Exclusif. Népotisme et amateurisme : le vieux général-major Mahfoud a voulu confier une direction sensible du renseignement extérieur à un officier inexpérimenté parce qu’il est… le neveu de M’henna Djebbar

4
2124

La Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DDSE) plonge de jour en jour dans la déchéance morale et les pratiques du népotisme rongent profondément son fonctionnement interne faisant ainsi peser de graves menaces contre la sécurité nationale que ce service de renseignement extérieur est, pourtant, censé protéger et défendre en faisant preuve de professionnalisme et de rigueur. Malheureusement, dirigé depuis le 20 janvier 2021 par un vieux général-major âgé de 72 ans, malade et manquant cruellement de charisme, la DDSE est devenue une voie de garage pour les officiers militaires médiocres en quête de promotions carriéristes. 

Preuve en est, Algérie Part a pu confirmer au cours de ses investigations que l’actuel patron de la DDSE, le général-major Mahfoud, de son vrai nom Nour-Eddine Mekri, s’est plié au diktat de ses collaborateurs qui exercent sur lui une influence très malsaine pour confier une direction stratégique et très sensible de la DDSE au neveu de M’henna Djebbar, le célèbre et controversé général-major qui avait occupé le poste de directeur de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA) de 1995 jusqu’à fin de l’année 2013 et l’un des piliers des arcanes du pouvoir militaire algérien depuis les années 90. Il avait dirigé en décembre 2013 le Bureau d’organisation, qu’occupait le général-major Lakhdar Tireche, appelé à lui succéder à la tête de la DCSA. M’henna Djebbar avait même été pressenti en 2014 pour remplacer le général Toufik à la tête du DRS.

Ainsi, pressé par plusieurs officiers qui composent son cabinet, le général-major Mahfoud avait donné son accord de principe pour confier la direction de la Coopération Internationale de la DDSE au colonel Djebbar Tarek dit Youcef. Or, ce dernier n’a jamais travaillé dans le renseignement extérieur et n’a absolument aucune expérience en matière de coopération internationale entre les différents services secrets notamment les agences d’Intelligence des grandes puissances mondiales comme la CIA américaine, la DGSE française ou le FSB russe. La direction de la Coopération Internationale est une direction névralgique du renseignement extérieur. Elle est appelée par les militaires algériens le ministère des Affaires Etrangères-Bis de l’Etat car c’est elle qui chapeaute tous les rapports et les échanges avec les services étrangers. C’est elle qui organise le séjour et l’accueil des délégations militaires et des services secrets étrangers lors de leurs déplacements en Algérie pour des visites de travail et de coopération. La Direction de la Coopération Internationale de la DDSE est l’organisme qui fournit les renseignements vitaux qui doivent orienter la diplomatie algérienne dans son travail quotidien en faveur de la défense des intérêts suprêmes du pays. C’est aussi cette direction qui guide et prépare le terrain aux diplomates algériens lors de leurs départs à l’étranger pour exécuter des missions diplomatiques de grande envergure.

Tous les anciens patrons de la Direction de la Coopération Internationale de la DDSE furent des généraux expérimentés comme les généraux Rochdi ou Abdelmalek ainsi que d’autres hauts gradés dotés d’une longue expérience internationale dans des bureaux de sécurité au sein des ambassades algériennes à l’étranger.

Cette fois-ci, le général-major Mahfoud et ses principaux collaborateurs ont fait preuve d’un amateurisme inédit puisque ils ont voulu confier cette direction au colonel Youcef qui ne connaît pas la moindre nuance des missions qui incombent au patron de cette direction hautement sensible. Le colonel Djebbar Tarek dit Youcef est un ancien officier du contre-espionnage et il avait fait l’essentiel de sa carrière au sein du renseignement intérieur. A partir de 2007, il a été intégré à la Direction Générale du Renseignement Technique (DGRT) qui est basée à Réghaïa dans la banlieue est d’Alger. Il était principalement affecté au service des écoutes téléphoniques. C’est un simple colonel qui n’avait jamais occupé la moindre fonction au sein du renseignement extérieur.

En dépit de cette anomalie flagrante, le vieux général-major Mahfoud a cédé aux sollicitations indélicates de deux de ses collaborateurs, à savoir le colonel Hocine Hamid et le colonel Boualem Bendhina, deux officiers sur lesquels Algérie Part avait publié plusieurs révélations fracassantes. Comme M’henna Djebbar et son neveu le colonel Tarek Djebbar, le colonel Hocine Hamid est originaire de Larbaâ Nath irathen en Kabylie.

Il faut savoir que M’henna Djebbar est le père spirituel du colonel Hocine Hamid. Ce dernier a fait l’essentiel de sa carrière au niveau DU CTRI (Centre territorial de recherche et d’investigation) de la 1er région militaire à Blida tout au long des années 90, ou il avait été formé, formaté et chapeauté par son mentor M’henna Djebbar. Après de longues années à la Direction régionale de la sécurité de l’armée (DRSA) de la Première Région militaire de Blida, Hocine Hamid, appelé Boulahya en raison de sa longue barbe composante distinctive de son allure de militant islamiste qu’il utilisait au cours des années 90 pour approcher les groupes radicaux armés, a été transféré vers le Centre principal militaire d’investigation (CPMI) de Ben-Aknoun, l’un des centres opérationnels les plus stratégiques de la DCSA à la capitale Alger. Au cours des années 2000, Hocine Hamid deviendra l’un des plus influents hauts responsables du CPMI de Ben Aknoun, devenant même son premier patron jusqu’à son éviction des rangs de la DCSA à la suite de la mise à la retraite de M’henne Djebbar à la fin de l’année 2013.

