-major Mahfoud, qui applique fidèlement les instructions de ces « collaborateurs » imposés par divers cercles du pouvoir opérant au plus haut sommet de l’Etat algérien et de l’Etat-Major de l’ANP.

Ces 4 officiers sont : le lieutenant-colonel Ramel alias Tarek Amirat, le colonel Hocine Hamid alias Boulahya, le colonel Boualem Bendhina et le colonel Issam.

Aujourd’hui samedi 31 juillet 2021, nous allons nous intéresser à ce ténébreux colonel Issam qui est instrumentalisé par un dangereux clan paramilitaire qui veut s’emparer des postes clés au plus haut sommet du pouvoir algérien algérien notamment au sein des appareils sécuritaires les plus névralgiques.

Le colonel Issam Ziada est l’incarnation des dérives troublantes du népotisme au sein des appareils sécuritaires algériens. Issam Ziada travaille au sein de la DDSE depuis l’époque du général-major Rachid Lallali, dit Attafi, qui dirigeait la DDSE depuis le début des années 2000 jusqu’à septembre 2013. Ce fut une période faste pendant laquelle le renseignement extérieur algérien a brillé sur la scène internationale. Une période qui fait partie, désormais, du passé à cause de l’emprise exercée aujourd’hui par des officiers véreux sur la DDSE, comme le démontre de jour en jour les révélations faites par Algérie Part.

Le colonel Issam Ziada dirigeait auparavant le Bureau de Sécurité (BS) de l’Ambassade d’Algérie à Abuja, capitale du Nigéria. Il s’agit de l’un des postes clés du renseignement extérieur algérien sur le continent africain au regard de l’importance stratégique du Nigéria sur la scène continentale.

A ce poste, le colonel Issam n’a pas guère brillé. Au contraire, il s’est distingué par de très nombreuses maladresses et une incompétence avérée à produire des analyses factuelles basées sur des informations fiables et des renseignements authentiques afin de permettre aux autorités algériennes de mieux appréhender les évolutions de la situation sécuritaire dans cette partie de l’Afrique notamment au nord du Nigeria avec les fortes activités du mouvement terroriste Boko Haram qui inquiétait particulièrement l’Algérie en raison du risque de son expansion au nord du Sahel.

Dans son poste à Abuja, le colonel Issam Ziada a été incapable de fournir des informations détaillées et des analyses pertinentes sur ce dossier stratégique. Il a été ainsi rappelé à Alger à partir de 2015. Cet officier sera même sanctionné pour ses divers échecs et l’ex-patron de la DDSE, le général-major Mohamed Bouzit dit Youcef, a préféré le limoger et l’exclure de ses troupes. Le colonel Issam Ziada sera alors contraint de quitter définitivement la DDSE à partir de fin 2017.

A la surprise générale, le colonel Issam Ziada va être réhabilité dans des conditions troublantes et opaques à partir de l’été 2019 par le colonel Kamel Remli, l’homme qui avait été parachuté à la tête de la DDSE par le défunt Ahmed Gaid Salah sur recommandation du général Wassini Bouazza, l’ex très influent ancien patron, aujourd’hui en prison, de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), une des principales direction des services secrets algériens.

Selon nos investigations, plusieurs anciens généraux et hauts gradés de l’ex-DRS sont intervenus pour convaincre le colonel Kamel Remli de réhabiliter le controversé Issam Ziada.

Comme pour les précédents « officiers » dénoncés par nos révélations, le colonel Issam Ziada va profiter de l’instabilité chronique du pays et des diverses luttes claniques minant le fonctionnement interne du régime algérien pour grimper les échelons jusqu’à devenir, depuis l’arrivée du vieux et malade général-major Mahfoud, de son vrai nom le général-major Nour-Eddine Mekri, le chargé des mutations, des promotions et le principal responsable de la coordinateur entre les bureaux de sécurité de la DDSE à l’étranger.

En clair, le colonel Issam Ziada est devenu le maître de l’administration secrète de la DDSE ! Incroyable retour en force d’un… officier qui a été limogé pour incompétence et divers échecs opérationnels en 2017.

