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Comment la chute de la valeur du dinar algérien fait peser un énorme danger sur l’Algérie dés le début 2021

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Avec une chute de plus de 18 % de la valeur du dinar algérien face à l’euro depuis janvier 2020, l’Algérie va entamer l’année 2021 avec une nouvelle chute de la valeur de sa monnaie par la faute d’une politique gouvernementale décidée par son régime qui veut réduire la valeur du dinar de près de 11 % dés l’année prochain afin de gonfler artificiellement ses recettes en devises provenant des exportations des hydrocarbures. Avec cette tactique, le régime algérien espérer augmenter le volume de ses exportations des hydrocarbures pour remplir les caisses du Trésor Public par des dinars dévalués. Or, ce choix intervient au moment où l’Algérie connaît une profonde régression économique qui mène le pays vers une situation de quasi-faillite. Cette situation génère un énorme danger appelé : l’hyperinflation. Explications. 

Embourbée dans ses problèmes politiques, déchirée par son instabilité chronique qui s’est aggravée depuis la maladie du Président Abdelmadjid Tebboune, dépourvue d’une boussole pour résister aux graves conséquences économiques de la crise sanitaire de la COVID-19, l’Algérie se dirige tout droit vers la disette. Cette année 2020, les recettes des exportations de Sonatrach, le poumon économique du pays, ne dépasseront pas dans le meilleur scénario les 20 milliards dollars. En réalité, elles peuvent atteindre à peine les 16, voire 18 milliards de dollars dans un autre scénario cauchemardesque en raison de plusieurs problèmes internes au sein de Sonatrach.

En 2021, les prix du pétrole vont remonter. L’annonce du début des vaccinations des populations de plusieurs puissances occidentales a produit un effet positif sur les prix du baril du pétrole qui remontent jusqu’à près 50 dollars. Dés le deuxième trimestre, ces prix vont certainement atteindre les 60 dollars le baril. Le régime algérien pense que cela lui suffira pour rattraper les pertes financières de 2020 et en dévaluant le dinar algérien, il va gonfler ses recettes en monnaie nationale et réduire un tant soit peu le déficit budgétaire. Or ce calcul est crédule, très naïf car la production des hydrocarbures de l’Algérie est tirée vers le bas et le niveau des réserves du pétrole en Algérie est en baisse continue. Même avec un baril de pétrole à 80 dollars, l’Algérie ne pourra plus gagner beaucoup d’argent parce que son niveau des exportations est en baisse et sa consommation nationale en hausse continuelle. De nombreuses études et expertises très sérieuses indiquent la fin de l’ère des hydrocarbures en Algérie à partir de 2030 année à laquelle les gisements les plus importants du pays vont s’épuise petit à petit et s’assécher. Il restera à l’Algérie ses ressources immenses en gaz de schiste. Mais pour les exploiter, il faut des investissements internationaux colossaux.

La dévaluation du dinar algérien est donc une option inutile car l’Algérie a besoin d’une nouvelle économie productive qui peut lui ramener d’autres sources en devises afin d’équilibrer les budgets du pays et couvrir ses besoins d’importation.

Au lieu de privilégier ce point de vue, le régime algérien va dévaluer le dinar algérien et réduire la valeur de la monnaie nationale jusqu’à 21 % d’ici 3 ans. Cette chute de la valeur du dinar algérien sera plus importante parce qu’en parallèle, la dépréciation du dinar algérien va se poursuivre au rythme minimal de 15 % par an face à l’euro et de 6 jusqu’à 7 % face au dollar. Une dépréciation causée par le recul du PIB algérien et une croissance très faible de l’économie algérienne. Le dinar algérien subira la décadence de l’Algérie car la valeur de la monnaie dépend de la valeur économique du pays, à savoir de manière générale les biens que possède un pays, que ce soit des biens matériels, réserve, économie, croissance, technologie, infrastructure, compétence humaine, influence stratégique, stabilité, militaire etc. Tous ce qui fait une nation forte ou faible.

La conséquence finale de cette politique désastreuse risque d’être l’hyperinflation.

L’hyperinflation naît d’un déficit budgétaire élevé, que l’Etat ne parvient pas à financer autrement qu’en créant de la monnaie, ce qu’on appelle communément « faire tourner la planche à billets ». Cet accroissement de la masse monétaire conduit à une hausse des prix. En effet, si une quantité de monnaie plus élevée est disponible pour une même quantité de biens, alors il en résulte une hausse des prix. L’Algérie officiellement ne veut pas s’endetter et elle va donc privilégier la « vieille planche à billets » comme entre 2017 et 2019.

