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Documents Exclusifs – La BMCE, Troisième Banque Du Maroc au Bord de l’Effondrement !

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Algeriepart avait publié à la fin du mois de Janvier 2021 une enquête AttijariWafa Bank Europe, filiale du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank dont l’actionnaire de référence est la Holding Al Mada, propriété de la famille Royale marocaine. Cette banque avait été sanctionnée par les autorités bancaires françaises, pour des opérations violant les règles de blanchiment d’argent et de financement de terrorisme.

Ce n’est malheureusement là pas un cas isolé. En effet, le réseau bancaire marocain ne cesse d’être pointé du doigt par la Justice et les autorités financières internationales pour son implication dans des affaires d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent et de corruption, quand ce ne sont pas de graves accusations de manquements en matière de contrôle interne et de Lutte Contre le Blanchiment et le Financement du Terrorisme (LCB-FT). En exemple, la BMCE, troisième banque du Royaume. Qu’on en juge !

L’ancien ambassadeur de France à Rome et à l’ONU, s’était reconverti dans les affaires privées après avoir quitté la diplomatie à l’âge 62 ans. Représentant permanent de la France auprès du Conseil de sécurité pendant quatre ans et demi, Jean-Bernard Mérimée était au début de l’an 2000, conseiller diplomatique d’Othman Benjelloun, président de la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE).

Cet ex-Ambassadeur de France au Maroc, entre 1987 et 1991, va jouer les intermédiaires auprès du vice-ministre de Saddam Hussein pour le compte de la BMCE, qui avait des créances en Irak s’élevant à plus de 22 Millions de Dollars et cherchait à les recouvrir. Sauf que le conseiller de la banque marocaine, va vendre une partie des barils de pétrole promis au remboursement la BMCE, dans le cadre du programme « pétrole contre nourriture ». Le représentant d’Othman Benjelloun va percevoir une commission de plus de 150.000 Dollars qu’il déposera sur les comptes de la BMCE… Il sera mis en examen et inculpé pour trafic d’influence et corruption active de fonctionnaires irakiens. Malgré sa relaxe par jugement du tribunal de grande instance de Paris le 28 juillet 2013, il sera condamné en d’appel le 26 février 2016, à 50.000 euros d’amende…

La BMCE, principale banque commerciale du Maroc fondée en 1959 et implantée dans 31 pays dont 20 situés en Afrique, a également été condamnée, en 2017, à payer au fisc un montant 90 millions de dollars pour les exercices couvrant la période 2012-2015, pour des actes relevant de l’évasion fiscale.

En 2018, deux hommes d’affaires nord-coréens ont créé une entreprise de construction en République démocratique du Congo (RDC). Ils ont participé à des opérations qui allaient à l’encontre des sanctions de l’Union européenne, de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et des États-Unis.

Malgré de strictes interdictions internationales, la BMCE Bank International a ouvert à ces personnes un compte bancaire professionnel et leur a permis de déplacer à l’international les fonds publics accordés par la RDC, manquant ainsi clairement au devoir de vigilance bancaire, tout en exposant le système financier international à des risques importants.

En effet dès 2017, le gouvernement américain avait tenté d’empêcher la Corée du Nord d’accéder à des fonds pour financer son programme d’armes de destruction massive, en interdisant aux banques de fournir des services bancaires en dollars américains à des entreprises contrôlées par des Nord-Coréens, sous peine de sanctions sévères.

Initialement, BMCE Bank International, dont les sièges sont à Londres et Paris, est une filiale de la BMCE créée en 2007 sous le nom de MediCapital Bank et spécialisée dans l’investissement, le financement et le développement du commerce extérieur liés aux opportunités africaines.

Ayant changé de dénomination au mois de Mars 2020, la BMCE devient BANK of Africa, et continue à activer à l’étranger à travers sa filiale BMCE EuroServices SA, qui serait, selon nos informations, au bord du gouffre et de la fermeture à cause d’une gestion catastrophique ayant pour origine le recours à des pratiques illégales. Qu’on en juge !