Selon nos investigations, le colonel Issam Ziada a pu profiter d’une telle ascension grâce à son allégeance au colonel Omar, le frère de l’actuel patron de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA), le général Sid Ali Ould Zemirli.

Depuis le retour aux commandes de la DCSA du général Sid Ali Ould Zemirli,  qui avait déjà dirigé cette institution sensible de novembre 2018 jusqu’à avril 2019, son frère, le colonel Omar, est revenu sur les devants de la scène pour devenir un influent lobbyiste tissant une véritable toile d’araignée au sein de plusieurs services de sécurité et informateur attitré d’un influenceur basé à Londres, dans le seul but de dégommer les adversaires qui refusent de se soumettre au diktat du nouveau clan qui a émergé dans le sillage de l’anarchie ayant ébranlé l’Algérie dés la mort d’Ahmed Gaid Salah, l’ex-puissant Chef d’Etat-Major de l’ANP.

Algérie Part avait révélé récemment que le colonel Omar, frère de l’actuel patron de la DCSA, avant sa mise à la retraite en 2015, était l’un des collaborateurs préférés du célèbre général-major M’henna Djebbar, qui avait occupé le poste de directeur de la DCSA de 1995 jusqu’à fin de l’année 2013. En décembre 2013 il avait alors dirigé le Bureau d’organisation, qu’occupait le général-major Lakhdar Tireche, appelé à lui succéder à la tête de la DCSA. M’henna Djebbar était même pressenti en 2014 pour remplacer le général Toufik à la tête du DRS.

La « neutralisation » de M’henna Djebbar par le clan présidentiel des Bouteflika avec l’aide du défunt Ahmed Gaid Salah a précipité le départ à la retraite du colonel Omar. Ce dernier a ainsi perdu tout son pouvoir d’influence qu’il avait grandement accumulé entre 2009 et 2014 où de nombreux observateurs le considérait comme le numéro 2 de la DCSA en raison de sa proximité avec le fameux M’henna Djebbar.

Le colonel Omar a fait presque toute sa carrière à la Direction régionale de la sécurité de l’armée (DRSA) de la deuxième région militaire à Oran. Il a ainsi fait le tour de plusieurs postes au sein de la DCSA à l’Oranie.

Ce colonel est aujourd’hui le principal lobbyiste d’un clan paramilitaire dangereux qui instrumentalise le nom de Said Chengriha, l’actuel Chef d’Etat-Major de l’ANP, pour devenir la principale force décisionnelle et agissante au sein de l’institution militaire algérienne notamment les services secrets algériens.

Et pour ce faire, le colonel Omar agit dans l’ombre de son frère, patron de la DCSA, pour obtenir la réhabilitation de plusieurs officiers véreux, sulfureux ayant fui le pays tout au long de l’ère Gaid Sahal ou ayant été emprisonnés pour de graves crimes portant atteinte à la sécurité nationale comme ce fut le cas du lieutenant-colonel Ramel, alias Tarek, Amirat.

Fiches secrètes modifiées ou supprimées, dossiers d’enquêtes enterrés ou subtilisés, des notes confidentielles accablantes retirées des tiroirs de la DCSA ou diffusées à des influenceurs et autres polémistes sur internet, etc., le colonel Omar a pesé de tout son poids pour obtenir la réhabilitation de plusieurs officiers au parcours scandaleux, radiés de l’institution militaire ou admis à la retraite pour des échecs cuisants et des comportements immoraux. Et c’est ainsi qu’il s’est imposé comme le parrain de ce nouveau clan paramilitaire qui veut déstabiliser le régime Tebboune et torpiller ses conseillers les plus proches et influents comme l’influent Boualem Boualem, le cerveau du Palais Présidentiel d’El-Mouradia. 

Dans cette stratégie diabolique, le colonel Issam Ziada joue un rôle important : c’est lui qui abuse de la naïveté et impuissance du général-major Mahfoud pour court-circuiter le canal officiel et transmettre au colonel Omar des informations classées sensibles de la DDSE ou « Secret Défense » afin de l’utiliser au profit de son clan et de sa guerre secrète pour s’emparer du pouvoir au plus haut sommet de l’Etat algérien.

