L’Algérie commence la nouvelle année 2022 avec plus de 316 détenus politiques : le long hiver des libertés

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L’Algérie a commencé la nouvelle année 2022 avec plus de 316 détenus politiques et d’opinion. Et chaque jour que Dieu fait, les autorités algériennes ne cessent de procéder à l’arrestation et l’interpellation des militants des Droits de l’Homme, des activistes et opposants pacifiques. Les placements en détention provisoire, les condamnations à la prison ferme et les détentions arbitraires sont quasi quotidiennes en Algérie. 

Rien que depuis le début du mois de janvier 2022, au moins 3 activistes et citoyens ont été incarcérés par divers tribunaux. Plus de 11 citoyens algériens ont été placés en garde-à-vue par les services de sécurité à travers l’ensemble du pays. Au cours du mois de décembre 2021, plus de 45 activistes, opposants ou simples internautes ayant exprimé pacifiquement sur les réseaux sociaux leur hostilité à l’encontre du régime algérien ont été placés en détention arbitraire. L’Algérie avait également terminé l’année 2022 avec plus de 51 personnes placées en garde-à-vue par les services de sécurité pour des affaires entièrement liées à leurs opinions politiques.

Auparavant, au mois de novembre 2021, au moins 24 autres activistes algériens ont été placés en détention et plus de 44 citoyens et citoyennes ont été placés sous mandat de dépôt. Et si l’on remonte encore plus loins, le bilan devient encore plus lourd, plus sinistre. Et pour cause, plus de 537 algériennes et algériens ont été emprisonnés depuis la reprise des marches populaires du Hirak le 22 février 2021.  Et plus de 7100 algériennes et algériens ont été arrêtés et interpellés par les services de sécurité pour leur participation à des actions militantes inscrites contre le régime algérien.

Et cet hiver long et froid des libertés publiques en Algérie risque d’être encore plus tempétueux en 2022.

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