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Document exclusif. Un ancien agent de sécurité devient le numéro 2 de la Pharmacie Centrale des Hôpitaux

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La « Nouvelle Algérie » consacre le mérite et la compétence ! Oui et de la plus belle des manières. Pour preuve, un simple ancien agent de sécurité est devenu depuis l’été 2020 le Directeur Général Adjoint (DGA) de la prestigieuse et stratégique Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH), une institution publique étatique relevant du ministère de la Santé qui a pour mission d’approvisionner les hôpitaux de divers médicaments. La PCH compte quatre directions régionales, à savoir : Alger, Annaba, Oran et Biskra. La PCH fournit environ 588 produits pharmaceutiques destinés notamment aux hôpitaux, aux cliniques privées et d’autres institutions telles que la Protection civile et autres.

En effet, l’actuel DGA de toute la PCH fut dans un passé très récent le chef des agents de sécurité ! Il s’agit de Farhi Ali qui a été nommé dans la plus grande discrétion dans ses nouvelles fonctions à la tête de la PCH au cours de l’été 2020 quelques semaines après la désignation de Madame Ouakti Fatima en sa qualité de Directrice Générale de la PCH à partir du 28 mai 2020 dans le sillage d’un énorme scandale de corruption qui a ébranlé fortement cette institution, à savoir l’affaire du scandale d’importation de 135 millions de bavettes et masques médicaux quatre accusés.

Un scandale qui implique 4 anciens hauts responsables de la PCH à savoir Tarek Djaâboub, ancien DG de la PCH, Kamel S., directeur des achats de fournitures médicales, de réactifs chimiques à la PCH, Abdelatif T., sous-directeur en charge des équipements médicaux, Farid Ch., directeur de comptabilité et finances, incarcérés depuis le 17 mai 2020 par le tribunal de Dar El-Beida.

C’est dans ce contexte totalement bouillonnant que le sieur Ali Farhi est devenu DGA, à savoir le numéro 2 de la PCH. Or, cet ancien agent de sécurité n’a absolument aucun diplôme ni la moindre formation universitaire qui lui permet de bénéficier d’une telle promotion. Lui-même le reconnait dans un document obtenu par Algérie Part au cours de ses investigations.

En 2004, le ministère de la Santé avait tenté de désigner Farhi Ali comme chargé d’études et de synthèses au niveau de l’Institut Pasteur d’Algérie. Dans un élan d’honnêteté et d’intégrité exemplaire, Ali Ferhi avait écrit une lettre ouverte au ministre de la Santé  à l’époque par Mourad Redjimi, décédé le 23 décembre 2020 des suites d’une infection au COVID-19, pour lui annoncer clairement qu’il n’a « aucun bagage intellectuel » et qu’il n’est jamais « sorti de l’Université » !

C’est Ali Farhi lui-même qui a fait parvenir cette lettre au ministère de la Santé le 5 juin 2004 pour signifier qu’il veut poursuivre sa carrière dans la sécurité interne de la PCH au lieu de se lancer « dans une aventure sans issue » au regard de son parcours intellectuel très limité. Une franchise qui vaut le respect. Mais 16 ans plus tard, le même Ali Farhi qui n’a pas de bagage intellectuel ni le moindre diplôme universitaire est promu… Directeur Général Adjoint de la PCH ! Un cas inédit.

Comment un simple agent de sécurité, ou responsable de tous les agents de sécurité, peut-il exceller dans le management d’une institution aussi sensible comme la PCH en dirigeant des affaires administratives, financières et stratégiques très complexes ? La question se pose avec acuité depuis plusieurs mois.

Mais au ministère de la Santé, personne n’ose y apporter des réponses. Pourquoi ? Parce que le sieur Ali Farhi est un ami très proche à Abdelhak Saihi, Secrétaire Général du Ministère de la Santé, qui est à l’origine de sa promotion fulgurante. Et en contrepartie, Ali Farhi a imposé à la tête de la direction des Ressources Humaines de la PCH, un certain Hadid Abdeldjalil, le cousin d’Abdelhak Saihi. Il semble enfin que l’autre atout précieux d’Ali Farhi est un certain…général-major Abdelkader Bendjelloul, le premier patron du département de la Santé militaire en Algérie, qui est son voisin dans une résidence chic située à Alger. La « Nouvelle Algérie » sait produire des miracles et transformer un simple agent de sécurité en un puissant manager…

