La cherté de la vie va perdurer encore longtemps en Algérie à cause de la politique menée par les dirigeants algériens

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La cherté de la vie est un fléau qui va perdurer encore longtemps en Algérie. Cette problématique économique va se poser encore dans les années à venir en raison de la politique économique menée par les dirigeants algériens, nous apprend à ce sujet le Fonds monétaire international (FMI), l’une des plus prestigieuses institutions financières internationales,  qui a publié un document déplorant de nombreuses déficiences et défaillances au niveau de la gestion de l’inflation dans notre pays. 

Ce document a été joint au dernier rapport des services du FMI qui a été transmis pour examen par le conseil d’administration du FMI le 19 novembre 2021. Il s’agit d’un rapport qui a été établi à la suite d’entretiens avec les autorités algériennes sur l’évolution de la situation et des politiques économiques, et qui ont pris fin le 3 octobre 2021. Et il nous apprend que les experts du FMI pointent du doigt les mesures économiques et financières adoptées par les autorités algériennes pour gérer convenablement l’inflation.

Celle-ci est condamnée à s’accélérer « dans un premier temps sur la période 2021–22 en raison de la hausse des coûts de production et de l’effet de la dépréciation du taux de change », note à ce propos le FMI dans son rapport qui déplore ainsi la politique monétaire menée par le régime algérien consistant à dévaluer continuellement, du moins jusqu’à 2023, la valeur du dinar algérien pour gonfler artificiellement les recettes budgétaires versées au Trésor Public à la suite des ventes en devises des hydrocarbures à travers les exportations à l’étranger. Cette doctrine de la dévaluation du dinar algérien produit un impact préjudiciable sur le pouvoir d’achat des Algériens et renforce l’inflation à travers une augmentation intense et régulière des prix des produits de large consommation.

Les experts du FMI ont pris le soin de noter également dans le même document consacré à l’Algérie que l’inflation  « reste élevée à plus long terme compte tenu du maintien d’une politique monétaire accommodante face aux besoins de financement élevés de l’État ». Les experts du FMI font allusion aux diverses planches à billets utilisées par le régime algérien pour injecter à chaque fois des liquidités bancaires supplémentaires sur les marchés pour renflouer les caisses des institutions publiques ou refinancer les entreprises étatiques déficitaires et les sauver de la faillite. Cette politique monétaire affaiblit la valeur de la monnaie et renforce indirectement l’inflation parce que l’argent régulièrement et continuellement injecté  dans l’économie algérienne ne correspond pas à une création de richesses et ne reflète aucune productivité des entreprises et travailleurs algériens. La masse monétaire en circulation est artificiellement gonflée ce qui va permettre à la demande d’augmenter significativement face à une offre qui s’affaiblit faute d’une croissance économique réelle et sérieuse. L’inflation va ainsi monter crescendo et la cherté de la vie va s’aggraver en Algérie.

Rappelons enfin qu’en vertu de l’article IV de ses Statuts, le Fonds Monétaire International (FMI) tient des discussions bilatérales avec ses membres, généralement chaque année. Une équipe d’employés visite alors le pays en question, recueille des informations économiques et financières et discute avec les responsables de l’évolution et des politiques économiques de ce pays. De retour au siège, le personnel prépare un rapport, qui constitue la base de discussion du Conseil d’administration.

A l’issue de la discussion, le Directeur Général, en sa qualité de Président du Conseil, résume les vues des Directeurs Exécutifs et cette synthèse est transmise aux autorités du pays. Les résumés constituent un élément essentiel de la prise de décision au FMI. Ils sont utiles pour consigner les vues consensuelles, tout en tenant compte simultanément de toute nuance importante – peut-être même d’un désaccord de quelque administrateurs – qu’il serait difficile de faire apparaître dans une décision formelle du Conseil d’administration.

Une mission du Fonds monétaire international, dirigée par Geneviève Verdier, s’est entretenue par visioconférence avec les autorités algériennes du 13 septembre au 3 octobre 2021 dans le cadre des consultations de 2021 au titre de l’Article IV.

4 COMMENTS

  1. Y’a journaliste de mes deux…l’inflation a touché la planète
    Les USA ont le chiffre d’inflation le plus élevé depuis 40 ans…
    Les prix des denrées alimentaires ont augmenté mais pas que sur la planète Algérie Maus sur la planète terre
    Les revenus aussi de l’Algérie ont fortement augmenté car les prix de l’énergie ont très fortement augmenté sur le marché mondiale
    Les pays qui importe du gaz ou du pétrole , comme ceux qui importe du blé , du mais , du riz, du sucre, etc ont vu leurs importations fortement augmenté
    L’état algérien continue à subventionner les prix de d’énergies, de l’eau, des transports, du logement, du blé, de l’huile de table, du lait, du sucre …etc

    Jusqu’à à quand? jusqu’à que les caisses se vident …et après…le FMI et la Banque Mondiale viendront décider à place des algériens et pas seulement à la place de la junte
    On libère l’économie…
    si l’eau coute 100 DA le M3 , il faut la vendre à 110 ou 120 DA ( la marge du distributeur)
    Si le pain coute 25 DA, on le vend à 30 ou 35 DA
    etc
    les société étatiques ou fermés ou privatisés y compris SONTRACH , le poumon de l’Algérie, elle sera privatisé ou son champ d’action limité…el Hadjar, Eniem, Sonacom ou Sonatruc fermée et les employés licenciés
    Baisses des salaires des fonctionnaires ( comme en Grèce)
    Baisses du budget de l’éducation, de la santé, de la police, de l’armée, ….baisse des dépenses de l’état…
    Il y’aura plus de pauvres…moins de classes moyenne, et une classe riche
    Des quartier de riches…et des quartier de pauvres
    Des écoles de riches, …et des écoles de pauvres
    Des hôpitaux pour les riches ….et des mouroirs pour les autres
    Comme aux USA, en Amérique Latine ou en Asie