Les pensions des Moudjahidine vont coûter à l’Algérie en 2022 l’équivalent de plus de 1,3 milliard de dollars

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Les pensions des Moudjahidine vont nécessiter en 2022 un financement public qui sera de l’ordre de l’équivalent de 1,3 milliard de dollars, a pu confirmer Algérie Part en procédant à l’analyse de la répartition des crédits ouverts, au titre du budget de fonctionnement, par la loi de finances pour 2022. 

En effet, en 2022, les pensions accordés aux moudjahidine et ayants-droit de chouhada,
aux victimes d’engins explosifs et à leurs ayants droit ainsi qu’aux grands invalides
victimes civiles vont coûter un budget public de 194 milliards de Da, soit l’équivalent de plus de 1,3 milliard de dollars.

C’est le montant qui devra être financé par de l’argent public pour verser les pensions à tous les Moudjahidine et leurs ayants-droits encore en vie en Algérie. Le nombre des bénéficiaires de ces pensions demeure opaque et indéterminé. Aucune source officielle ne veut communiquer ce nombre ni révéler le moindre détail sur ce dossier qui est classé apparemment comme très sensible par l’Etat algérien parce qu’il touche aux fondamentaux du roman national du pays.

En 2017,  l’Office national des moudjahidine (ONM) avait précisé que « le nombre de moudjahidine inscrits, encartés et qui paient leurs cotisations (au sein de l’ONM, ndlr) est de 200 000 ». Mais ce nombre ne concerne que les adhérents de l’ONM et n’a strictement aucun lien avec le nombre des pensionnaires rémunérés chaque mois par le ministère des Moudjahidine. Toujours en 2017, l’ex-ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, avait refusé de lever le voile sur ce secret bien gardé. Interrogé en octobre 2017 sur le nombre des moudjahidine encore en vie, Tayeb Zitouni avait tout bonnement refusé de le communiquer.

« Nous avons recensé les moudjahidine et nous disposons du chiffre exact mais je ne peux pas le donner pour l’instant. Il sera diffusé en temps opportun », avait-t-il dit.

11 COMMENTS

  1. C’est l’équivalent de près de 600 000 moudjahid ou ayants-droits qui seraient encore indemnisés, 60 ans après
    l’indépendance ! En cherchant bien, on pourrait dénicher un certain nombre de veinards pistonnés qui n’auraient
    jamais entrepris de Djihad y compris le Djihad Anefss pour être de bons citoyens ! Ce qui expliquerait cette inflation
    de pensions qui perdurent encore !

  2. Nif : Tu balances toujours le même message fantaisiste !
    Les chiffres des chouhadas, il n’y a que la France qui peut donner les chiffres car elle administrait l’Algérie ! Rien que pour la Guerre d’Algérie, c’est le jour et la nuit entre les estimations algériennes et les chiffres français !
    Concernant les moudjahidines, depuis des décennies, des anciens moudjahidines se plaignent de la présence de faux moudjahidines #
    Selon l’ancien ministre Abdeslam Ali rachidi, el Watan, le 12/12/2015
    # Tout le monde sait que 90 % des anciens combattants, moudjahidines sont des faux #

    Nif : dans le classement international l’Algérie n’est pas 15 ème !
    55 ème PIB, 81 ème PIB par habitant et 28 ème puissance militaire !
    Nif revient un peu sur terre, il faut bosser et que l’Ecole se libère de l’islamisme !

  3. Les vrais anciens combattants de la guerre de libération sont morts et enterrés depuis belle lurette
    reste les résidus et racaille en tout genre qui profitent des largesses de la junte et des différents pouvoirs
    en place qui achète le soutiens de tous ces cachiristes a coup de millions de dollars.
    Voici les véritables martyres.
    Aïn El Hammam : Des familles sinistrées oubliées
    HAFID AZZOUZI 22 DÉCEMBRE 2021 À 10 H 00 MIN 68
    La situation des six familles sinistrées logées, depuis août dernier à l’auberge de jeunesse Djurdjura de la commune de Aïn El Hammam, dans la wilaya de Tizi Ouzou, demeure sans aucune solution, selon les concernés. «Nos maisons sont classées inhabitables par le CTC. Nous avons saisi, plusieurs fois, les responsables concernés pour trouver une solution à notre situation mais nos doléances sont restées sans réponse.
    C’est pour cela que nous sommes toujours logés au niveau de l’auberge. La dernière fois, nous avons décidé de quitter le lieu d’hébergement car la direction de l’établissement a décidé de quelques restrictions. Les autorités locales se sont déplacées sur les lieux pour faire leur constat et, depuis, aucune suite», nous a souligné Abderrezak Menana, parent de l’une des familles concernées. Tahar Benslimani, un autre sinistré, ajoute que sa maison a été ravagée par les flammes, ce qui l’a poussé à rester avec sa famille au niveau de l’auberge.
    Il s’interroge sur le fait que les familles en question soient oubliées par les pouvoirs publics alors qu’elles souffrent depuis leur recasement provisoire dans cette infrastructaure. «Nous avons passé des moments difficiles. Vous pouvez voir le désarroi des habitants de mon village, Azrou Oukellal», nous a-t-il précisé, soulignant, en outre, que même les trois familles qui étaient locatrices chez les propriétaires de logements touchés par les incendies ont perdu tout ce qu’elles avaient à l’intérieur des habitations.

