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Les grandes et inquiétantes faiblesses de l’Algérie révélées par la pandémie de la COVID-19

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La pandémie de la COVID-19 a permis de révéler de nombreuses faiblesses qui compromettent sérieusement la stabilité de l’Algérie, a averti un rapport approfondi publié par le bureau Maghreb de la commission économique pour l’Afrique de l’ONU. Algérie Part a obtenu une copie de ce rapport qui met en exergue l’importance vitale pour l’Algérie de tirer des enseignements urgents de cette crise  sanitaire. 

D’abord, ce rapport souligne que l’Algérie souffre d’une grande insuffisance dans la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International (RSI), et le développement des capacités de surveillance des affections, d’actions rapide face aux urgences publiques sanitaires, de prévention et de lutte contre les infections, de préparation et de gestion des risques sanitaires, de mobilisation de ressources humaines notamment en matière de diagnostic en laboratoire.

« Même si l’Algérie dispose en effet, selon l’évaluation de l’OMS, de bonnes capacités
notamment en matière de surveillance fondée sur les indicateurs et de surveillance des
évènements et de capacité de préparation en vue de faire face à des urgences de santé
publique. Cependant la crise du COVID-19 a révélé la nécessité de renforcer ce potentiel
par une augmentation des dépenses de santé qui, pour l’heure (2017) s’élève à 10.7% des
dépenses générales du gouvernement situant l’Algérie à la 79ème place dans le monde en
matière de dépenses de santé », a indiqué ainsi ce rapport très détaillé rédigé par des experts du bureau Maghreb de de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

L’Algérie souffre, par ailleurs, de la prédominance du travail informel et le manque de travail décent dans certaines de régions et la faible diversification économique. Le même rapport de cette instance onusienne que cette dépendance de plusieurs milliers d’Algériens vis-à-vis du marché ou travail informel a exacerbé l’érosion des revenus des travailleurs, en particulier des femmes, durant la crise faute d’une couverture sociale
universelle.  La même source déplore qu’en Algérie, la crise du COVID-19 a fortement impacté les travailleurs non affiliés à la sécurité sociale qui, en plus de leurs conditions sociales précaires, ne peuvent, faute de pouvoir être identifiés, bénéficier des soutiens mis en place par les pouvoirs publics aux personnes vulnérables affectées par les effets économiques et sociaux de la crise sanitaire.

L’Algérie a également souffert d’une grande fragilité face à la COVID-19 en raison de la concentration de la population dans de grands centres urbains souvent sous-équipés comme les banlieues urbaines d’Alger, Oran ou Constantine. Cette forte densité humaine dans des agglomérations souffrant de plusieurs carences et déficiences au niveau des infrastructures sanitaires publiques a favorisé la propagation rapide du virus et les pertes
considérables en vies humaines qu’elle  a engendrées.

Le rapport du bureau Maghreb de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a beaucoup insisté sur la dangereuse dépendance économique de l’Algérie vis-à-vis de l’extérieur. De ce fait, la politique fiscale en Algérie doit être changée et modifiée en urgence afin de mobiliser l’épargne nationale vers des projets d’investissement publics ou privés productifs.

L’Algérie doit, par ailleurs, augmenter les recettes fiscales, maximiser l’efficience des dépenses et renforcer la gestion macroéconomique par la bonne gestion et l’amélioration de la gouvernance par la mise en œuvre rapide de la loi organique relative aux lois de finances permettrait de desserrer la contrainte budgétaire de l’Etat et la diversification de ses ressources hors des hydrocarbures.

Le bureau Maghreb de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) suggère fortement à l’Algérie de tendre à rendre réversibles les effets négatifs de la crise du COVID-19. « Pour cela, les mesures d’atténuation devraient viser à circonscrire la crise à la sphère strictement économique, à protéger les populations vulnérables pour ne pas creuser le fossé des inégalités et à atténuer les effets de la crise sur les entreprises, en
particulier, les microentreprises », indique à ce propos le rapport onusien en notre possession.

« Dans le court-moyen terme, il s’agit de mettre en place les conditions d’une reprise de
l’activité économique et du processus de création d’emplois décents qui permettront à
l’Algérie de retrouver un niveau de développement au moins égal à celui d’avant le
COVID-19 et de renouer avec une mise en œuvre accélérée de l’Agenda 2030 », signe et persiste le rapport onusien qui insiste enfin sur l’importance  « de tirer les
enseignements de cette crise et des nouvelles pistes de développement durable qu’elle a
révélées ».

