Le bilan annuel de l’OPEP dévoile le profond déclin pétrolier de l’Algérie

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L’Algérie est un pays pétrolier qui décline dangereusement. C’est la conclusion que l’on peut tirer à la lecture du bilan annuel de l’OPEP, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep en français ou Opec en anglais), qui regroupe les statistiques annuelles de 2021 de l’ensemble des pays membres de cette incontournable organisation dans le marché mondial de l’or noir. 

Le premier constat qui saute yeux concerne la chute de l’activité exploration des nouveaux gisements de pétrole en Algérie. Cette activité est le coeur de l’industrie pétrolière car elle permet de renforcer la production en mettent en exploitation de nouveaux gisements et champs. A ce sujet, les chiffres de l’Algérie sont éloquents : de  52 plateformes de forage pétrolier en activité en 2016, nous sommes passés à 22 appareils et plateformes de forage en activité en… 2020. En 4 ans, l’activité forage et exploration en Algérie a donc chuté de plus de 50 % ! Un véritable effondrement qui en dit long sur le déclin de l’industrie pétrolière. Jusqu’à 2019, 42 plateformes de forage et d’exploration pétrolière étaient en activité. C’est dire que depuis la crise politique de 2019 et l’arrivée d’une nouvelle classe dirigeante, le déclin pétrolier s’est nettement aggravé en Algérie.

Un autre exemple éloquent concerne les puits pétroliers achevés pour permettre le début d’une véritable extraction et production pétrolière. En 2016, le nombre de ces puits était de 292. En 2020, ce nombre a chuté jusqu’à… 160. En 4 ans, l’Algérie a perdu pas moins de 105 puits pétroliers achevés et opérationnels. C’est dire que notre pays souffre d’une véritable impuissance pour renouveler ses réserves pétrolières.

De tous les pays membres de l’OPEP, l’Algérie est le deuxième pays après le Vénézuela concernant la perte des puits pétroliers achevés. Ce pays de l’Amérique latine en grave crise financière depuis 2016 a perdu plus de 376 puits pétroliers achevés. A ce rythme des évènements, l’Algérie est en train de devenir un « Vénézuela-Bis ». C’est tout simplement alarmant pour l’avenir du pays qui vit à 96 % de ses ressources en devises provenant des exportations pétrolières.

Signalons enfin que les statistiques officielles de l’OPEP nous apprennent que la moyenne de production quotidienne du baril de pétrole était de plus de 1,1 million de barils par jour en 2010. Dix ans plus tard, soit en 2020, cette capacité de production nationale a chuté jusqu’à… 898 mille barils par jour. Ces chiffres suffisent pour refléter la chute terrible de la production du pétrole en Algérie. Un déclin que l’actuel régime algérien ne semble pas pouvoir ralentir ni empêcher.

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