Au mois de Juin 2020, l’autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a infligé un blâme à la BMCE Bank Of Africa, pour défaut de contrôle de la conformité avec les stipulations du Règlement de Gestion et les dispositions de la loi sur certaines opérations impactant les liquidités d’un organisme de placement collectif en capital (OPCC), pour défaut de contrôle de la régularité des bulletins de souscription aux parts de l’OPCC, pour retard de création et de livraison des parts de l’OPCC aux porteurs et pour non-respect du devoir d’informer l’AMMC, sans délai, des irrégularités relevées.

A la fin de l’année 2020, un communiqué est diffusé par les autorités espagnoles suite à une opération de contrôle effectuée précédemment sur la branche espagnole de la Bank of Africa, BMCE Bank International. Celle-ci avait alors été sanctionnée, ainsi que plusieurs de ses dirigeants dont son Président Monsieur Othman Benjelloun en sa qualité de membre du Conseil d’Administration de la troisième banque du Royaume du Maroc, d’une amende globale de 1,67 million €. Une somme que la banque s’est bien gardée de signaler dans ses communications financières et auprès de sa clientèle !

   

Parmi les motifs reprochés à la filiale espagnole du groupe bancaire marocain, on retrouve la récurrente cause et grave infraction de : manquements dans la structure de contrôle interne !

Depuis, 3 succursales de BMCE Bank International en Espagne installées dans les villes de Crevillente, Tarragone et Malaga, ont entamé le 17 Février 2021, une fermeture partielle avec réduction du personnel, en vue de la fermeture définitive qui devrait avoir lieu fin février 2021…

Il faut dire que les autorités espagnoles avaient demandé à de nombreuses fois à la Banque de Othmane Benjelloun de respecter les critères d’aptitude applicables aux membres des organes de direction, aux directeurs généraux et aux postes similaires, et aux autres personnes occupant des postes clés pour l’exercice de l’activité de l’établissement de crédit, et de respecter les règles de gouvernement d’entreprise et politique de rémunération cadrés par les lois et règlements espagnols.

En ligne de mire, la gestion hasardeuse de Mohamed Afrine, que le conseil d’administration de la BMCE BANK avait alors nommé en mars 2018 à la tête de la BMCE EuroServices SA, non sans controverses ! En effet, Mohammed Afrine, né le 02 Décembre 1970 à Ait Alla au Maroc et ex Directeur General de la BMCE BANK International à Londres, était selon nos sources, accusé de passe-droits, favoritisme, régionalisme, copinage ou encore discrimination envers les employés de la Banque.

               

« Il a fait travailler un membre de sa famille proche sans diplômes, sans expérience commerciale ou bancaire en tant que chargé de clientèle avec un salaire hors grille et des avantages en nature que même des BAC+6 en finance et 10 ans d’ancienneté n’auront jamais ! Les clients se plaignent de lui, il ne rapporte rien à la banque mais perçoit un salaire net souvent supérieur à celui d’un directeur d’agence ! » Nous a révélé une source interne.

Les salariés actifs que nous avons pu interroger sont tous déçus de n’avoir pas pu accéder aux postes de remplacement à l’issue de nombreux départs, volontaires ou pas, conséquence de la gestion catastrophique du nouveau directeur, ayant réussi à n’instaurer que la peur et l’omerta !

« Si tu ne vas pas le vendredi à la mosquée avec lui, tu deviens une cible, dans sa ligne de mire […] Ici au siège, il doit y avoir au maximum 3 à 5 personnes à l’heure de la prière. Tout le monde s’est découvert Musulman les vendredis midi… Pas grave s’ils posent des bouteilles d’alcool en boîte le soir même, Mohammed Afrine ne le saura pas… » nous a confié un salarié souhaitant garder l’anonymat.

Mais le plus surprenant reste toutefois le fait que l’entreprise BMCE EuroServices SA, qui a débuté son activité en 2013 en France, n’était même pas référencée ou agrée en qualité de banque en France ! De même, la vente et la commercialisation d’assurances par BMCE EuroServices SA est exercée sans aucune autorisation en qualité d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP), violant ainsi la réglementation du Code monétaire et financier français.

