L’équivalent de 130 millions de dollars USD pour soutenir les catégories les plus fragiles de la société : où ira cet argent public en 2022 ?

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En 2022, l’Etat algérien s’est engagé à dépenser l’équivalent de 130 millions de dollars USD pour soutenir et prendre en charge les besoins des catégories les plus fragiles de la population algérienne, a pu constater Algérie Part en passant au peigne fin la répartition des crédits ouverts, au titre du budget de fonctionnement, par la loi de finances pour 2022. 

Officiellement, l’Etat algérien a attribué pour l’année 2022 pas moins de 17,7 milliards de Da, soit l’équivalent de 130 millions de dollars USD, pour financer diverses structures et activités destinées à prendre en charge les personnes issues des catégories les plus fragiles et nécessiteuses de la population algérienne. Avec cet argent, les autorités algériennes vont subventionner à hauteur de 61,4 millions de Da le centre national d’accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violence et en situation de détresse de Bousmail.

Le  centre national de formation professionnelle pour handicapés physiques (C.N.F.P.H) Khemisti va bénéficier lui-aussi d’un budget dépassant les 97 millions de Da. Une subvention de plus de 100 millions de Da sera accordée aussi  au centre national de formation des personnels spécialisés pour l’enfance et l’adolescence et de l’assistance sociale (C.N.F.P.S) Birkhadem.

437 millions de Da seront débloqués pour financer les établissements Diar-Rahma répartis sur l’ensemble du territoire national pour accueillir les personnes âgées abandonnées ou privées de leurs familles. Plus de 27,9 millions de Da vont être consacrés aussi au au centre national d’accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violence et en situation de détresse de Mostaganem. Et 29,8 millions de Da seront accordés au centre national d’accueil pour jeunes filles et femmes victimes de violence et en situation de détresse de Annaba.

Soulignons enfin que l’ensemble de ces fonds et financements publics ont été confiés au ministère de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la femme. Ce département ministériel est chargé ensuite de répartir ces budgets et de les distribuer au profit des centres et structures désignés pour accompagner ou prendre en charge les algériennes et algériens les plus fragiles ou précaires de la société.

 

2 COMMENTS

  1. Il faut tout de même se garder de donner dans le mélange des genres. Ces catégories annoncées sont sensées être prises en charge par l’Etat depuis toujours. Il convient aussi de ne pas oublier tous ceux qui vont venir grossir le nombre au moment
    de la suppression des subventions aux produits de premières nécessité. Il faudra à la fois pour l’Etat créer des aides directes aux personnes et déployer une armée de contrôleurs pour lutter contre d’éventuelles hausses de prix sauvages !
    Sous peine de voir les mesures se réduire à un coup d’épée dans l’eau !