Les deux ingénieurs indiens porteurs d’un nouveau variant dangereux de COVID-19 avaient une attestation d’entrée exceptionnelle en Algérie

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Deux ingénieurs indiens spécialistes du BTP sont à l’origine de l’apparition du nouveau variant indien en Algérie. Ces deux ingénieurs indiens sont arrivés en Algérie à la mi-avril passée depuis Doha via un vol assuré par la Qatar Airways qui continue d’opérer des vols hebdomadaires entre l’Algérie et le Qatar, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Ces deux ingénieurs indiens avaient bel et bien une attestation d’entrée exceptionnelle en Algérie qui leur a été délivrée en bonne et due forme par les autorités algériennes. 

Ces deux ingénieurs étaient détachés au niveau d’un chantier de logements promotionnels publics (LPP) dont les travaux de réalisation sont dirigés par une société turque appelée ATLAS GENIE CIVIL COMPAGNY. Il s’agit d’un chantier de LPP réalisés pour le compte de l’Entreprise Nationale de Promotion Immobilière (ENPI). Ce chantier est situé dans une zone qui s’étend sur les territoires des localités de Koléa et Khemisti dans la wilaya de Tipaza, a pu confirmer encore Algérie Part au cours de ses investigations.

Il s’agit d’un projet immobilier de près de 600 logements dont le taux d’avancement est estimé à 76 %, assurent nos sources. La société turque ATLAS GENIE CIVIL COMPAGNY, une grande habituée des marchés publics algériens et qui collectionne les chantiers de logements publics dans le secteur de l’Habitat, emploie visiblement un groupe de travailleurs étrangers au niveau de ce chantier et parmi lesquels se trouvent ces deux ingénieurs indiens à l’origine de l’apparition du premier foyer de COVID-19.

Selon nos informations, les deux travailleurs indiens ont commencé à développer les premiers symptômes d’une infection au COVID-19 dés la fin du mois d’avril passé. Ils ont été rapidement soumis à des analyses et tests biologiques. L’Institut Pasteur d’Algérie prend ensuite le dossier en main et réalise des travaux de séquençage qui ont permis d’affirmer avec certitude que les deux ressortissants indiens sont porteurs de la nouvelle souche de la COVID-19, le fameux variant indien.

Cependant, au niveau du chantier de Khemisti-Koléa, les contaminations à la COVID-19 s’accélèrent et en quelques jours, les autorités sanitaires de la wilaya de Tipaza ont pu recenser au moins 60 nouvelles infections au sein des travailleurs de ce chantier dés la première semaine de ce mois de mai. Le site a été officiellement fermé et placé sous surveillance. Mais l’Institut Pasteur d’Algérie ne dispose aucunement des outils scientifiques adéquats pour réaliser le séquençage de plusieurs souches à grande échelle. Il est donc tout à fait possible que d’autres ouvriers étrangers ou algériens aient été infectés par le nouveau variant indien. Les investigations épidémiologiques se poursuivent toujours et les autorités sanitaires sont en alerte maximale dans la wilaya de Tipaza. Le danger est à prendre très au sérieux au regard des dégâts dangereux de ce nouveau variant qui fait des ravages en Inde.

Depuis quelques semaines, l’Inde connaît en effet une flambée épidémique. Dès lors le rapprochement a été vite fait avec l’émergence de ce nouveau variant, plus connu sous le nom de variant indien et que les virologues et généticiens moléculaires désignent sous l’appellation B.1.617.

La première apparition de la séquence du génome du variant B.1.617 dans la base de données génétiques GISAID remonte pourtant au 5 octobre 2020. Cette séquence a par ensuite été identifiée le 2 février 2021 parmi celles déposées par les généticiens britanniques et le 23 février 2021 par des virologues américains. Le 22 avril dernier, 686 séquences génomiques du variant B.1.617 avaient été détectées dans le monde, selon le site outbreak.info. À ce jour, le variant B.1.617 a été identifié dans une vingtaine de pays, notamment à Singapour, en Guadeloupe (deux cas*), à Saint-Martin, en Nouvelle-Zélande, au Nigeria, mais également en Australie, Corée du sud, Turquie, Royaume-Uni, Irlande, Belgique, États-Unis, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne.

Le B.1.617 a rapidement été baptisé par la presse de « double mutant » du fait qu’il possède notamment deux mutations sur la protéine spike (encore appelée protéine S ou spicule) qui sert au virus à se fixer au récepteur ACE2, présent sur les cellules qu’il infecte. Ces deux mutations sont E484Q et L452R. Elles ne résument cependant pas l’ensemble des modifications de ce variant. En effet, B.1.617 est porteur d’au moins treize mutations résultant en un changement en acides aminés, dont certains ont déjà été décrits dans d’autres variants qualifiés de préoccupants (Variant Of Concern ou VOC en anglais) ou d’intérêt (Variants Of Interest ou VOI en anglais).