   

La filiale de la BMCE n’est pas non plus présente sur le fichier de l’ORIAS reprenant les établissements agréés ou référencés, pourtant elle se permet impunément de vendre et commercialiser des assurances malgré de nombreuse alertes de salariés et d’un collectif d’anciens salariés auprès des autorités telles que la Banque de France ou l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), organe de supervision français de la banque et de l’assurance !

Cette incroyable information a été confirmée dans un courrier daté du 06 Aout 2020, signé par la Présidente de la commission paritaire de la Banque, Mme Emmanuelle Rouillon Petersen qui écrit « Après vérification, nous vous précisons que BMCE EuroServices n’est pas une entreprise agréée en qualité de banque, en application de l’article L 511- 9 du Code monétaire et financier… ». Effarant !

Nous avons tenté de joindre Mohamed Afrine, pour avoir sa version des faits ici exposé et lui demander de nous apporter la preuve d’un lien juridique reconnu en Europe, liant BMCE EuroServices à BMCE Bank Of Africa. Nos tentatives sont restées vaines, mais l’actualité nous a donné quelques éléments de réponses !

En effet, la Banque Centrale de Belgique avait ordonné à BMCE EuroServices en 2019 de ne plus assurer une intermédiation bancaire pour le Maroc ni vendre d’assurances, message repris par la Banque des Pays Bas, la Banque d’Italie ou la Banque Fédérale d’Allemagne…

Aussi, ne pouvant se conformer aux règles et lois européennes, l’ex BMCE a été contrainte d’entamer la fermeture de certaines de ses agences à l’étranger, mettant ainsi plusieurs centaines de salariés au chômage, contraignant également ses clients à se tourner vers d’autres banques…

Soulignons que plusieurs clients avaient commencé à douter du professionnalisme de la banque marocaine lorsqu’au courant de l’été 2019, le groupe français Crédit Mutuel/CIC, partenaire et actionnaire de la BMCE, avait mis fin au traitement des opérations de transferts par TPE ainsi que les transferts par prélèvements automatiques !

Un accord avait alors été signé avec la banque espagnole, Banco Santander, pour la reprise du traitement des transferts par TPE et prélèvements automatiques. Cependant, la Banco Santander qui était sous les projecteurs de la BCE (Banque Centrale Européenne) semblait elle aussi sur le point de rompre son contrat avec la BMCE.

Selon nos informations, Bank of Africa avait réussi à signer un nouvel accord fin 2019 avec le groupe français Natixis ; ce dernier ayant appris tardivement que l’ex BMCE offrait illégalement des services d’intermédiation bancaire et assurancielle pour l’Afrique, a donné délais pour que la banque marocaine trouve un nouveau partenaire avant le mois de Juin 2021 !

Un malheur n’arrivant jamais seul, à la fin de l’année 2020, Assurances du Crédit Mutuel Vie SA, filiale du groupe français BFCM, s’était désengagé de la Royale marocaine d’assurance, propriété de la BMCE Bank of Africa, et avait décidé de revoir « son horizon d’investissement dans la banque contrôlée par Othman Benjelloun, à la suite de désaccords sur la stratégie à adopter » !

Nous avons contacté la direction du Groupe Crédit Mutuel /CIC, en sa qualité de partenaire et d’actionnaire de l’établissement bancaire marocain Bank Of Africa, pour avoirs leur point de vue, ces derniers nous ont confirmé les informations ici reportées, mais n’ont pas souhaité commenter leur décision de retrait stratégique.

Avec la crise sanitaire du Covid-19 et ses déboires à l’étranger, la position financière de la banque marocaine est on ne peut plus critique, pressant le Président de la banque Othman Benjelloun à vite trouver du cash, au risque de voir ses clients retirer toute confiance à la Bank Of Africa…

Rappelons qu’au mois de juin 2019, le groupe gouvernemental britannique Commonwealth Development Corporation (CDC Group Plc), détenu à 100% par le gouvernement du Royaume-Uni, avait déjà acquis 5 % du capital de la banque marocaine en déboursant 1,9 milliard de dirhams. Cet apport avait alors servi à combler l’impact négatif de la réforme IFRS 9, qui avait impacté le classement et l’évaluation des actifs financiers de la banque !

