Noureddine Tounsi et Said Boudour, Toujours pas Fixés Sur Leur Sort !

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Prévu aujourd’hui 17 Novembre 2020, le très attendu verdict du tribunal d’Oran, dans l’affaire du journaliste Said Boudour et du lanceur d’alerte Noureddine Tounsi, a été renvoyé au 24 novembre 2020 à cause de l’absence d’un magistrat malade…

Le 27 octobre 2020, le Procureur près le tribunal d’Oran avait requis deux ans de prison ferme à l’encontre des deux prévenus et 100.000 Da d’Amende.

Pour rappel, le journaliste indépendant Said Boudour était préalablement accusé d’“atteinte au moral des troupes de l’armée”, “atteinte à l’intégrité du territoire national”, “appel à la désobéissance civile”, “chantage” et “insulte”, avant que la justice n’abandonne une partie des charges retenues contre lui et le renvoi de l’affaire devant le tribunal correctionnel.

D’autre part, le lanceur d’alerte Tounsi Noureddine, harcelé et arrêté à plusieurs reprises, a été placé en détention le 21 septembre 2020 par le juge d’instruction du tribunal correctionnel de Cité Djamel, après son interpellation près de son quartier d’El-Hamri, sous les yeux de ses enfants mineurs.

Noureddine Tounsi, qui a entamé lundi une grève de la faim, avait révélé des faits de corruption au sein de l’Entreprise Portuaire d’Oran (EPO), ainsi que de nombreux trafics liés à la cocaïne du Port d’Oran et aux importations de l’OAIC, avant d’être accusé “d’intelligence avec des agents d’une puissance étrangère et divulgation de secret d’entreprise”, et  »outrages et violences à fonctionnaires et institutions de l’État’’ !

L’Etat algérien reproche à Noureddine Tounsi ses liens avec la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), qualifiée de “partie étrangère”, et ses interventions virulentes sur les réseaux sociaux dénonçant le fonctionnement de la justice et le comportement suspect de certains magistrats…

En outre, Noureddine Tounsi avait largement dénoncé le refus du parquet général d’Oran d’enregistrer une plainte contre les dérives de magistrats qu’il avait déposée à travers la plateforme numérique du Ministère de la Justice.

1 COMMENT

  1. Je crois qu’il est temps de changer de politique expéditive , laissez les gens s’exprimer comme ils veulent , cette mentalité de faire croire quand un algerien parle ou critique les gens du pouvoir devient un ennemi moi je ne crois pas ,et je crois que tous les algeriens aiment leur pays , alors arrêtez SVP de culpabilisers et étiquetté les gens des qu’ils ouvrent leurs bouches , contraire c’est un un enrichissement d’idées , l’idée de mettre les gens d’accord de gré ou de force derrière une seule personne comme dans l’armée celà est finie depuis belle lurette ,il est temps d’ouvrir les portes de prison . Sauf pour les voleurs qui ont détourné les fonds de la nation, les criminels et les trafics de drogue.