4 COMMENTS

  1. « un simple ancien agent de sécurité est devenu depuis l’été 2020 le Directeur Général Adjoint (DGA) de la prestigieuse et stratégique Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH)…/… En 2004, le ministère de la Santé avait tenté de désigner Farhi Ali comme chargé d’études et de synthèses au niveau de l’Institut Pasteur d’Algérie…/…Ali Ferhi avait écrit une lettre ouverte au ministre de la Santé à l’époque par Mourad Redjimi, décédé le 23 décembre 2020 des suites d’une infection au COVID-19, pour lui annoncer clairement qu’il n’a « aucun bagage intellectuel » et qu’il n’est jamais « sorti de l’Université » !  » !!

    Si tout ce que vous dites est vrai, alors dans ce cas, rien que pour ça, pour son honnêteté, il mérite amplement son nouveau poste. Vous connaissez vous un seul algérien capable de reconnaître ses incompétences et refuser un poste « prestigieux », grassement payé, qu’on lui propose parcequ’il juge que ses compétences sont insuffisantes et qu’il se peut qu’il y ait meilleur que lui. Le dernier des algérien, qui ne sait même pas diriger un âne, si tu lui propose diriger la NASA, ou un poste de chirurgien cardiaque , OU de piloter un avion long-courrier avec mille passagers dedans, lui et toute sa famille dedans, il dira oui. Quitte à « suicider » tout le monde.
    Quant à affabuler la pharmacie centrale des hôpitaux, de « prestigieuse et stratégique », il ne faut pas déconner. La dernière centrale d’achat de fruits et de légume au monde, même en Afrique sub saharienne est de loin mieux gérée.
    Pareil constat, voire pire, pour l’institut Pasteur, pastoze algérie. C’est pour ça qu’il est le premier à découvrir le vaccin contre le covid.
    Et puis, quand on voit les c compétences » de nos docteurs, mis professors, et autres hauts diplômés produits par nos écoles et université (nos usines à diplômes), parmis les plus médiocre au monde, parmis les dernières juste a l’échelle africaine, on se demande s’il nya mieux à attendre de nos illettrés (sans diplômes) que de nos hauts diplômés, ignorants multilingues.
    Donc, pour une fois j’adhère à sa nomination. Il n’a peut être pas les diplômes pour ses nouveaux postes, mais lui aumoins avait l’honnêteté et l’humilité de refuser le poste qu’on lui proposer, offert, à l’institut Pasteur. Et l’humilité, reconnaître ses limites, est déjà un grand diplôme pour lui, même lapremière des compétence. Autrement, des diplômes « techniques » (des bout de papiers) s’achètent avec un kilo zlabia.

  2. Merci @Personne j’allais poster mais tu as lu dans mes pensées. Dorénavant je vais appeler l’institut Pasteur : l’Institut PAS-TOZ (les droits d’auteurs te reviennent). J’ai bien aimé ton exemple d’avion long-courrier ça résume la mentalité de nos dirigeants actuels !

  3. @Personne / Pour justifier cette nomination, votre long plaidoyer détruit tout ce qui bouge: médecins , professeurs, hauts diplômés … alors que la vraie raison du refus de son ancienne nomination est expliquée dans sa lettre, il suffisait de bien lire :
     » Simplement,je demande la préservation de ma carrière. Le poste de Chargé d’Etudes et de Synthése est précaire; il est lié au cabinet d’un Ministre et à mon age, je ne souhaiterai pas après tant d’années de fidélité à une institution de l’Etat, être obligé de chercher un emploi. »

  4. Pastoz qui n’a jamais produit le moindre vaccin)excepté le serum anti rabique et scorpionique) et n’est mème pas fichu d’importer dans les délais les vaccins pédiatriques dont souffrent en ce moment les etablissements de santé.Je passe sur le désastre de la vaccination anti grippale payante de l’automne dernier et la grande frustration des personnes agées qui n’ont jamais pu se le procurer.Cerise sur le gateau pastoz vient d’ètre chargé par Djerad d’importer les vaccins anti covid en lieu et place ministère de la santé défaillant semble t il.De charybde en scyllla en somme. Au secours!Il faut savoir qu pastoz dispose d’un immense complexe à Dély Brahim réalisé en 78-82 par la grande SONATIBA de l’époque dont Il ne sort rien ou presque

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