Selon un contact au sein du conseil d’administration, la banque marocaine Bank Of Africa qui a vu ses résultats baisser de plus de 43% en 2020, est à la recherche d’investisseurs capables d’injecter un minimum de 2 Milliards de Dirhams, (équivalent à 200 Millions d’Euros), nécessaires à son besoin de financements et son fond propre…

C’est ce qui explique que la banque ait vu sa note sur les perspectives révisée à la baisse par l’agence de notation financière FITCH, passant de stable à négative, en raison des doutes sur la solvabilité des filiales internationales.

Le 15 Février 2021, Fitch a affirmé que le ratio des prêts douteux de la banque, qui s’établissait à la fin du premier semestre 2020 à 9,5%, s’est progressivement dégradé ces dernières années et est supérieur à celui des autres établissements bancaires marocains. Le ratio de prêts improductifs est en outre plus élevé dans les opérations africaines de la Bank Of Africa, ce qui pèse sur l’évaluation de la qualité des actifs, estime également l’agence de notations basée au Royaume-Uni.

Aussi, l’accélération et la mise en place d’un plan social bien orchestré chez BMCE EuroServices en France début 2021 ainsi que le processus de réduction excessif des couts, sont autant d’indications qui tendent à prouver que « la maison mère » est au bord de l’asphyxie et qu’elle n’agirait plus que pour sa seule survie.

Ces signes et indices économiques sont en général les prémices d’une banqueroute, et quand il s’agit d’un établissement bancaire, ce sont toujours les employés et les clients qui sont pénalisés. Les voilà aujourd’hui avisés !

Bachir Outaghani

[email protected]

 

16 COMMENTS

  1. Avec le Covid-19 beaucoup d’entreprises et les banques à travers le Monde ont des difficultés. Je trouve que l’auteur de cet article sur les banques Marocaines noircit trop le tableau. La situation n’est pas plus alarmante que dans d’autres pays.

  2. Normal si ils font des contrôles sur l’origine des fonds ca ne fonctionne plus !! Comment blanchir l.argent de leurs ressortissants en Europe sinon voyons !!!
    M6 à reussi la ou le cartel de cali à échoué, il a créé une banque pour le blanchissement de l argent sale !!!

  3. Enfin un article vrai et intéressant !
    Ça confirme juste ce que craignent toutes les proxénètes du Maroc : le chaos proche et l l’explosion du makhzen

    C’est pour cela qu’ils s’acharnent et souhaitent le chaos Algerie.
    C’est toujours insupportable de voir que la réalité dramatique du Maroc n’arrive plus à être masquer malgré les complicités des médias sionistes.

    Nif et Axis les esclaves consentants qui passent leur temps à dénigrer l’Algérie ne vont pas tarder à accourir comme des chiens anxieux…ahhaahhahaha…..j adore.

    On a déjà le chef des mouches à khra qui est déjà intervenu en premier sur ce fil pour faire le discours classique : tout va bien le Maroc est solide vaccine et nourrit son peuple….ahhahshshsha…..mais bien sûr !
    Personne n y croit et les scénarios pour remplacer Pedale6 le bouffi prédateur et ignare vont déjà bon train….

    J’adore!

    Vive Zefzafi!
    Vive le Polisario !
    Vive l ANP!

  4. On connait tous l’origine de tes documents exclusifs . Une multinational capabke de financer tous le deficit structurel de l ‘ algerie .
    Lisez donc la notation de fitch
    https://www.fitchratings.com/research/banks/fitch-affirms-attijariwafa-bank-at-bb-outlook-stable-15-02-2021

    Occupe toi donc de ton pays et oublie le Maroc , c’est et ca restera la source de tous vos souccis tant que vous ne lui souhaiterai pas ce que vous souhaitez a l’Algerie c’est a dire le developpement et le progres . Reveillez vous un peu

  5. Avec le covid-19 aujourd’hui seules les banques tirent leurs épingle du jeu, élèves font même pas mal de bénéfice.
    L’argument de la pandémie ne tient pas dans ce cas d’espèce.

  6. Quelqu’un peut me dire en quoi l’effondrement d’une entreprise au Maroc ou en Chine peut elle influé sur notre économie?.
    S’il devait en faire autant pour nous,ce n’est pas un journal mais un livre par jour qu’il faudrait .
    Je souhaite à mes frères marocains de limiter la casse avec cette arnaque de Covid au plus vite.
    Si nous étions main dans la main et que nous dirigeants ( des deux côtés) n’étaient pas des marionnettes, nous dominerions au minimum le bassin méditerranéen….

