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La gestion opaque du complexe de Bellara à Jijel : le scandale que veut étouffer à tout prix le régime algérien

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La gestion financière opaque du complexe de Bellara à Jijel alimente un énorme scandale que les autorités algériennes veulent à tout prix étouffer. Preuve en est, celui qui s’aventure à en parler ouvertement risque tout bonnement d’être incarcéré. C’est le malheureux destin qui a été réservé au  journaliste à la retraite, Djenah Messaoud, lequel a été placé en détention préventive après sa convocation par la Justice le 4 octobre dernier.

Selon diverses sources proches de ce dossier, le journaliste à la retraite a été incarcéré à Jijel à cause de ses écrits sur le complexe sidérurgique de Bellara. Sur sa page Facebook, Messaoud Djenah a rapporté plusieurs irrégularités et anomalies concernant la gestion actuelle de cet important complexe sidérurgique. Il a été ainsi inculpé et poursuivi diffamation dans plusieurs plaintes. Et ses écrits lui ont valu un séjour… en prison. Le  triste sort de Messaoud Djenah est un journaliste qui a exercé durant de longues années à l’APS, est un avertissement contre celles et ceux qui oseront plancher sur le dossier ténébreux du complexe de Bellara.

Un dossier hyper-délicat car il engage des intérêts qataris en Algérie au moment où le régime algérien soigne particulièrement ses relations avec le Qatar pour tirer profit de la puissance financière et influence internationale de cet émirat richissime du Golfe.

Au nom de cette alliance stratégique, le régime algérien a sacrifié le devoir de vérité sur la mauvaise gestion du complexe sidérurgique de Bellara à Jijel. Ce complexe est le fruit d’un partenariat 49/51 entre l’entreprise Sider, le Fonds national d’investissement et Qatar steal international. Il est pleinement opérationnel depuis fin novembre 2019 avec une capacité annuelle de 2 millions de tonnes de fer destinés à la construction qui passera à l’avenir à 5 millions de tonnes.

Lancé en travaux, en mars 2015 sur 216 hectares, le projet est d’un coût de plus de 2 Mds USD. Le complexe compte 10 unités dont une unité de réduction directe, trois laminoirs, deux fourneaux, une station de gaz naturel, un transformateur électrique, une usine de chaux et une unité de traitement de l’eau.

Il s’avère, a-t-on constaté au cours de nos investigations, que de nombreux lanceurs d’alerte et des travailleurs intègres de ce complexe sidérurgique ont alerté les autorités algériennes concernant de nombreux dépassements et des irrégularités flagrantes dans la gestion financière de ce méga-projet, le premier du genre dans la région de Jijel.

En effet, plusieurs correspondances ont été envoyées au gouvernement notamment au Premier-ministère pour dénoncer des anomalies intrigantes. Dans ces correspondances, des sources de l’intérieur de ce complexe  sidérurgique ont dénoncé le recours excessif aux banques algériennes et l’obtention d’un certain nombre de prêts dans des conditions troublantes et avec des facilités déconcertantes alors que des entreprises algériennes fragilisées par les conséquences de la pandémie de la COVID-19 ont été livrées à leur triste sort sans aucune assistance ou soutien financier.

Ainsi, le complexe de Bellara a pu bénéficier d’au moins six prêts bancaires et la direction générale du complexe cherche toujours des prêts supplémentaires pour terminer les travaux d’unités inachevées qui nécessitent des sommes conséquentes, malgré les premiers tests production en 2017 avec la mise en production de laminoir Numéro 01 du complexe.

Selon ces lanceurs d’alerte avec lesquels nous avons pu échanger, des dizaines, voire une centaine de millions de dollars ont été d’ores et déjà consommés dans des unités existantes. Avec de tels budgets, il aurait été possible de construire plusieurs usines toutes faites dans d’autres pays, assurent des sidérurgistes contactés par Algérie Part.

Selon nos sources, le complexe de Bellara souffre aussi du poids lourd des salaires des travailleurs étrangers qui se sont élevés  à 7.358000 millions de dollars pour plus de 250 ouvriers et fonctionnaires qui touchent des salaires jugés mirobolants  dans une usine où tout est pratiquement automatisé.

Ses salaires mirobolants n’ont jamais été remis en cause alors que les pertes du complexe de Bellara sur l’année 2020 s’élèvent à (2274646993701 centimes), soit deux mille deux cent soixante-quatorze milliards six cents quarante six millions neuf cent quatre-vingt-treize milles sept cent un centimes, à savoir près de 23 milliards de Da, soit l’équivalent de 140 millions d’euros ! Un résultat négatif, pour ne pas dire catastrophique, qui aurait pu alerter ou éveiller les soupçons des partenaires algériens de ce méga-projet. Mais personne n’a bougé le petit doigt.

Au contraire, les autorités algériennes préfèrent recourir à la répression et l’emprisonnement pour terrifier les lanceurs d’alerte ou les citoyens honnêtes qui veulent propulser ce dossier sur les devants de la scène. Algérie Part a décidé ainsi de consacrer une grande enquête sur les dessous de la gestion actuelle du complexe de Bellara à Jijel. Un méga-projet qui devait permettre le développement de toute une région isolée et sous-développée. Malheureusement, le rêve est en train de tourner au gâchis financier. Nous y reviendrons dans nos prochaines publications.

 

 

10 COMMENTS

  1. Article d’El Watan,
    Bonne lecture.

    De l’herbe, du soleil, de l’eau et de la terre disposée en rectangle, c’est en gros ce qu’il faut pour faire un stade de football ou de baseball. Mais pourquoi jouer un match international de football à Blida, alors qu’on pourrait le jouer dans la capitale ?