Rappelons en dernier lieu que La Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique. Composée de 54 États membres, la CEA est bien placée pour contribuer spécifiquement à la recherche de solutions aux défis de développement du continent. Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

 

4 COMMENTS

  1. C’est l’évidence même. L’Algérie c’est l’histoire d’un fiasco généralisé. Un projet innachevé, un rêve de nos valeureux martyrs transformé en cauchemar. Nous faisons semblant d’avoir un pays mais en réalité ce n’est qu’une illusion. Les algériennes et algériens sont en grande majorité intoxiqués par l’air vicié d’une culture à deux sous qui s’est propagée insidieusement depuis 62. Une schizophrénie collective qui fait que nous avons une population psychologiquement instable, incapable de constituer une intelligence collective qui fait avancer les pays. Intolérants, misogynes, égoistes, matérialistes, hypocrites, n’hésitent pas à se servir du bien beylik , s’autoriser des passe-droits, écraser tout le monde pour se satisfaire, ne reconnaissant jamais ses erreurs, beaux discours mais les actions sont horribles, ne supportant pas la réussite des autres, aucune qualité d’écoute, avoir une fausse haute idée de soi, mépris des autres (noirs, les handicapés,…), chauvinisme et racisme, partisans du moindre effort pour le maximum de gains mêmes illicites, soumis aux plus forts et Haggarine des plus faibles, se mettre à plat ventre devant un minable détenteur de pouvoir ou d’argent, coupe la parole, bavards, gesticulent, parlent fort, marchent en groupe (instinct grégaire), adorent les cafés et les bains maures (enfouissement dans le sable), aime le domino, je sais tout (saksini engoulek, Gouli liya) supporte jusqu’à la mort une équipe de foot complètement nulle et violente et payent des centaines de milliards des joueurs aux pieds de chèvre…….Je m’arrête là pour lister toutes les raisons qui font que nous avons perdu un pays, un paradis, …..

  2. @tatayug, tu as fait un résumé succint de la nouvelle classe gouvernantes et de leurs affidés des hilaliens pure souche, qui ne connaissent que le nihilisme, la ruine des biens et des âmes.
    Il faut les bouter hors du pays, aux confins des déserts là où il y a rien à ruiner.

  3. Zut, l’Algérie ce n’est pas un pays développé ?
    Quand je vois les ravages du Covid rien qu’en Europe , je me dis El Hamdou Lillah
    Vous croyez qu’en Europe il y’a pas des travailleurs pauvres ou des familles ou des individus qui font l’aumônes pour vivre ?
    Des millions de personnes ne survivent que grâces aux aides alimentaires , aux dons et à la charité.
    Les 16 milliards de dollars de subventions annuelles qu’accorde l’état à tous est une bêtise sans nom
    L’état doit aider les plus pauvres, les plus faibles d’entre nous
    Les riches et les classes moyennes autres doivent pouvoir non seulement payer leurs impôts, ce qui est rarement le cas, mais payer leurs dépenses à la leurs justes prix
    Quand on habite une villa ou des quartiers chics , qu’on roule avec une ou plusieurs voitures allemandes et qu’on ne paie aucun impôts , c’est qu’on est des délinquants, des traitres et que l’état doit les traiter en tant que tel.
    Faisant une comparaison avec nos voisins immédiats et voyons les prix de l’énergie, des produits de premières nécessités, des transports etc
    Réduire les dépenses inutiles et augmenter les recettes.
    Quand aux sociétés nationales déficitaires depuis des décennies et que l’état renfloue tout les quatre matins deux solutions :
    Ou elles ont des actifs supérieur à leurs dettes , ils vaudrait mieux les privatiser , elles s’en porteraient mieux
    ou elle ne sont pas rentables et il vaudrait mieux les fermer et réserver les milliards de prêts et d’aides à des secteurs plus rentables

  4. Et que penses tu de la délinquance financière en col blanc?.
    Personnellement, plus je gagne d’argent moins j’ai envie de payer des impôts.
    Pourquoi? Parce que j’essaye de marcher, en toute légalité, dans les pas de nos politiques eux mêmes.
    Il y a certaines niches fiscales que je m’interdis d’utiliser comme donner à Tsahal.
    Mais après, c’est open bar.
    Je te rassures je paye toujours plus d’impôts, proportionnellement parlant que les GAFA…
    Quant à prendre en exemple les entreprises algériennes, là encore, c’est plus que mal venu puisque leurs gestions se doivent d’être opaques et dans le vol pour légitimer les perpétuelles « redressements «  de nos corrompus.
    Si elles se mettent à fonctionner le vol est plus difficile à dissimuler non?.
    Cordialement

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