  7. Alger: des millions de personnes seront privées d’eau à partir de mars
    Plusieurs communes de la capitale algérienne font face à une pénurie d’eau depuis le 9 février 2021. Au lieu de parler de l’impossibilité à produire l’eau potable, par une étonnante pirouette, la Société des eaux et d’assainissement d’Alger (SEAAL) évoque une sur-consommation des Algérois.
    Les Algérois ont encore en mémoire les coupures d’eau qui avaient gâché l’année dernière, la fête de l’aïd el-Kébir. Ils risquent d’être à nouveau confrontés aux mêmes difficultés d’ici peu. En effet, selon le site d’information Tout sur l’Algérie, les coupures seront bientôt de retour dans plusieurs communes de la capitale.
    « Selon des informations en notre possession », écrit cette source, « la capitale pourrait être confrontée en effet à une grave crise d’eau à partir de mars ». Il s’agit de coupures dont la durée n’est pas connue, qui concerne beaucoup de communes de la mégalopole et qui serait liées à un déficit de production. Mais évidemment, la Société des eaux et d’assainissement d’Alger préfère voir le verre à moitié plein et parle d’un « niveau de consommation en eau exceptionnellement élevé ».
    En réalité, le déficit hydrique a déjà commencé pour beaucoup d’habitants de la capitale. En effet, depuis le 9 février dernier, il est impossible de s’approvisionner correctement à Djisr Kasentina, alors que les résidents de Chéraga, Dely Brahim, El Achour et Draria n’ont plus accès à l’eau courante depuis le 16 février. Les habitants de Douera, quant à eux, sont confrontés à cette même pénurie depuis hier, mardi 23 février.

  8. Merci Nif! Un article qui va plaire à ton frère Toutoune que tu entubes…

    Moi et les patriotes algériens on attend la fin du makhzbel et l’explosion qui va aller avec…
    Pas d’ouvertures des frontières et pas de khawas khawas hypocrites.

    P.s : c est dingue le nombre de marochiens sur les sites algériens….de grands anxieux qui viennent se soigner…hahahaha

  9. Contrairement à toi l’kelboun , Nif dit la vérité sur une situation entretenue par ta junte militaire.
    Je te rappelle juste que la monnaie de mes frères marocains à une valeur puisqu’elle est échangée grâce à la manne touristique et à leurs produits manufacturés exportés.
    J’attends toujours de savoir ce qu’on exporte en Algérie à part des grabataires pour les soins médicaux.
    Et quelques mouches à merde du système …

  10. Nous n’avons plus aucun revenu » : l’arrêt de la contrebande plombe l’économie du nord du Maroc

    La fermeture de la frontière avec l’enclave espagnole de Ceuta pour cause de Covid-19, il y a un an, a mis fin au « commerce atypique » qui faisait vivre la région de Fnideq.

    Par Ghalia Kadiri(Fnideq, Maroc, envoyée spéciale)
    Publié le 18 février 2021 à 20h00 – Mis à jour le 20 février 2021 à 05h22

    Les habitants de la petite ville côtière de Fnideq ont manifesté pour la deuxième semaine, le 12 février.
    Les habitants de la petite ville côtière de Fnideq ont manifesté pour la deuxième semaine, le 12 février.
    MYMA POUR « LE MONDE »

    Au milieu de la foule compacte rassemblée devant la grande mosquée de Fnideq, une petite ville commerçante du nord du Maroc, Amina se tient silencieuse, comme frappée de paralysie. Vêtue d’une djellaba et d’un foulard blancs, elle serre entre ses mains une photo de son voisin. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, pose avec ses quatre enfants devant la mer. Il s’appelait Ahmed Bouhbou.