A partir de 2014, le clan de feu Gaid Salah entame une purge au sein de la DCSA, qui va alors quitter le giron du DRS pour être rattachée à l’Etat-Major de l’ANP à partir de 2014-2015, un démantèlement des services de renseignements sous couvert de restructuration imposée par Bouteflika, avec comme but suprême le limogeage du général Toufik en septembre 2015. La purge menée par Ahmed Gaid Salah va faire paniquer Hocine Hamid et l’inciter à fuir vers l’étranger. Le prétendument colonel valeureux ayant combattu le terrorisme au cours des années 90 va ainsi suivre la désespérée voie de harga vers l’Espagne, dans la région d’Alicante, dans un geste qui restera gravé comme une trahison traitrise au regard de son passé de militaire. Algérie Part reviendra sur cette « fuite », digne d’un film d’espionnage et fera d’autres révélations sur ce personnage central dans toutes les intrigues qui ont été lancées par le clan paramilitaire ayant pris le pouvoir au plus haut sommet de la DDSE.

Revanchard, Hocine Hamid revient en Algérie après le décès de feu Gaid Salah, hissé véritablement comme le Premier patron de la DDSE. C’est lui qui guide le vieux général-major Mahfoud depuis son bureau et lui insuffle les consignes ou les stratégies diaboliques que son clan veut mettre en place pour monter jusqu’au plus haut sommet du renseignement algérien. Le colonel Hocine Hamid est aujourd’hui le principal cerveau  de ce clan paramilitaire dénoncé régulièrement par Algérie Part dans ses investigations. Un clan qui noyaute profondément les services secrets algériens dans le seul objectif de conquérir le pouvoir pour réhabiliter tous les anciens officiers du DRS déchus des années 90 et à leur tête, leur père spirituel M’henna Djebbar dont le fort lobbying pour revenir aux commandes des services secrets du pays a suscité une véritable guerre de clans au sein du sérail algérien.

Face à ce clan et ses puissantes tentacules, le général-major Mahfoud, l’actuel patron de la DDSE, est devenu un simple pantin, une marionnette que le colonel Hocine Hamid, et son autre allié dans l’ombre le colonel Omar, le frère de l’actuel patron de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA), le général Sid Ali Ould Zemirli, un autre enfant spirituel de M’henna Djebbar, et l’un des cerveaux opérationnels de ce nouveau clan paramilitaire qui complote au sein de l’institution militaire algérienne, exercent sur lui une influence sans aucun précédent. En vérité, le général-major Mahfoud ne décide de presque rien et acquiesce seulement les mesures qui lui sont proposées par Hocine Hamid, Boualem Bendhina et le ténébreux colonel Omar.

Il s’avère, néanmoins, que le destin mettra en échec le plan de ces colonels qui ont voulu réhabiliter le pouvoir sulfureux de M’henna Djebbar. En effet, le colonel Tarek Djebbar dit Youcef a été contaminé par les formes les plus graves de la COVID-19 lors de son séjour à Oran au mois de juillet dernier. Hospitalisé à l’hôpital militaire d’Oran pour subir les soins intensifs, ce colonel n’a pas pu, malheureusement, survivre aux conséquences désastreuses de l’infection à la COVID-19. Il est décédé le 15 août dernier et son enterrement a été organisé à Larbaâ Nath Irathen. Il n’a donc jamais pu prendre ce poste qui lui a été promis par les collaborateurs du général-major Mahfoud. Et son oncle, M’henna Djebbar, ne pourra jamais profiter de cette nomination dans ses intrigues incessantes pour revenir aux commandes des services secrets du pays. Mais pendant ce temps-là, le vieux général-major a prouvé une nouvelle fois qu’il n’a aucun contrôle sur la DDSE et ses officiers le manipulent comme bon leur semble dans des dossiers très sensibles. Très inquiétant pour la sécurité nationale.

 

4 COMMENTS

  1. Abdou semmar je pense que tu devrais changer le nom de ton site ou de ton journal de « algérie part » à « Algérie Racontars » ou encore mieux si tu préfère « Algérie Ragots »cest plus explicite.
    À ne pas confondre ragot et ragoût ; un ragoût ç’a du goût.

  2. Franchement j’étais fans de toi et qu’elle qun qui suis t’ai article mais là j’ai senti que tu a changé de veste pour le makhzan et tu nous dis pas le contraire même le mak te remercie pour ton travaille fait un démontée si tu et un vrai journaliste média part fait des investigations pondons des années avec tous sait journaliste le Washington post le new York Post pareil et toi cher monsieur dans 24 h tu a fait t’ai investigation tu prends les algériens pour des cons bon même toi tu le dis sait pas tous les algériens qui connaissent tu humilies t’ai frère pour combien 2000 3000 10000€ tu dis que les gens qui sont partis aider la Kabylie sait pas des blanc sait pour ça que Jamel et lunché tu et sérieux est ce que sait pas des racismes toi tu a le droit de dire ce que tu veux mais les autres non tu et sérieux comme journaliste depuis ce jour je vais pas te lire car tu et un charlatan

  3. Je suis sur que Samar est un mangeur dans tous les râteliers, il travaille pour le makhsen et pour quelques uns des services spéciaux algériens. Capable de donner tous les noms de ceux qui sont dans son site, sinon comment fait-il pour savoir les noms des agents secrets et de tout ce qu’ils font et comment il peut obtenir les informations secrètes a la tête de l’Etat. Il y a un doute sur lui.