Le cas d’hyperinflation le plus violent s’est produit en Hongrie en 1946, la hausse des prix était d’environ 150 % par jour. Le second cas d’hyperinflation le plus aigu est celui du Zimbabwe en 2008, avec une hausse des prix de 100 % par jour. L’hyperinflation allemande de 1923 est un autre exemple célèbre. En octobre, les prix n’y augmentaient « que » de 20 % par jour (les prix sont multipliés par environ 230 sur le seul mois d’octobre 1923).

Une fois qu’une monnaie a perdu toute valeur, il est pratiquement impossible de rétablir sa crédibilité. Les pays qui ont subi une crise hyperinflationniste changent généralement de monnaie. Le lancement d’une nouvelle monnaie s’accompagne de réformes économiques drastiques (austérité budgétaire, indépendance de la banque centrale…) visant à empêcher le financement du déficit public par la création monétaire. Si l’Algérie ne ralentit pas rapidement la perte de la valeur de sa monnaie et ne stabilise pas cette valeur, elle risque  sérieusement de connaître le sort malheureux de l’hyperinflation à partir de 2023/2024 avec d’énormes difficultés dés 2023. Le danger est réel. Il ne faut pas le sous-estimer car des millions d’algériens risquent de basculer dans la misère la plus atroce.

 

 

3 COMMENTS

  1. l épargne des ménages est donc la plus affectée aggravée par l interdiction du retrait au delà de 50.000 DA .ainsi donc c est les citoyens aux revenus modestes qui se sacrifient depuis des années pour tenter d économiser quelques qui sont confrontés à l inflation galopante du Dinar sans compensation en contre partie ou revalorisation du minable et insignifiant taux d intérêt concédé.n est ce pas là un racket pur et simple au lieu de veiller au recouvrement de l impôt , d imposer efficacement les fortunes,de contrôler les comptes des entreprises, à maîtriser le déficit public ,à diminuer en raison de cette crise le budget de beaucoup d institutions budgétivores et parfois inutiles , à défendre à l instar des pays voisin la valeur de leur monnaie nationale et à mieux gérer les ressources par une bonne gouvernance menée par des cadres compétents.au demeurant le citoyen appréhende un avenir incertain et ne peut donc retirer intégralement ses économies qui n auront plus une valeur marchande conséquente

  2. l épargne des ménages est donc la plus affectée aggravée par l interdiction du retrait au delà de 50.000 DA .ainsi donc c est les citoyens aux revenus modestes qui se sacrifient depuis des années pour tenter d économiser quelques sous qui sont confrontés à l inflation galopante du Dinar sans compensation en contre partie ou revalorisation du minable et insignifiant taux d intérêt concédé.n est ce pas là un racket pur et simple au lieu de veiller au recouvrement de l impôt , d imposer efficacement les fortunes,de contrôler les comptes des entreprises, à maîtriser le déficit public ,à diminuer en raison de cette crise le budget de beaucoup d institutions budgétivores et parfois inutiles , à défendre à l instar des pays voisin la valeur de leur monnaie nationale et à mieux gérer les ressources par une bonne gouvernance menée par des cadres compétents.au demeurant le citoyen appréhende un avenir incertain et ne peut donc retirer intégralement ses économies qui n auront plus une valeur marchande conséquente

  3. Depuis le début de l’épidémie la banque européenne a imprimé plus de 8000 milliard de d’euro pour les distribuer sur les états membres pour les aider a traverser cette crise, le Canada a imprimé au alentour de 300 milliards $ et les USA ont imprimé plus de 3000 milliards $.
    Il y a presque aucune inflation ici , les prix sont les même ou baissé pour certain produits.
    on nous a toujours appris que si tu imprimes de l’argent, tu vas créer de l’inflation, mais ce n’est pas ce qui se passe dans le monde occidental. l’Algérie n’a pas imprimé d’argent et c’est elle qui doit dévaluer son dinar. Certaines forces occultes sont entrain asphyxier l’Algérie. Ce qui est triste c’est les généraux qui gouvernent ne vois pas le ras de marée qui s’en vient.Y a t-il un économiste qui pourrait nous expliquer pourquoi l’Algérie doit dévaluer son dinar?

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