En échange de cette alliance contre-nature et de ses fuites illégales, le colonel Issam Ziada a pu obtenir une promotion inédite et inespérée au regard de sa carrière chaotique :  une nomination à la tête du Bureau de Sécurité (BS) de l’ambassade d’Algérie à Washington !

Le poste le plus prestigieux de la DDSE avec un salaire estimé à plus de 11 mille dollars par mois et une entrée dans le monde du renseignement américain avec lequel ce piètre colonel devra collaborer au nom de la coopération bilatérale entre l’Algérie et les Etats-Unis… Le général-major Mahfoud a commis l’énorme bêtise de valider cette nomination sous la pression des interventions des acteurs clés de ce clan paramilitaire qui prétendent parler au nom de Said Chengriha.

Au sein de la DDSE, ce clan dispose d’une énorme influence grâce à ces 4 principaux officiers que sont : le lieutenant-colonel Ramel alias Tarek Amirat, le colonel Hocine Hamid alias Boulahya, le colonel Boualem Bendhina et le colonel Issam.

Mais avant de s’apprêter à rejoindre son prochain tremplin américain à Washington, le Colonel Issam a pour souci préalable d’imposer une feuille de route consistant à placer les nouveaux responsables des 36 Bureaux de Sécurité (BS) de la DDSE à l’étranger.

Et le BS que lorgnent particulièrement les maitres du colonel Issam Ziada est… Celui de Berlin en Allemagne, le pays dans lequel le président Abdelmadjid Tebboune a longtemps séjourné pour des soins intensifs entre octobre 2020 et fin février 2021 à la suite de son infection aux formes les plus graves de la COVID-19. Avec en ligne de mire, le dossier médical du Président !

La suite de nos révélations dans le 3ème épisode…

 

4 COMMENTS

  1. Y a Semar tous les algériens savent que Tebboune n’est pas un politique , c’est une marionnette placé par G.S. pour faire de lui ce qu’ils veulent , et Tebboune le sait bien, c’est pour cela qu’ils s’en fout de tous ,il est là pour 4 années et ça l’arrange pour échapper à la justice ainsi que son fils ,ils seront protéger par l’immunité politique et personne ne peut lever le petit doigt contre eux , c’est chingriha qui est le président de la République, c’est la loi des généraux et c’est comme ça .

  2. Depuis 1962 la junte a opté pour un régime « poupées russes ».
    Il y’a sûrement des petits malins qui tirent des ficelles…
    Mais, derrière, il y’a aussi un moyen malins qui les tiens…
    Lequel moyen malin est tenu par un grand malin et lequel…
    Grand malin est tenu par un très grand malin ………………………….
    Et ainsi de suite…………………………………………………………………………………..
    C’est une vaste comédie qui ne fait rire aux éclats que ses acteurs
    pendant que le pauvre peuple, lui, rit jaune, depuis 60 ans !

  3. @[email protected] le roitelet baron de la drogue , proxénète et pédophile notoire lui Pégasuse ses esclaves et les tient en laisse comme des chiens …ils n’ont le droit que de venir sur les sites algériens pour faire de l’Algériebashing
    S’ils osent contester ou protester…c’est le baston et les geôles du makhnez
    Après les 12.000 esclaves qui ont essayé de s’enfuir par l’enclave de Ceuta en 48 heures, et beaucoup d’autres qui essaient chaque jour par n’importe quel moyen voila que 4 officiers qui s’enfuient du royaume à la nage…et d’autres vont suivre
    Le discours du roitelet est un appel au secours …mais on l’emmerde lui et ses esclaves
    Si on ouvre cette frontière ce n’est pas seulement des tonnes de cannabis qui va envahir toutes nos villes mais des centaines de milliers de bouseux qui vont se déverser sur notre pays…ils crèvent la dalle..qu’ils émigrent chez l’entité sioniste leur nouvel allié et ami…

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