En pleine crise financière, l’Algérie consacre plus de 100 millions d’euros pour des véhicules neufs offerts à ses services de sécurité

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En dépit de la crise financière étouffante qui paralyse l’Algérie depuis le début de l’année 2020, les autorités algériennes ont consacré plus de 100 millions d’euros pour acquérir pas moins de 2 350 nouveaux véhicules policiers. Ce marché entre dans le cadre d’un appel d’offre lancé en septembre 2020. A la fin des négociations et du processus commercial, il s’avère que c’est le constructeur français Peugeot qui a remporté ce marché dont le montant est estimé, a pu confirmer Algérie Part au cours des investigations, à plus de 105 millions d’euros. 

Il faut savoir qu’il compter au moins 45 mille euros pour chaque véhicule spécifique dédié à la Police ou les forces de la Gendarmerie. En effet, le constructeur français Peugeot a fait appel à une société française spécialisée dans la transformation des véhicules pour les services de sécurité. Gyrophare, siège, cabine cellulaire, châssis renforcé et plusieurs autres options sont nécessaires à un véhicule spécifique utilisé par les forces de sécurité. Ces travaux de transformation ont un coût financier important et ils sont réalisés par des entreprises spécialisées.

Dans le cas des véhicules Peugeot achetés par l’Algérie, c’est l’entreprise française  DURISOTTI qui a été sélectionnée pour établir un partenariat avec Peugeot Algérie pour la transformation « de plus d’un millier de véhicules » pour les services de sécurité en Algérie. Le 5 mars dernier, une délégation algérienne composée de MM. S. FOUAD, B. LAID & A. BENALI de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et M. L. NASSIM de Peugeot Algérie, s’est rendue au niveau du site industriel de Durisotti situé à Sallaumines dans le département du Pas-de-Calais.

Cette entreprise française a annoncé hier samedi 10 avril qu’un premier lot des nouveaux véhicules Peugeot transformés est prêt à « l’embarquement » pour Alger. Il s’agit visiblement de plusieurs centaines de nouveaux véhicules qui seront livrés aux forces de sécurité algériennes dans les prochains jours. Selon les premiers éléments fournis par  Durisotti, plus de 1000 mille véhicules Peugeot seront pris en charge et réaménagés ou transformés au niveau de son site industriel. C’est, visiblement, le premier lot qui sera livré dans les prochains jours aux autorités algériennes. Cette première livraison va coûter à l’Etat algérien plus de 45 millions d’euros, a-t-on pu enfin confirmer au cours de nos investigations. Cette acquisition onéreuse ne manquera pas de susciter une vive polémique en Algérie car ces dépenses excessives en devises paraissent bel et bien injustifiées au regard de la situation financière très difficile que traverse actuellement le pays.

7 COMMENTS

  1. Des centaines de millions d’euros Pour acheter des véhicules pour les sévices de sécurité , ces mêmes services décriés et accusés de violences et violes contre la population, et dans le même temps ces mêmes populations se retrouvent dehors pendant des heures à faire la queue, pour quémander une malheureuse bouteille d’huile, chercher l’erreur ? Et voyez surtout comment le régime traite et fait la différence entre son bras armés et sa populations.pauvre de nous et pauvre Algérie.

  2. Tu as raison zakoukou75 à Paris tu n’a ni problème d’huile et de queue, les photos ci jointes sont des fake…News pour vous . Vous arriverez a toujours travestir la réalité, c’est la fabrique du régime depuis 62. Mais ne vous inquiétez pas le peuple a compris vos manœuvres et magouilles en tout genre. C’est bientôt le terminus et tout le monde descends.

  3. Pourquoi a-t-on investi des milliards pour réaliser l’usine militaire d’assemblage de véhicules de tout genre qui auraient pu être acquis utilement par les services de police au lieu d’aller gaspiller inutilement une forte somme en devises au profit d’une entreprise étrangère et assurer le travail sa main d oeuvre. De plus, d’autres dépenses en devises seront encore inévitablement effectuées pour l’acquisition des consommables et pièces de rechange. Ce qui est étonnant, on n’arrive pas à saisir ni à comprendre la politique de nos dirigeants ni sur leurs intentions de créer semble-t-il des unités industrielles automobiles dont les études tant vantées n’ont pas encore, après un an et demi de conciliabules éphémères, de résultats ni de décisions de la part d’un ministère d’industrie qui n’a, en fait , que cette charge spécifique au résultat inconnu .