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Le chômage et la dévaluation du dinar algérien ont fait exploser dangereusement la cherté de la vie en Algérie

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Depuis le début de ce mois de septembre, la cherté de la vie est en train de battre de nouveaux records en Algérie. Les bourses les plus modestes ou les salariés algériens faiblement rémunérés peinent à faire face aux nouveaux prix affichés sur les marchés nationaux. Une véritable détresse sociale s’est emparée de franges entières de la population algérienne. Et face à cette détresse, les autorités algériennes ne proposent aucune solution concrète. 

Les consommateurs algériens sont impuissants face aux nouvelles augmentations des prix des produits de première nécessité ou de large consommation. Leurs portefeuilles se vident en un temps record dés qu’ils veulent faire des courses pour couvrir les besoins les plus élémentaires de leurs familles. Et pour cause, il faut débourser, en ce moment, au moins 120 Da pour acheter un kilogramme (KG) de tomate. 130 Da pour un kilo de courgette, le prix de l’aubergine a atteint également les 130 Da le kilo. Les haricots verts ont dépassé la barre des 250 Da le KG. Le fenouil flirte d’ores et déjà avec les 180 Da le KG.

Certains produits alimentaires naguère très accessibles pour les plus modestes des Algériens sont devenus aujourd’hui un véritable luxe que seuls les riches peuvent se permettre de les consommer. A titre d’exemple, un simple pot de Nutella, la célèbre pâte de chocolat et de noisettes, a dépassé les 1000 Da dans les supérettes algériennes.

Une simple boite de thon de 400 G est proposée sur les étals des supermarchés à plus de 500 Da. Les boites à fromage connaissent également des envolées des prix et les marques locales imposent, désormais, au moins 100 Da pour une simple petite boite contenant un nombre très réduit de portions. Les biscuits secs ont subi aussi cette hausse des prix et il faut dépenser au moins 50 Da, voire 100 Da pour un simple paquet de ces biscuits fabriqués, pourtant, par des entreprises locales.

Même le pain, l’aliment de base a subi une hausse des prix alors qu’il fait l’objet d’un dispositif de contrôle strict déployé par l’Etat. Des consommateurs dans plusieurs régions ne trouvent plus une baguette de pain vendue à 10 DA car, depuis plusieurs jours, la baguette se vend désormais à 15 DA en dépit de sa fixation officielle à 7,5 DA.

Par ailleurs, le lait subventionné de 25 DA le litre est devenu introuvable et une véritable pénurie de lait s’est emparée de plusieurs wilayas à travers le pays. Les consommateurs algériens ont été obligés de de se rabattre sur le lait conditionné de 90 DA, voire de plus de 100 Da dans certaines grandes villes du pays.  Le poulet vidé cédé il y a quelques mois à 300 DA a pris des ailes, pour coûter ce matin pas moins de 450 DA le kilo. Les œufs étaient à 13 DA l’unité et un plateau d’oeufs coûte, désormais, pas moins de 240 Da. Un prix excessivement cher pour les familles défavorisées et modestes. Les pâtes alimentaires, des aliments de base pour de très nombreuses familles algériennes, continuent de faire l’objet de hausses incontrôlées. Elles sont sont passées depuis le début de ce mois de septembre de 40 à 80 DA le paquet ordinaire.

Plusieurs observateurs des marchés nationaux ont attesté à Algérie Part que les hausses des prix varient de 30 jusqu’à plus de 50 % depuis le début de septembre. Le pouvoir d’achat des algériens a subi un véritable coup de massue et la vie est de plus en plus onéreuse. Des milliers, pour ne pas dire des millions, de foyers algériens sont en train de basculer dans la précarité la plus extrême à cause de ces envolées des prix qui coïncident avec une explosion du chômage en Algérie et des massives vagues de licenciements au sein des entreprises privées en grosses difficultés financières comme il a été expliqué et décrypté récemment par Algérie Part. 

Cette hausse alarmante du coût de la vie s’explique aussi par la chute de la valeur du dinar algérien qui a entamé une nouvelle décrue face à l’euro et au dollar depuis la fin de l’été et le début du mois de septembre. Depuis mercredi 8 septembre dernier, le dollar américain valait 136,3617 dinars algériens. Un véritable record qui marque une chute historique du dinar algérien sur le marché officiel des changes. Les récents records dataient du lundi 23 août à 135,88 DA, lundi 9 août à 135,41 DA et du dimanche 25 juillet à 135,09 DA. Le 7 janvier 2021, la cotation était de 132,22 dinars pour 1 dollar. C’est dire que le dinar algérien marque un recul historique et les perspectives sont encore très moroses pour les mois à venir. Cette chute de la valeur du dinar algérien impacte directement les produits de large consommation notamment ceux qui sont importés depuis l’étranger. Elle provoque des dégâts sur les producteurs nationaux qui doivent recalculer leur marge bénéficiaire lorsqu’ils commercialisent leurs produits sur les marchés nationaux étant donné que la chute de la monnaie cause une augmentation de leurs charges et un amenuisement de leurs bénéfices.

Tous ces paramètres expliquent l’explosion de la cherté de la vie en Algérie. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette hausse permanente des prix dans un pays entièrement paralysé par la crise économique et financière.

 

2 COMMENTS

  1. Il faudrait que la junte par qui le malheur arrive daigne partager désormais la rente pétrolière et gazière avec
    le peuple au lieu de continuer à le réprimer !
    A moins, qu’en coulisses, il se murmure que « El Ghachi c’est plus pratique de les tuer que de les nourrir » !!!

  2. Arrête Samar avec un dinar on achète 1 mouton pour le prochain Aïd , 1 chameau pour se promener au désert et un fusil pour tuer? Alors arrête de te moquer de notre dinar ,il est bon il tient encore la route même s’il zigzag , il ne commet pas d’accident mais si jamais il y a un accident il tue tout le monde. Notre monnaie elle ressemble a nos dirigeants c’est du solide avec du sable de la mer.

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