Les très inquiétants indicateurs économiques de l’Algérie de 2021

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Algerian candidate Abdelmadjid Tebboune casts his vote during the presidential election on December 12, 2019 at a polling station in Algiers. Five candidates are running in Algeria's presidential election to replace ousted Algerian president Abdelaziz Bouteflika, the country's election authority said Saturday, amid widespread protests against the vote. Former premiers Ali Benflis and Abdelmadjid Tebboune are considered front-runners in an election opposed by the mass protest movement that alongside the army forced Bouteflika to resign in April after 20 years in power.No opinion polls have been published but observers expect an extremely low turnout nationwide after months of demonstrations opposing the vote. / AFP / RYAD KRAMDI

En l’absence d’un pouvoir fort, solide et cohérent pour protéger le pays des conséquences dramatiques de la pandémie de la COVID-19, l’Algérie commence la nouvelle année avec des indicateurs économiques très inquiétants pour ne pas dire dramatiques. Algérie Part a appris au cours de ses investigations que le ministère des Finances a élaboré un rapport confidentiel qui a été remis et présenté à Abdelmadid Tebboune avant son départ le 10 janvier  dernier une nouvelle fois en Allemagne pour subir des soins intensifs en raison dés séquelles qui ont été provoquées par son infection au COVID-19. 

Ce rapport a résumé parfaitement tous les indicateurs économiques et financiers avec lesquels l’Algérie a commencé la nouvelle année 2021. Une année décisive et cruciale au cours de laquelle l’Algérie doit tout tenter pour surmonter les conséquences de la pandémie de la COVID-19 pour garantir sa stabilité. Or, c’est très mal parti pour espérer une relance salutaire.

Et pour cause, l’Etat algérien a perdu plus de 21 % de ses revenus fiscaux en 2020 par rapport à 2019 et les recettes d’exportations de l »Algérie ont baissé de pas moins 51% en 2020. Quant aux réserves de change qui étaient évaluées à 62 Milliards USD fin 2019, elles ont chuté jusqu’à à 24 Milliards USD à la fin 2020. L’Algérie a perdu tous ses signes de richesse qui lui permettaient de se distinguer des autres pays africains depuis 2010.

La pandémie de la COVID-19 a dévoilé l’ampleur de la fragilité économique du pays. Elle a dévoilé aussi ses faiblesses et l’incapacité de ses dirigeants à imaginer des solutions impulser une relance en 2021. A ce rythme, les réserves de changes de l’Algérie, son seul matelas de sécurité financière,  pourraient s’épuiser complétement entre 2021 et 2022 car l’Etat algérien n’a absolument pas réduit son train de vie pendant 2020. Les dirigeants ont sous-estimé le poids du déficit budgétaire de l’appareil étatique. La baisse des importations ne permet pas au pays de compenser les déficits budgétaires publics provoqués par le fonctionnement lourd et bureaucratique de l’Etat.

Pour financer correctement son fonctionnement, l’Etat algérien a besoin d’un  baril de pétrole à 157 USD le prix du baril. C’est uniquement à ce prix-là que l’Etat algérien pourra équilibrer ses comptes budgétaires. Dans le monde d’aujourd’hui, un tel prix du baril de pétrole relève de l’… Utopie !

5 COMMENTS

  1. Les chiffres avancés, on ne sait d’où, sont des plus farfelus !
    Voilà ce que dit la banque mondiale :

    La pandémie de Covid-19 et les mesures prises pour l’endiguer ont fortement ralenti l’activité en Algérie. Dans son édition semestrielle des “Perspectives économiques mondiales” publiée, hier, la Banque mondiale estime que le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie devrait se contracter de 6,5%.

    L’économie algérienne devrait progresser de 3,8% en 2021 et de 2,1% en 2022, prévoit l’institution de Bretton Woods.

    Après la pluie le beau temps !
    CQFD

  2. Pourquoi l’ONU ne s’inquiète pas de la présence de «  puissances étrangères «  sur le sol africain et de la vente d’armes « made in europe «  et de la création du terrorisme pour mieux avoir recours au vol ?
    Il faut sortir au plus vite de toutes ces organisations mafieuses.

  3. La covid 19 ne serait qu une prémédication pour une grande opération!Le mondialisme voudrait faire une plongée dans les abysses,s y débarasser des paus indésirables(Venezuela et certains pays producteurs de pétrole comme l Algérie(Etats voyous) pour ensuite remonter,en excellent maître nageur, à la surface!Les maîtres du monde en ont marre de quelques pays qui continuent à s opposer à l Etat d Israel et à considérer les juifs comme un peuple indésirable sur la Terre de Dieu!Nous sommes dans dans une situation de vie ou de mort,les décideurs sur cette planète ne le laisseront plus les musulmans continuer dans cette folie dans l impunité!Cette haine envers un peuple et le reste du monde n a que trop duré!Quant à l Algérie,il est temps qu elle change de nom,elle n a de populaire que le nom et de socialisme que le qualificatif!C est un pays dont les dirigeants font du bruit à l extérieur de la maison pour détourner les regards de l intérieur!!L Algérie aurait fait ce que Mao avait fait:des révolutions,culturelle,agraire …et aurait pris à bras-le-corps le pays pour le développer et lui assurer l auto-suffisance.Aujourd hui l Algérie menace de s effondrer à cause des poutres que l on a pas consolidées tant les efforts étaient dirigés vers l extérieur!

  4. Si l’Algérie s’est empêtré dans la mouise jusqu’au coup, c’est grâce aux différents dirigeants incapables de diriger que quoi ce soit si ce n’est piller la caisse, alors sincèrement je ne vois comment les dirigeants actuels pourront changer quelques choses à notre économie « puisque c’est les mêmes qui sont aux commandes « dans ce cas là , comment voulez vous qu’on prenne aux sérieux les prévisions de la banque mondiale pour l’Algérie ?