Le variant indien serait plus résistant aux anticorps. Selon une étude prépubliée, la mutation L452 R augmente de 18 à 24 % la transmissibilité du virus, mais surtout cette mutation résisterait mieux aux anticorps ce qui pourrait avoir « un impact significatif en termes d’échappement immunitaire, bien que cela ne soit pas encore formellement démontré à ce stade », indique Santé publique France. Les vaccins ou de précédentes infections pourraient-ils se montrer insuffisantes pour se protéger du variant ? « A priori, l’immunité développée par une première contamination ou par le vaccin paraît à même de faire barrage à ce variant, mais cela demande confirmation », souligne le généticien Rakesh Mishra, directeur du Centre de biologie moléculaire et cellulaire (CCMB) dansLe Monde. Une étude est en cours pour déterminer la résistance du variant indien au vaccin.

6 COMMENTS

  1. @Balou
    L’Algérie en forme chaque année, ce n’est pas le problème. Sauf qu’ils quittent le pays pour des cieux où ils ont un avenir, et peuvent fonder une famille, acheter une maison, se créer un patrimoine. Qui accepterait de survivre avec 300 euros par mois quand il peut en obtenir 4000 dans un pays où il est rémunéré à sa juste valeur ?

  2. @Balou
    On reproche aux Algériens de ne pas vouloir travailler alors qu’on refuse de les payer au même niveau que les salariés étrangers importés de l’étranger. On veut payer les Algériens une misère, normal qu’ils refusent de travailler.

  3. Heureusement qu’il ya des ingénieurs indiens, des entreprises turques pour nous construire des logements bas de gamme. Heureusement qu’il existe des architectes allemands et des entreprises chinoises pour nous construire les mosquées haut de gamme, décorées par nos freres artisans marocains… Heureusement, que les Ukrainiens produisent du blé, et les russes produisent des vaccins…
    Pour que les Algériens, et leurs millions « d’ingénieurs » et autres diplômés produits chaque années par nos écoles , puissent se nourir, se vacciner, se loger, prier,…pour pouvoir se livrer, la panse pleine, à leur passion favorite: rêvasser comment libérer la Palestine; leur unique ambition, leur unique façon de se sentir utile à l’humanité qui se construit sans eux, leur unique pilule anti dépression…
    Espérant qu’un jour nos freres palestiniens daignent nous envoyer un ou deux ingénieurs, voire juste deux techniciens, même leurs derniers de la classe, pour diriger le fleuron de nos instituts, notre institut Pastoz…

  4. @Personne Votre rhétorique ressemble à celle déjà usitée par  » les gaïds et béni-oui-oui  » de l’époque coloniale. qui monnayaient leur art de l’insulte envers la populaton autochtone. C’était des parasites, suceurs du sang des algériens.

  5. @[email protected] c’est du copier coller de la réthorique de la Presse du narco état du Makhazen…mais tout est faux
    1)-On achète du blé français pas ukrainien
    2)- aucun ouvrier marocain, ni aucune entreprise marocaine n’a travaillé sur le chantier de la Grande Mosquée même au noir :
    3)- Concernant les chantiers, l’Algérie a été un chantier à ciel ouvert de 2000 à ce jour..il y’avait une retard de plus d’une décennie à rattraper et pas que les années de la décennie noir ou l’Algérie était sous couvre feux, en faillite financière ,et a du accepter un Plan d’ajustement structurel du FMI
    4)-des milliers d’ ingénieurs et architectes ont été embauché par les sociétés nationales et internationales dans les différents projets et chantiers à travers le pays.
    5)- Construire une mosquée cela peut se discuter mais il y’avait bien des ingénieurs techniciens et ouvriers algériens sur le site ( officiellement 7000 en plus des 10.000 ouvriers chinois)
    Les ouvriers chinois bossent 24/24 et 7J/J… »l’algérien » ne travaillent jamais la nuit, ni le vendredi, ni un jour férié, ni 7j sur 7…
    Et oui les entreprises chinoises, des chantiers ils en décrochent sur toute la planète même en Europe et les ouvriers , ingénieurs chinois sont présent sur tout les continents…y compris en Algérie
    Pour les bâtiments bas de gamme…nos entreprises en BTP étaient des experts…tricher sur la quantité de bétons, sur les matériaux , sur les finitions, abandonner des chantiers ou les faire durer des années …
    Les chinois construisent les plus grands ouvrages du monde et pas seulement en chine , respectent les délais ( si on les laisse travailler) et sont moins cher que les entreprise occidentales
    Libérer la Palestine? cela vous pose problème?

    Nous, pendant les 8 années de guerre de libération on a été soutenu diplomatiquement et parfois financièrement par des pays souvent sans grand moyens, des bureaux ont été mis à dispositions de nos diplomates qui eux même ont été pris en charge…des réseaux nous ont financé et livré des armes et nos diplomates invité à chaque conférence des pays du tiers monde à Bandung d’avril 1955 en Indonésie …et oui on doit beaucoup aux soutient de pays arabes ( Egypte surtout) asiatiques, africains , ex bloc de l’Est …