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Document exclusif. Après la paralysie politique et administrative, Djerad impose la paralysie financière à l’Algérie à cause de l’absence de Tebboune

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Après l’hibernation politique, l’hibernation financière. Le gouvernement algérien a décidé officiellement de procéder au gel de tous les crédits budgétaires mis à la disposition au cours du deuxième semestre de cette année 2020 à l’ensemble des ministères et institutions de l’Etat algérien. Cette instruction a été communiquée officiellement par le ministère des Finances le 18 novembre dernier à tous les Walis, les ministres du gouvernement et premiers responsables des institutions publiques, comme le démontre un document exclusif obtenu par Algérie Part au cours de ses investigations. Un document signé par le directeur général du Budget en Algérie, Faîd Aziz.

Ce document officiel impose ainsi aux ministres, Walis et directeurs de plusieurs institutions stratégiques de l’Etat algérien de geler tous les programmes de financements des projets prévus dans le cadre des Programmes sectoriels déconcentrés (P.S.D) ou dans le cadre des Programmes relevant des plans communaux de développement (P.C.D). Il faut savoir que le rôle des programmes budgétaires PCD et PSD est incontournable dans la promotion de l’emploi et la prise en charge des besoins locaux des citoyens algériens.

En 2019, une enveloppe de 100 milliards de dinars, soit l’équivalent de 650 millions d’euros, a été allouée aux plans communaux de développement (PCD). La répartition de ces affectations aux communes s’opère en concertation dans le cadre d’une commission entre les ministères des Finances et de l’Intérieur sur la base de critères objectifs et d’indicateurs démographiques, géographiques et financiers.

Pour cette fin de l’année de 2020, ces dépenses publiques seront gelées en raison de la décision du Premier-ministre Abdelaziz Djerad qui a immobilisé ainsi le pays en l’absence du Président Abdelmadjid Tebboune hospitalisé à l’étranger depuis le 28 octobre dernier à la suite de sa contamination au COVID-19. Abdelaziz Djerad a décidé ainsi de verrouiller encore davantage toutes les portes du gouvernement et des appareils de l’Etat algérien en attendant le retour ardemment espéré de Tebboune à Alger. Un premier verrouillage surprenant a été opéré à travers une note officielle qui a été adressée le 7 novembre dernier à tous les membres du gouvernement, comme il a été révélé auparavant par Algérie Part.

Djerad avait effectivement instruit les membres de son gouvernement de surseoir à toute suggestion de désignation ou de fins de fonctions des cadres relevant des différents départements ministériels ainsi que ceux des entreprises publiques. Une circulaire notifie cette mesure sur la base du décret présidentiel n°39-20 daté du 02 février 2020 portant nomination aux hauts postes civils et militaires. L’instruction concerne toutes les propositions de nominations et de fins de fonctions à l’échelle de tous les départements ministériels, les entreprises publiques et les entreprises à caractère économique appartenant aux différents ministères.

Et depuis le 18 novembre dernier, les ministres algériens comme les hauts responsables de toutes les institutions étatiques les plus névralgiques du pays n’ont plus aucune marge de manoeuvre financière pour réaliser leurs programmes de développement. Soulignons enfin que les opérations de financements des équipements nécessaires au secteur de la Santé et de l’Education qui n’ont pas été inclues dans le gel des crédits budgétaires imposé par Djerad et son ministère des Finances. Quelques autres opérations comme la numérisation des administrations et les opérations à destination des zones d’ombre, à savoir les zones les plus défavorisées du territoire national, ne sont pas concernées aussi par ce gel précipité et intrigant de tous les crédits budgétaires de l’Etat algérien. Un Etat plus que jamais paralysé et en hibernation dans un contexte de crise sanitaire et économique internationale menaçant les équilibres fondamentaux de l’Algérie.

3 COMMENTS

  1. A mon avis cet argent n’est pas bloqué. Il est détourné au profit de l’état-major en attendant qu’il bénéficie officiellement des 10 milliards de dollars qui lui sont alloués au titre de la loi de finance 2021. Les lascars n’ont pas la patience d’attendre jusqu’au premier janvier 2021 pour commencer à dilapider leur propre budget. C’est pour cette raison qu’ils ont créé  »la décennie rouge de sang »  »l’ennemi classique », le Polisario, Tiguentourine, El Guergarat et que sais-je encore.

  2. Djerad congèle financièrement l’Algérie vous dites?
    Solution le mettre au congélateur d’une morgue je suis sérieux car cet homme djerad. Cocufier par sa femme qu’elle a rejeté pour un autre homme …
    Djerad est malade psychologiquement un impuissant à la tête du gouvernement de Tebboune la Cocaïne….
    Le cercle se ferme sans issue ou échappatoires Bon dieu des gays ont dirigés notre armée des cocus faibles veulent massacrer nos douze millions d’élèves au virus corona.
    De cocaïne à corona et cocu les co co sont nombreux …

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