En France, les autorités judiciaires commencent à prononcer des peines de prison ferme contre les Harragas algériens

4
3028

L’étau se resserre autour des Harragas algériens en Europe notamment en France et en Espagne. Au moment où des opérations d’expulsions massives sont mises en place en Espagne pour renvoyer les harragas algériens interceptés et secourus par les gardes-côtes espagnols, les autorités judiciaires françaises recourent de plus en plus à des peines de prison ferme pour sanctionner les migrants clandestins algériens qui refusent de quitter le territoire français. 

C’est du moins le sort qui vient d’être réservé à un jeune homme, se présentant comme Algérien, qui a été jugé, mercredi 24 novembre 2021, à Caen, une importante ville portuaire située au nord de la France,  pour s’être soustrait aux obligations d’un retour à la frontière, soulignent plusieurs sources médias français. Le harraga algérien a été condamné même à 4 mois de prison ferme. Cette condamnation n’est pas un acte isolé car plusieurs verdicts similaires ont été prononcés ces derniers mois par divers tribunaux français.

Fin d’année 2020, un autre harraga algérien avait été condamné à six mois de prison ferme pour ne pas avoir respecté l’interdiction de demeurer sur le territoire français. Depuis le début de l’année 2021, ces affaires ne cessent de se multiplier avec l’arrivée massive d’un nombre important de Harragas algériens sur le territoire français en provenance de l’Espagne où ils débarquent à la suite de leur périlleuse traversée de la Méditerranée.

Les autorités judiciaires françaises ont décidé également de s’attaquer aux « passeurs » qui font transiter les harragas algériens depuis l’Espagne vers la France.  Au cours du mois de septembre dernier, au moins huit passeurs algériens, qui transportaient des migrants depuis l’Espagne, ont été arrêtés par la police en Haute-Garonne, dans le sud-ouest de la France, et placés ensuite en détention.

Cette affaire a éclaté le 5 octobre dernier. Disposant de titres de séjours espagnols, ces huit personnes transportaient des migrants depuis Lérida en Espagne jusqu’à la gare SNCF de Matabiau à Toulouse. Des trajets pour lesquels ils réclamaient aux potentiels passagers entre 200 et 500 euros. D’après les conclusions de l’enquête policière, « une trentaine de migrants, la plupart algériens et récemment débarqués en Espagne, ont été transportés ». Ils ont, depuis, tous été reconduits en Espagne.

Il est à signaler que cette traque judiciaire et policière est suivie par de nombreuses autres opérations de contrôle très minutieux qui sont programmées au niveau des frontières franco-espagnoles. Le dispositif des forces de la Police aux Frontières (PAF) est sans cesse intensifié pour détecter le moindre flux migratoire alimenté par les Harragas algériens qui veulent s’établir en France après leur arrivée en Espagne.

 

 

 

4 COMMENTS

  1. He oui! Ils ne peuvent pas prétendre comme toi Semmar, du statut de réfugié politique en tant que pseudo journaliste d’investigation opposant au régime actuel après avoir fait parti de la « Issaba » de Bouteflika pendant 20 ans et avoir mangé la laine sur le dos des Algeriens et avoir ruiné le pays. Dans tout ce magma de « harraga », il y a une partie pour qui j’ai de l’ampathie et d’autres comme ceux du MAK, Rached, Bouchareb, Saadani, Belcir, Amir DZ, H.Abdou,… et toi pour qui j’ai un profond dégoût! J’espère que pour cette 2eme catégorie ça été un départ avec aller simple, vous êtes passé en « pertes et profits » dans le cadre de la restructuration actuelle. Pour la 1er catégorie qui est un dommage collatérale d’un système et de la Issaba, je suis triste, espérant que leurs rêves de chimères se realisent du moins pour ceux qui auront échappé aux poissons de la Méditerranée!!!

  2. Je trouve ridicules ceux qui passent leur temps à dissocier Boutesrika de la junte pour la ménager. Mais c’est vrai aussi
    qu’on ne prête qu’aux riches ! Car, tout le monde sait que Boutesrika a été choisi ès-qualité de corrupteur de grand chemin, contrairement au pauvre président Boudiaf l’intègre (AI). De son vivant personne n’a osé toucher un de ses cheveux, parce qu’il les tenait tous par la barbichette. Maintenant, après sa mort, c’est trop commode de lui faire porter
    le chapeau pour préserver la mauvaise graine. C’est pathétique de voir à postériori, la vraie ïssaba s’employer à nous dissimuler le soleil avec un tamis ! Coutumiers du fait depuis toujours à nous faire prendre les vessies pour des lanternes.

  3. la cour européenne a statué sur ces cas là ; les renvoyer dans le pays oú ils ont débarqué certes mais les incarcérer est illégal! on ne peut pas considérer que ce ce sont des droits communs et les mettre en prison c’est de l’abus de pouvoir ! et le ou les pays européens qui usent de cette procédure peuvent être condamnés à de lourdes sanctions

  4. la cour européenne a statué sur ces cas là ; les renvoyer dans le pays oú ils ont débarqué certes mais les incarcérer est illégal! on ne peut pas considérer que ce ce sont des droits communs et les mettre en prison c’est de l’abus de pouvoir ! et le ou les pays européens qui usent de cette procédure peuvent être condamnés à de lourdes sanctions dont acte