Hydrocarbures : les partenaires étrangers de Sonatrach investissent de moins en moins d’argent en Algérie

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Les compagnies internationales de gaz et de pétrole font de moins en moins confiance à l’Algérie. Preuve en est, les investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures en Algérie sont en baisse continue. Même les partenaires étrangers de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach ne veulent plus mettre la main au portefeuille pour financer des investissements dans la mise en service de nouveaux projets de production de pétrole ou de gaz. 

Algérie Part a pu confirmer au cours de ses investigations que durant toute l’année 2020, les investissements des partenaires étrangers de Sonatrach dans le segment Exploration & Production ont fondu comme neige au soleil. En effet, sur les 5,1 milliards de dollars investis en Algérie dans l’exploration de nouvelles réserves de pétrole ou de gaz, la Sonatrach a été contrainte de sortir de ses « poches » pas moins de 4,1 Milliards US$. C’est ce qu’on appelle les investissements en effort propre, à savoir pris en charge uniquement par les fonds propres de la Sonatrach.

Quant à ses partenaires étrangers, ils sont investi uniquement 1,0 Milliard US$ dans de nouveaux projets d’exploration ou de production des hydrocarbures en Algérie. Ce qui représente un recul considérable qui a contribué au recul général des investissements productifs dans les hydrocarbures en Algérie.

En 2020, ces investissements sont en baisse de 31% en Algérie par rapport à l’année 2019, suite à la révision à la baisse des projets et programmes liés au forage et au développement des gisements, en raison principalement de la baisse drastique du prix du pétrole et des mesures de confinement liées à la crise sanitaire ayant impacté
l’avancement des projets.

Ce niveau très faible des investissements productifs a compromis dangereusement le plan de développement de Sonatrach qui n’a pas pu mobiliser ainsi de nouvelles réserves d’hydrocarbures. Cette situation va marquer pour les années à venir la production algérienne des hydrocarbures que ce soit le gaz ou le pétrole puisqu’il faudra investir une dizaine de milliards de dollars pour rattraper tout le temps perdu en 2020 et faute de nouveaux gisements de pétrole comme de gaz, la production algérienne va continuellement baisser.

Les investissements étrangers sont essentiels dans le développement et maintien de cette production nationale du gaz et du pétrole en raison du coût très élevé des investissements productifs que la Sonatrach ne pourra jamais supporter à elle-seule. Il s’agit d’une dizaine  de milliards de dollars par an.

Notons enfin que la Sonatrach est liée à des sociétés étrangères dans le cadre des activités en association sont régies par trente-et-un (31) contrats dont quatre (04) en phase d’exploration et vingt-sept (27) en phase de développement & d’exploitation.

 

3 COMMENTS

  1. Il faut se mettre dans la page du contexte mondial, lors de la COP 26, plusieurs pays ont fixé pour la 1ere fois la fin de leur production de pétrole et de gaz !
    Les Majors pétrolières se reconvertissent !
    Ce sont les dernières années fastes pour tous les pays producteurs !

  2. Tiens zmar bosse chez Bloomberg et en conséquence à accès à toutes les informations financières vu qu’il évoque des chiffres tout azimut.

    Seulement voilà, il ne fait que tirer des plans sur la comète pour exister, et dénigrer l’Algérie qui serait d’après lui infréquentable.

    Le monde entier a besoin de d’hydrocarbures et cela ne va pas finir d’un coup de baguette magique. Rien à l’horizon et même si, je dis bien si, les pays occidentaux trouvent une substitution, il reste pas mal de monde derrière qui continueront à travailler avec les hydrocarbures. Pensez-vous il y a encore des pays qui font tourner leurs usines au charbon. C’est pas demain la veille que les énergies fossiles seront délaissées.

    Cop ou pas Cop ce ne sont que des blablabla et à la saint glin-glin.

  3. Les investissement de toutes les majors ont baisser en 2020…aux USA, premier pays pétroliers et gaziers au monde, des compagnies « moyennes » ont fait faillites suite à la baisse des prix et de la demande mondiale
    On aura besoin de pétrole et de gaz , surtout en Asie, là ou la croissance mondiale est la plus importante
    Les chinois comme les indiens ou les indonésiens ne vont pas rouler d’électrique ou à l’hydrogène avant des decennies
    le coût le voiture électrique et son automne sont un frein à sa généralisations ainsi que les infrastructures nécessaires ( bornes électriques et centrales électriques notamment)
    L’Algerie possède la 3eme réserve mondiale de gaz de schiste et la 7eme réserve de pétrole selon les statistiques du département américain de l’énergie, est a encore aura un rôle à jouer dans un proche avenir
    Par contre, la diversification de l’économie est une nécessité vitale pour un pays qui voit sa population augmente d’une manière exponentielle
    Il faut subventionner les producteurs locaux : agriculture, indutsrie du médicaments, automobiles, mines, pétrochimie, etc au lieu de subventionner les céréaliers francais ou les producteurs européens ou chinois