    Des gardes-côtes espagnols ont repêché son corps il y a quelques semaines. Il avait tenté, avec deux jeunes de son quartier, de rejoindre Ceuta à la nage en traînant une bouée artisanale retenue par un filet de pêche. « Ahmed voulait simplement trouver du travail pour donner à manger à ses enfants, murmure Amina. Ici, il n’y a plus d’espoir. »

    La fermeture de la frontière avec les enclaves espagnoles pour cause de Covid-19, en mars 2020, a porté un coup sévère à l’économie de Fnideq et de ses environs. Toute la région dépend des échanges avec Ceuta et Melilla, plus à l’est, et notamment de la contrebande. Un « commerce atypique » qui privait chaque année le royaume de 4 milliards à 5 milliards de dirhams (entre 370 millions et 460 millions d’euros) de recettes fiscales, et que le gouvernement avait essayé de limiter en fermant le poste-frontière de Tarajal, dévolu aux porteurs de marchandises détaxées, fin 2019.

    Lire aussi Dans les montagnes du Maroc, le tourisme « stoppé net » par la pandémie de Covid-19
    « Cela fait près d’un an que nous n’avons plus aucun revenu », se lamente Halima, 39 ans, venue elle aussi manifester devant la mosquée, vendredi 12 février. Comme tous les habitants de la zone frontalière, cette mère célibataire de trois enfants avait une carte de résident lui permettant d’entrer à Ceuta sans visa. « J’étais femme de ménage là-bas, avec un contrat et une mutuelle. J’ai tout perdu du jour au lendemain », témoigne-t-elle.

    « Nous avons faim », renchérit Bouchra, une couturière de 27 ans qui a perdu ses clients à cause de la baisse du pouvoir d’achat : « Mais personne ne nous écoute, même pas au Parlement. La rue, c’était notre dernier recours. »

    « C’est tout un écosystème qui s’est écroulé »
    Depuis quelques jours, des paniers alimentaires ont été distribués aux familles les plus touchées par la crise. « Nous ne faisons pas la manche ! Nous demandons de vraies actions pour la création d’emplois », tranche Chaimae Amaachou, jeune militante diplômée en droit et sans travail : « C’est tout un écosystème qui s’est écroulé. Les gens se sont retrouvés sans eau, sans électricité, et n’ont pas de quoi payer leur loyer. » Certains ont vendu leur réfrigérateur, leur matelas ou leurs vêtements pour pouvoir nourrir leur famille.

    Yassine, 26 ans, vendeur dans la ville de Fnideq, dans le nord du Maroc, le 13 février 2021.
    Yassine, 26 ans, vendeur dans la ville de Fnideq, dans le nord du Maroc, le 13 février 2021.
    MYMA POUR « LE MONDE »

    Dans le souk Massira Khadra, d’ordinaire grouillant, 40 % des commerces ont baissé le rideau, selon l’association des commerçants du marché. Les vendeurs tentent d’écouler les dernières pièces d’importation qui leur restent. Avant la fermeture du point de passage de Tarajal, la marchandise étrangère était disponible ici à prix cassés.

    « Notre modèle reposait sur l’absence de douane. Les clients venaient de tout le pays pour acheter des produits de marque étrangère à tarif réduit », explique Larbi, un vendeur de pyjamas de 58 ans : « Là, on ne reçoit plus que de la marchandise locale, qu’on vend plus cher qu’à Casablanca. »

    Lire aussi Coronavirus : le Maroc prolonge le couvre-feu de deux semaines
    Après une première manifestation le 5 février, quatre jeunes hommes âgés de 18 à 25 ans ont été arrêtés puis condamnés à six mois de prison avec sursis pour « violation de l’état d’urgence sanitaire », « rassemblement non autorisé » et « violence contre les forces de l’ordre ». « Les autorités étaient particulièrement agressives. Ces jeunes n’ont rien fait de mal. Ils ont servi d’exemple pour calmer les gens », assure un militant de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), qui a souhaité garder l’anonymat.

    Pour calmer la contestation, les autorités ont annoncé, mardi 9 février, que 400 millions de dirhams (37 millions d’euros) avaient été débloqués en 2020 pour permettre le développement de zones franches à Tétouan et Fnideq. D’après Mounir Bouyousfi, directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement du Nord, « la construction de ces zones industrielles a débuté il y a huit mois, mais c’est un terrain accidenté et le Covid-19 a ralenti les travaux : on n’édifie pas un tel projet du jour au lendemain ».

