Le fonctionnement de l’Etat va coûter aux Algériens plus de 46 milliards de dollars en 2022 et un déficit record

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Le fonctionnement de l’Etat algérien va coûter cher, très cher en 2022. Il nécessitera un budget dépassant l’équivalent de 46 milliards de dollars. Un record inédit. En effet, le projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2022 nous apprend que les autorités algériennes ont prévu une hausse importante du budget de fonctionnement de l’Etat et ses diverses institutions qui va s’élever à 6311,53 milliards de dinars contre 5314,5 milliards de dinars inscrits dans la loi de Finances pour l’exercice 2021. 

En clair, si en 2021, le fonctionnement de l’Etat a consommé un budget équivalent à 38,7 milliards de dollars, en 2022, l’Etat algérien va consommer l’équivalent de plus de 46 milliards de dollars. Une augmentation phénoménale qui intervient au moment où le pays souffre d’une terrible crise financière avec une chute des recettes en devises du pays et une stagnation inquiétante des diverses recettes budgétaires en l’absence d’une stratégie de relance économique viable et concrète pour sortir le pays du marasme financier dans lequel il patauge depuis le début de la crise politique de 2019.

A cause de ses choix controversés, l’Etat algérien subira en 2022 un déficit budgétaire qui qui peut aller au-delà de 31 milliards de dollars ! Un record qui fait froid dans le dos. Et pour cause, ce déficit s’explique par un écart historique entre les recettes et les dépenses. Et pour cause, si les encaissements vont atteindre 5.683 milliards Da, les charges seront estimées au total à 9.857 milliards DA car il faut additionner au budget de fonctionnement  celui des équipements dont les dépenses sont évalués en 2022 à plus 3564 milliards de Da soit l’équivalent de 25,8 milliards de dollars.

Par conséquent, en calculant le résultat financier du budget annuel, on s’aperçoit vite que le déficit peut atteindre 4.100 milliards de dinars. Soit 31 milliards de dollars. En 2021, ce même déficit a été estimé à l’équivalent 22 milliards de dollars. Ce qui indique que le déficit budgétaire s’aggravera encore de 10 milliards de dollars supplémentaires d’ici fin 2022. Il s’agit d’une immense perte d’argent qui menacera d’aggraver le déséquilibre du pays.

Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un scénario hyper-dangereux pour l’Algérie parce qu’elle n’est pas un pays industrialisé et suffisamment producteur de richesses qui peut facilement redresser la barre ou financer pendant longtemps une immense dette publique. L’Algérie sera ainsi victime, si cette situation perdure encore dans les années à venir, de ce qu’on appelle dans l’économie de l’ »effet d’éviction ». Cela signifie que le déficit est mauvais pour la croissance parce qu’il détournerait une épargne qui aurait pu aller vers des projets productifs qui développeront le pays.

L’Algérie sera ainsi contrainte de financer encore et toujours son déficit public pour couvrir essentiellement les frais de ses institutions et de ses services publics comme les budgets de fonctionnement de l’Etat. Lorsque l’Etat algérien doit à chaque fois mobiliser des ressources financières pour financer son déficit, l’argent disponible sur les marchés va se raréfier donc et les taux d’intérêt pratiqués par les banques algériennes vont grimper. Emprunter, pour un acteur privé, est donc plus difficile. Par conséquent, les projets (création d’entreprise, investissement…) se raréfient à leur tour. et la croissance est freinée. L’Algérie vit cette situation depuis 2017-2018 date à laquelle les déficits budgétaires ont commencé à battre des records à cause de la baisse des recettes de la fiscalité pétrolière qui chutent depuis la crise pétrolière de 2014 avec l’effondrement progressif des prix du baril de pétrole.

Le déficit public en Algérie a donc un impact direct sur le chômage, la pauvreté et la relance industrielle parce qu’il sabote la croissance économique. Par ailleurs, l’Algérie risque de recourir à l’endettement extérieur pour combler ce déficit budgétaire car elle ne pourra pas compter longtemps sur ses moyens rudimentaires en dinars, une monnaie sans cesse en chute libre, pour rééquilibrer sa situation financière. La Banque d’Algérie ne pourra pas résister longtemps face à la chute interminable des recettes fiscales provenant des exportations des hydrocarbures. Les hydrocarbures ont représenté en moyenne sur la période 2004-2018 : 96% des exportations du pays, 43% des recettes fiscales et 21% du PIB.