  4. « les pensions accordés aux moudjahidine et ayants-droit de chouhada,
    aux victimes d’engins explosifs et à leurs ayants droit ainsi qu’aux grands invalides
    victimes civiles »
    Donc cela englobe les victimes civiles
    @Lo [email protected] la France doit d’abord réécrire sa propre histoire pour donner les chiffres des crimes commis en Algérie
    Le Roman français nous présente De Gaulle comme un libérateur…il a libéré quoi au fait?
    Le débarquement de Normandie et la guerre contre les nazis c’est le fait des russes ( plus de 20 millions de morts), des américains, britanniques canadiens
    En Algérie , les chiffres ont été comptabilisés par les bourreaux…désolé, mais aucun historien digne de ce nom ne fera confiance aux archives de l’armée des bourreaux
    Juste une information: moi personnellement je l’ai appris tard pourtant mon père avait collectionné des livres et des les archives dont ceux d’Historia ( récits de soldats et officiers « français » , photos, articles de presse de l’époque …)
    Les camps dits « de regroupement  » et d’autres dit de recensements …ils ont accueilli jusqu’à 3,5 millions de civils entre 1955 et 1962…selon le livre de Pierre Cornaton
    Il y’a aussi Michel Rocard, le futur Premier Ministre, a aussi rédigé un rapport en son temps ou il a signalé que des dizaines de personnes mourrait chaque jour de malnutrition , de mauvais traitement et de maladie dont une majorité d’enfants
    Sur les 7 années avec un calcul de petit écolier, « les historiens » arrivent à quelques centaines de milliers de morts …
    Et oui, avec quelques morts par jour…on arrive à des centaines par mois…pas besoin d’un décompte des bourreaux
    Et puis, il y’a les 6000 à 8000 villages, ou Dechraa bombardés au napalm ( désolé mais les bourreaux ont le droit d’avoir une marge d’erreur) …toujours selon les récits « d’historiens »
    Usage du napalm en Algérie par la France / Témoignage de Germain Chambost et Michel Perchenet / Internet:

    « Je me souviens d’une fois où je larguais ce qu’on appelait pudiquement des bidons spéciaux, il était interdit de prononcer à la radio, en vol, le mot de napalm, le napalm était interdit, alors on appelait ça pudiquement des bidons spéciaux, je larguais des bidons spéciaux. »

    Premier témoin:

    « Des scènes de violence, d’horreur, de femmes, d’enfants brûlés, tués par les obus, par les bombardements au napalm. Le bombardement au napalm, c’est quelque chose de terrible, c’est un corps qui peut être brûlé entièrement et réduit à l’état de quelques dizaines de centimètres, mais avec un bras intact ; donc ça prend des allures d’horreur, aucun film d’horreur peut être plus horrible que les images de destruction au napalm. »

    Deuxième témoin:

    « J’ai vu pendant certaines opérations le largage du napalm, on voyait très bien les avions qui passaient, qui lançaient des bidons, et les explosions silencieuses, et les flammes, et puis ensuite l’incendie. »

    Troisième témoin, médecin:

    « et tous les matins, et tous les soirs, les T-6 chargés de bombes, de bidons spéciaux au napalm, allaient bombarder, incendier, dès qu’on avait vu quelqu’un bouger, et on disait pas le napalm, on disait les bidons spéciaux, et la réserve des bidons spéciaux. »

    « Et vous avez été amené à aller soigner des blessés de ces bombardements ? »

    « Non, ben non, y avait pas de blessés, tout le monde était mort ! »

    « Y avait pas de survivants ? »

    « Non, c’est absolument effroyable, y reste plus rien, que du noir. »