    « Une autre économie est possible »
    En attendant, les possibilités de reconversion sont rares, même si des initiatives ont été lancées au compte-gouttes. Sur la corniche de Fnideq, un centre de formation flambant neuf, faisant office d’incubateur, vient ainsi d’ouvrir ses portes.

    « Depuis 2019, nous avons financé 90 projets et 120 sont en cours de préparation », se félicite le responsable du centre, Mohamed El Barkouki : « Notre objectif est de montrer qu’il est possible de réussir sans la contrebande. Malheureusement, ces gens-là ont travaillé toute leur vie dans le commerce frontalier. Il est difficile pour eux d’imaginer qu’une autre économie est possible. Il faudra du temps pour rétablir la confiance. »

    A Fnideq (Maroc), le 13 février 2021. Rachida, 37 ans, est une ancienne « femme mulet », appelée ainsi car elle portait sur son dos d’énormes ballots de marchandises entre l’enclave espagnole et le territoire marocain.
    A Fnideq (Maroc), le 13 février 2021. Rachida, 37 ans, est une ancienne « femme mulet », appelée ainsi car elle portait sur son dos d’énormes ballots de marchandises entre l’enclave espagnole et le territoire marocain.
    MYMA POUR « LE MONDE »

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    La préfecture a, quant à elle, promis de multiplier les programmes de formation destinés aux « femmes mulets », appelées ainsi car elles portaient sur leur dos d’énormes ballots de marchandises entre l’enclave espagnole et le territoire marocain. Des femmes comme Rachida, 37 ans, qui a charrié vingt années durant 100 kg chaque jour, trois ou quatre fois par semaine. Même pendant ses cinq grossesses. « A Ceuta, nous étions maltraitées et humiliées, mais au moins nous avions un revenu, raconte-t-elle. Lorsque mon mari a appris que je faisais la manche, il n’a pas supporté, il m’a cassé les dents. »

    Pour les habitants de Fnideq, vivre sans la contrebande paraît encore inenvisageable. Même si la crise n’a pas épargné l’économie de Ceuta, l’enclave espagnole reste, aux yeux de beaucoup, la seule issue. Tous les jours, Azeddine se rend sur une colline face à la Méditerranée pour contempler les côtes. L’adolescent de 15 ans, petit et frêle, s’entraîne pour préparer la traversée. Dans son quartier, personne ne tente de l’en dissuader.

    L’enclave espagnole de Ceuta, le 13 février 2021. Située en face de la péninsule ibérique, sa frontière directe avec le Maroc a été fermée en mars 2020 à cause du covid19.

    Al Ta7ane Al Q7ab Al Zbel…..la devise de Pédale 6 le roitelet bouffi inculte…..

    Son pays c’est la grande misère et l’esclavage…Bonne lecture Nif et Axis!
    Hahahahaha…..et encore on nourrit 500 000 clandestins marocains chez nous….

    Vive Zefzafi!
    Vive le Polisario!
    Vive L ANP!

  11. Toutoune mon porcin degueulasse….Sache que les néo harkis comme toi ont très peu de prises avec moi.
    Tu es prêts à sucer satan et te faire sodomiser par des algerophobes comme Nif….Juste pour assouvir ta soif de vengeance personnelle ?
    Libre à toi

    Mais l’Algérie et son peuple ne suivront pas la direction des sangliers haineux qui s’allient avec tout et son contraire.

    Tu me fais aimer la junte je la préfère à ta race et ta mentalité anti algerienne.

    En fait vous êtes comme les sionistes : vous créer les conditions pour ensuite crier à la victimisation…Tfouuu