Face à une telle dépendance des hydrocarbures, l’Algérie ne pourra pas utiliser longtemps des leviers internes pour gérer son immense déficit budgétaire. L’endettement extérieur parait donc inévitable. Or, faute d’une véritable vision stratégique économique axée sur de nouvelles sources de richesses et sans de nouvelles sources de recettes fiscales pour l’Etat, l’Algérie risque de s’endetter pour… nourrir sa populaire et combler ses besoins primaires. Exactement comme à la fin des années 80 et tout au long de la décennie des années 90 où l’Algérie s’est endettée au-delà de 30 milliards de dollars pour ne pas s’effondrer et provoquer les pénuries des produits alimentaires et stratégiques comme les médicaments.

10 COMMENTS

  1. Quand l’Etat vorace devient obèse, à coup sûr, il enfantera d’un gros « chômage » !
    Et quand les bébés chômeurs grandissent et deviennent hitistes, l’Etat dispose
    de leviers pour les dispatcher, pour partie en prisons, et pour d’autres, inciter à
    « L’Harga » ! Nous avons de moins en moins de pétrole et de gaz mais de plus en
    plus d’idées lumineuses pour assurer « notre avenir » ! Cachir garanti ya el khawa
    cachiristes, ma t’khafouch intouma !
    Inal Li Ma Ihabnach !

  2. Le régime algérien est complètement fauché : 20 milliards $ de recettes d’hydrocarbures pour 45 milliards de d’importation en $ ce qui fait un déficit structurel de 20 à 25 milliards $ par an. Ceci explique les attaques de Macron contre la junte et les articles virulents dans les journaux prestigieux de France (Le Monde), du Canada, des USA, UK, … sonnant le glas contre un régime agonisant.

  3. @[email protected] le marochien de service
    Occupes toi de tes fesses mec…une dette qui est passé à 93 % l’année dernière et qui va encore augmenté cette année et bien sur l’année prochaine…le Royaume du cannabis a un déficit structurel depuis l’arrivée du baron de la drogue
    Le Roitelet s’enrichit (fortune estimé à 8,5 milliards de dollars) et le trésor marocain lui verse des salaires en plus des frais d’entretiens, de fonctionnement et de représentation s ( le baron de la drogue a des palais un peut partout)…
    Qui va entretenir la nouvelle acquisition du Roitelet à Paris acheté en plein crise corvidé à 85 millions d’euros au Roi d’Arabie ? les esclaves marochiens
    Sa holding EL MADA, possède des participations partout au Royaume du shit : banques, mines, usines, terres agricoles, complexes de tourismes, assurances , Telecom …mais le trésor marocain verse quand même de l’argent au roitelet …

  4. Les agents du DRS (Zakaria75, le turc dey hussein, …) font vraiment rire avec leur marocophobie a 2 balles..
    Merci Algérie Part pour vos investigations et votre veille qui montre que la junte est cernée/isolée a l’intérieur comme désormais a l’extérieur.
    Généraux criminels
    DRS terroristes

    Vive le peuple Algerien en voie pour avoir son indépendance !

  5. Un dirigeant d’un pays prétendument musulman , est classé depuis 30 ans premier producteur et premier exporteur de drogue …
    Le département d’état américain des drogues a évalué les revenus de la drogue du royaume du Haschich à 23 % du PIB
    La propre Banque du Amir El Haschachine , Attijarawafabank, vient une fois de se voir affligé un blâme et une amende de 500.000 euros pour? blanchiment d’argent sale ….tout cela a été rapporté par les presse marocaine…
    Mais wjouhkoum maghssoul bel boule mec…vous prostituez vos soeurs aux khalijis et aux européens, vous exportez de la drogue et vous manger l’argent Haram …et vous venez donner des leçons de probités?

  6. Une question pour Monsieur Zakaria75 : comment la junte compte résoudre le problème de déficit structurel de 20 à 25 milliards US$ par an?
    Prenez votre temps pour apporter une réponse crédible, chiffrée,
    argumrntee et épargnez nous SVP le Maroc, la Tunisie, le Makhzen, …
    PS : vous pouvez travailler avec dey hussein et lotfi nezzar …