    Histoire de la guerre d’Algérie / 1954-1962 / Bernard Droz / Evelyne Lever / Histoire / Seuil / 1991:

    « L’appui aérien, par le bombardement (au napalm parfois, malgré les ordres officiels) d’innocentes mechtas, s’avère psychologiquement désastreux. »

    Les bourreaux n’allient pas perdre leurs temps à compter les « bougnoules » qui cramaient et surtout pas village par village

  5. Zacharie : Tu parles de témoignages ! Seulement une partie de l’Algérie était touchée par la guerre ! L’important c’est les statistiques démographiques ! Les dires des leaders du FLN juste après la guerre !
    Ensuite, c’est l’inflation des chiffres pour des raisons politiques mais aussi à cause de la corruption, être titulaire d’une carte, donne accés à plein d’avantages !

    Comme tu vis à Paris, quand les médias parlent de violence, de délinquance en France, ce n’est pas toute la France ! C’est extrêmement limité géographiquement ! Mais les gens adorent généralisé, simplifié et les faits divers sont toujours des succès ! C’est le fond de commerce de la Droite !
    C’est comme la colonisation et la guerre d’Algérie, c’est le fond de commerce de la junte !

  6. @AXI[email protected] du baron de la drogue, on a pas la même histoire…une de collaboration et d’esclavage

    Le royaume du cannabis et de la prostitution , lui offrait de la chair à canon, des goumiers à l’armée française et des « moros » à l’armée de Franco par dizaines de milliers , ainsi que des dizaines de milliers de prostituées marocaines…pour la grandeur de leurs maitres et seigneurs français et espagnols
    J’ai lu des articles dans ton journal marocain préféré yabladi sur les milliers de prostituées marocaines envoyées en Indochine par exemple …
    Esclave un jour, esclave toujours

  7. @lo [email protected] esclave du baron de la drogue
    Comme chaque esclave de pédale 6 qui se respecte, tu excelles dans l’Algérie bashing…
    il y’a l’HIstoire et les histoires de jeha le marocain…
    Nous on laisse les Historiens écrire l’Histoire et aux marocains les histoires de jeha
    Je n’ai jamais lu les histoires du FLN ou de khouroutou, j’ai eu accès à la version « française » de la guerre…
    Mr Michel Rocard, inspecteur des finances ( futur premier ministre) n’a pas écrit ou recueilli des témoignages mais a été mandaté d’établir un rapport officiel à l’assemblée nationale de l’époque ( Le 17 lévrier 1959)
    Des historiens comme Benjamin Stora, de Pierre Vidal naquet, de Glider Meunier, de Mohamed Harbi et beaucoup d’autres ont eu accès à des archives de l’armée française pas celle du FLN ou du pouvoir , de la junte et de vos conneries à deux balles
    On ne peut pas les accuser d’être des pro FLN ou pro quoi que ce soit…

    Quand on a aucune histoire à raconter sur un lutte d’indépendance ou une résistance , on essaie de décribiliser l’histoire des autres

  8. Je suis né en 1959 , juste tous ans avant l’indépendance, et je fait déjà partie des générations du passé. Je peux dire sans complexe que je suis vieux et m’apprête à céder la place . Dire aujourd’hui qu’il y’a 200.000 moudjahidines et ayants droits 60 ans après l’indépendance, ça veut dire mon âge, c’est le plus gros des mensonges et la plus grosse arnaque dans l’histoire de l’Algerie. Je ne suis pas une « guezzana » mais en faisant un peu de calcul, le dernier des moudjahidines qui aurait au moins entre 35 ou 40 ans en 1962 , aurait aujourd’hui entre 95 ou 100 ans ! Cela voudrait dire que la mort ne les a jamais touché sachant que les maquis de l’ALN et tout le personnel politique d’avant 1962 ne dépassait pas les 40.000 personnes . Alors d’où viennent les 200.000 en 2020 ?

  9. Yacine : Tu as raison ! Il y a un article du quotidien d’Oran qui parle des forces en présence durant la guerre !

    http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5299731

    Selon le Magazine histoire, l’ami américain,
    Le 2 septembre 1959, dans le contexte de la 1ere bombe atomique soviétique, de Gaulle a reçu Eisenhower, selon l’interprète des 2 chefs d’État le Général Vernon Walters, De Gaulle a décidé de quitter l’Algérie, le but etait de moderniser l’armée en la dotant de l’arme atomique pour faire face au danger soviétique !

    Zachaparis : C’est du pipeau, les archives ne sont pas encore ouvertes, elles vont s’ouvrir avec 15 ans d’avance !