  12. …a Nif qui reprend son commentaire sur l’approvisionnement en eau sur chaque article mis en ligne !…eh bien Nif-nif ….toutes les grandes villes qui actuellement voient l’eau coulé en H 24 c’est grâce à l époque de bouteflika !….A tizi ouzou un programme de plus de 7000 oui sept mille kilomètres soit la distance entre Alger et paris en Aller et retour deux fois a été réalisé par Bouteflika pour permettre a tous les hameaux et pâtés de maisons perchés aux sommets des montagnes de benéficier du gaz naturel !…..aujourd’hui que l’argent commence à manquer on peut rationaliser l’eau mais surtout le gaz de tizi …on évoquant le manque de gaz et en prenant à témoin tous les experts kabyles et journalistes kabyles qui se relayent sur les médias pour le dire !…. d’ici l’Eté Tizi ne recevra le gaz que la nuit en hiver pour se chauffer et point le jour , ceux qui n’auront pas préparé leurs repas la nuit mangeront des casse-crôute au mieux !….l’Eté l’electricité produite avec du gaz manquera aussi et n’est rétablie que pendant une partie de la nuit ! les tiziouziens devront passer la sieste sous les arbres pour les plus chanceux , ceux qui habitent les hauteurs ou les forets !….Alors NIf-nif ! tu as l’occasion de marcher les vendredi, mardi et samedi … Sur ta pancarte tu écriras :  » Nous voulons Bouteflika !…. comme ça si Bouteflika refait surface , il n y aura pas de coupures d’eau ni de gaz ….

  13. Khouya Patriote et les autres :

    Nif Axis Ahmed entre autre sont 10o% marochiens.
    Ils viennent pour cracher sur l’Algérie et Semmar l ex caniche des Boureflika laisse faire.

    Si tu prends Nif pour un kabyle c’est sûrement à cause de Toutoune et sa secte de sangliers.

    Toutoune défend et soutien Nif parce que ce dernier insulte l’Algérie et ses symboles….Toutoune s’allierait avec ke diable si ce dernier partageait ses convictions de pseudo démocrate et de neo harki…

    Nif est une mouche à merde marocaine. Leur haine est légendaire…Leurs complexes et frustrations sur l’Algérie aussi…

  14. @dey l’kelboun
    Tes insultes sont des diplômes pour moi, merci.
    Je ressemble à mes compatriotes qui manifestent par millions pour les mêmes raisons que j’exprime dans cette tribune.
    Encore merci.

  15. Il faut être un abruti notoire et un lobotomisé du cerveau pour croire que le Marouk est un état avec des fondements solides. Ce pays est un cheval de Troie planté dans notre région. Souvenez-vous de son roi H2 qui autorisait le Mossad a filmé et enregistré les conversation des dirigeants arabes chez lui en 1965. Et que ces sujets ne viennent pas me dire le contraire, cela était confirmé par une chaine israélienne. A partir de ce moment, qu’attendez-vous d’un pays pareil.
    Ce la me fais rire quand j’entends les maroukis parlés d’investissements en Afrique. Comment un pays qui n’a jamais bouclé un budget de fonctionnement en positif, peut-il se permettre d’investir en Afrique alors qu’il vivote sur des aides des pays du golf et les pays européens. Même leur armée de ayachas, son matériel est un don de matériel déclassé par l’armée américaine.
    Ce pays est un maillon utilisé par les puissances étrangères pour maintenir l’Afrique de l’ouest et subsaharienne dans un état de sous-développement. Qu’ont-ils à offrir les entreprises marocaines à l’Afrique à part les trafics en tous genre et les prédations, bien au contraire, le Maroc a toujours agi de sorte à saboter tout effort de développement économique des ces pays et notamment la Maurétanie.
    Le Maroc n’est pas un pays capable d’investir, c’est un pays pauvre et endetté.
    Tout ce que fait le Maroc, c’est d’amener des hommes d’affaires véreux qui feront main basse sur la devise et sur le marché africain. Le Maroc occupe des pays par le biais d’une main-d’œuvre bon marché d’hommes d’affaires qui roulent pour le roi, c’est tout.
    Ce pays est une vraie menace pour la paix et la stabilité dans notre région. Je vous rappelle que ce pays a des problèmes avec tout son entourage : l’Espagne (elle luis pisse dessus), l’Algérie (il rêve d’engloutir l’est), le Sahara occidental (il l’occupe), la Maurétanie (il ne l’a reconnait pas). Même le Sénégal n’est pas épargné, il parait que le Maroc comprenait même une grande partie du Sénégal. Je ne comprends pas ces abrutis, ils veulent jouer aux apprentis colonisateurs et veulent que les autres pays disent amen.

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