Hirak : la triste histoire de toute une famille algérienne « déchirée » par la répression

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En Algérie, toute une famille a été déchirée par la répression arbitraire et violente du régime algérien. Il s’agit de la famille Riahi dont plusieurs de ses membres ont été d’ores et déjà incarcérés par la justice à la suite d’arrestations musclées orchestrées par les services de sécurité. Ainsi, Malik Riahi et Said Riahi se trouvent en prison depuis plusieurs jours pour leurs activités liées aux marches du Hirak. 

Et les deux frères risquent d’être rejoints par leur troisième frère Aziz Riahi qui a été interpellé hier vendredi 23 avril parce qu’il portait une pancarte appelant à la libération de ses frères emprisonnés arbitrairement. Aziz Riahi a été placé en garde-à-vue dans un commissariat d’Alger-centre et il sera présenté dés demain dimanche devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Aziz Riahi risque bel et bien de rejoindre ses deux frères en prison et toute une famille va se retrouver ainsi « démantelée » par les services de sécurité et la justice algérienne.

Les trois frères Riahi ont fait l’objet d’un véritable acharnement judiciaire et sécuritaire parce qu’ils participent régulièrement à des marches et protestations pacifiques du Hirak. Il est à souligner que Malik Riahi s’est imposé récemment comme l’une des nouvelles figures emblématiques du Hirak.  Il est effectivement l’uun des jeunes activistes les plus dynamiques du Hirak. Originaire d’Ain Témouchent, il a parcouru plusieurs villes du pays pour y manifester et connaître d’autres hirakistes afin de tisser des liens et de renforcer le Hirak. Il est suivi régulièrement sur Facebook par plus de 35 mille personnes et ses vidéos ou appels trouvent un large écho auprès des militants du Hirak.

Début mai 2020, il a été appréhendé par les services de sécurité et il a été présenté devant la Justice où il a été jugé en comparution immédiate par le tribunal d’Aïn Témouchent et condamné à une peine de 18 mois de prison ferme pour des publications sur les réseaux sociaux. Riahi a dû répondre d’incitation à attroupement non armé, outrage à institutions et atteinte à la personne du Président, chefs d’accusations pour lesquels le Procureur de la République a requis deux années de prison ferme. En février 2020, il avait été également condamné à une amende de 700 000 DA pour ses publications sur Facebook.

Malik Riahi a été remis en liberté début juillet 2020. Il a continué son engagement avec le soutien de ses autres frères. Il avait fui l’ouest du pays et se réfugie pendant presque 7 mois en Kabylie où il trouvera un refuge contre les services de sécurité qui le pourchassaient sans cesse. En compagnie de Mohamed Tadjadit, une autre figure populaire du Hirak, Malik Riahi a été arrêté le soir du 4 avril dans un appartement à Ain Beniane.

Après avoir été emprisonné pour son engagement, il se retrouve aujourd’hui une fois encore derrière les barreaux en compagnie de Mohamed Tadjadit, Soheib Debaghi, Tarek Debaghi et Khimoud Nourredine. Lui et ses camarades sont accusés par la Justice algérienne d’avoir orchestré la diffusion d’une vidéo mensongère pour accuser les policiers d’attouchements sexuels sur un enfant mineur.

Malik Riahi a été, selon les services de sécurité, à l’origine de la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux à travers laquelle un mineur âgé de 15 ans affirme avoir été maltraité au niveau d’un commissariat à Alger le samedi 3 avril.  Une enquête judiciaire est ouverte au niveau du tribunal de Sidi M’hamed à Alger et les magistrats ont finalement blanchi les policiers pour accabler Malik Riahi et les autres activistes du Hirak accusés de « servir des agendas machiavéliques de lobbys étrangers et de mouvances islamistes radicales ». Il retourne une nouvelle fois en prison.

Son frère, Saïd Riahi a été condamné en première instance à un an de prison ferme avec mandat de dépôt le 19 juillet 2020 par le tribunal d’Aïn Témouchent. Le parquet avait requis 3 ans de prison ferme. Saïd Riahi a été accusé d’outrage à corps constitués, menace d’agression, outrage à un fonctionnaire en plein exercice de ses fonctions, atteinte à la vie privée, et ce, suite à la vidéo qu’il avait postée le 17 mai 2020 pour dénoncer le refus d’un fonctionnaire au service des urgences du CHU d’Aïn Témouchent de faire des radios à sa grand-mère. Le troisième frère, Aziz Riahi, connaîtra son sort demain dimanche lorsqu’il sera présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed.

 

6 COMMENTS

  1. Espérant que ces grands hommes ont identifié leurs bourreaux (policiers, indicateurs, procureurs, juges, …) pour qu’ils soient jugés et punis de leurs actes de traîtres une fois que ce régime est mis hors d’état de nuir!
    L’Algérie de demain sera enfin propre débarrassée de tous ces harkas identifiés que le régime a exhibé après 2 ans de Hirak.
    DRS terroristes
    Généraux criminels
    Vive L’Algérie indépendante débarrassée de Ouled bigeard assassins

  2. Zemmars tu dois faire comme Algérie Patriotique… De la censure … Ton site est infesté des virus du résidu de GS, Bouteflika et la nouvelle Algérie.
    Pas de critiques constructives, pas de débat d’idées et aucune intelligence…
    Juste un temps accusateurs et des insultes..
    Je vais lire un peu de coran pendant le ramadan c’est plus bénéfique ou de la littérature française, anglaises …etc.