    Réponse, il n’y a pas de bon stade dans la capitale et même le 5 Juillet, complexe complexe, n’est pas conforme, ce qui oblige l’équipe nationale à jouer à 40 kilomètres d’Alger en affrontant une route dangereuse, la circulation infernale et les nombreux barrages déployés sur le trajet pour la sécurité de la nation.

    Sauf que joueurs et entraîneur ont sévèrement critiqué la pelouse du stade de Blida où s’est joué, avant-hier, un match qualificatif pour la Coupe du monde. Ce qui amène à la deuxième question qui concerne la Nouvelle Algérie, pourquoi ne peut-on pas avoir un stade de stature internationale ?

    Belmadi s’était déjà plaint de la pelouse du stade de Blida il y a un mois, utilisant les mots «catastrophique» et «sabotage», ce qui avait fait réagir le ministère qui avait promis de s’en occuper et de faire une enquête.

    C’était le 1er septembre, qui est alors responsable de la situation en octobre ? Le jardinier, la Fédération, le ministère ou Mustapha Tchaker, martyr de la guerre d’indépendance qui a donné son nom au stade ?

    Comment peut-on produire le vaccin Sinovac, ou plutôt le mettre en flacons, et ne peut-on pas faire une simple pelouse aux normes ? C’est un mystère, mais les commentateurs, algériens et étrangers qui ont qualifié la pelouse de Blida de «champ de patates» ne savent peut-être pas que la pomme de terre est à 120 DA le kilo, ce qui ferait de cette pelouse un très bon investissement agricole.

    Justement, c’était la cinquième question, y a-t-il des gens à Mustapha Tchaker qui plantent des pommes de terre et les récoltent en cachette juste avant un match international de l’Algérie ? En fait, la vraie question est celle-ci : va-t-on devoir jouer les matchs de l’Algérie en dehors de l’Algérie ?

  2. « va-t-on devoir jouer les matchs de l’Algérie en dehors de l’Algérie ? »

    Oui, Monsieur !
    Pour ne pas inciter le Hirak à revenir !!!
    Vous voulez vraiment tout savoir ?
    Et bien voilà !

    ps : Cette révolte avait bien démarré dans les stades, à ce que je sache !?

  3. Est-ce que la délocalisation des matchs de foot
    Vont s’orienter vers la Tunisie, la Turquie où alors
    Le Maroc ? Pour le dernier cité, il va falloir envoyer l’escadrille des MAM léchouiller le boule de momo6

  4. J’ai suivi la vidéo de Semmar après l’intervention de Tebboune à la télévision, il n’y a plus aucun doute, Abdou Semmar est un traître à sa nation, un traître de la pire espèce.

  5. Non Bensdira est un grand patriote, il veut juste gazer la Kabylie.
    En fait il est un grand patriote comme toi.
    Pas comme nous qui sommes tous soumis à Israël, au Maroc, à la France et aux petits hommes verts.
    La viellesse est un naufrage.
    Quel déchéance !

  6. Abdou Semmar est peut-être un traître, mais ce n’est pas une grosse merde comme ceux qui passent leurs temps à l’accuser et l’insulter.

  7. Le sujet est le complexe de Bellara…
    Pour répondre à Mr Zemmar, le complexe a ouvert en février 2021 et parler de mauvaise gestion à ce stade c’est de la débilité mentale ….en plus c’est une entreprise à 51 % algérienne
    Il comporte trois laminoirs, deux fourneaux, une usine de chaux, une autre de production de gaz industriels, et une unité de réduction directe ( Fer d’une pureté à 94%)
    Il a créé 1300 emplois directe et passera à 2300 en plus de 5000 indirects…pour la région de Bellara c’est
    Il a été prévu de passer de 2,5 millions de tonnes à 4 après de nouveaux investissements
    Il a déjà commencé à exporter vers l’Europe et le moyen orient
    C’est comme le complexe sidérurgique TOYSALI d’Oran, qui a déjà exporté vers 23 pays ( CA 800.000.000 de $)
    Cela crée de l’emploi, direct et indirect, cela fait économiser des centaines de millions de $ à l’économie algérienne et mieux cela rapporte des devises…
    Entre temps que fait El Hadjar ? il en est à son nième sauvetage, des milliards investis parti en fumée
    Comme Air Couscous,, ENI, sonelgaz, compagnie des eaux et société national des khouroutous
    Les employés « fonctionnaires » , des cadres et dirigeants nommés par cooptation et non sur leurs compétences …dilution des responsabilités , incompétences et corruptions

    Est ce qu’il faut absolument une expertise et management international ( algérien et étranger), des méthodes de travails , de contrôles et de suivis aux normes internationales ? la question ne se pose même pas
    Toutes les sociétés étrangères ont pour seul but la rentabilité pas les sociétés nationales

  8. Pauvre type obnubilé par son nombril. Quand on se construit un monde fait d’arrogance, d’ignorance, de mauvaise foi et de stupidité, le naufrage est inéluctable. Il sera terrible !

  9. Le naufrage arrive avec l’âge et cela se confirme de jour en jour.
    Je suis dans la force de l’âge et pour l’instant je ne me sens pas concerné.
    Quant à l’ignorance, je signe des deux mains , car votre savoir à vous on sait tous où il a mené !
    Quant à la mauvaise foi et la stupidité, les lecteurs ont déjà jugés.
    Pour pouvoir donner des leçons, il faut comme disent nos amis Africains, « avant de grimper au cocotier il faut s’assurer d’avoir le cul Propre. »

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