COVID-19. L’Algérie un pays de 45 millions d’habitants compte seulement 92 laboratoires de diagnostic et de dépistage

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L’Algérie, le pays le plus vaste en Afrique, un pays peuplé par 45 millions d’habitants, compte encore à peine 92 laboratoires qui sont habilités par l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) pour le diagnostic de l’infection Covid-19 par RT-PCR, nous apprend ainsi l’Institut National de la Santé Publique (INSP), un organisme scientifiquement relevant officiellement du ministère algérien de la Santé. 

Force est de constater que ce nombre demeure faible et dérisoire pour un pays de taille et de l’envergure de l’Algérie. En plus, la répartition de ces laboratoires cause problème et de nombreuses wilayas ne comptent même pas un seul laboratoire de diagnostic et de dépistage. Il faut savoir qu’effectivement, à l’échelle régionale, il y a 40 laboratoires basés dans les wilayas du Centre du pays, 21 au niveau des wilayas de l’Est, 18 laboratoires pour l’Ouest et 13 pour le Sud.

Le Centre du pays dispose donc en moyenne de 4,4 laboratoires par wilaya, l’Est et l’Ouest de 2,6 et le Sud de 1,6. « Ces chiffres cachent néanmoins des disparités importantes, le nombre de laboratoires par wilaya variant de 0 à 21 », reconnaît à ce sujet l’INSP en expliquant que trois wilayas au Centre ne disposent pas de laboratoires assurant la confirmation de l’infection au Sars-Cov2. Il s’agit d’Aïn Defla, Bouira et Djelfa. A l’Est, six wilayas – El Tarf, Guelma, Souk Ahras, Tébessa, Khenchela et Mila – sont en attente de ce moyen diagnostic, nous apprend encore la même source.

A l’Ouest, ce sont Relizane, Tissemsilt et Aïn Temouchent qui enregistrent 0 laboratoire assurant le diagnostic par RT-PCR. Au Sud, les wilayas ne disposant pas de cet outil sont Tamanrasset, Illizi, Naâma et El Bayadh, soit quatre wilayas sur douze. « On peut toutefois souligner que mêmes pour les wilayas de cette région disposant de la RT-PCR, le nombre de laboratoire reste insuffisant au vu des distances à parcourir », souligne à ce propos l’INSP.

Pour se rendre compte de l’insuffisance de ce nombre de 92 laboratoires, il suffit de voir du côté de la Tunisie, notre voisin, un pays de 12 millions d’habitants, où il y a 83 laboratoires privés d’analyses biomédicales habilités à effectuer le test de dépistage du Coronavirus (RT-PCR). Avec une population presque 4 fois moins importante, la Tunisie dispose d’autant de laboratoires de diagnostic de l’infection COVID-19 que l’Algérie. C’est illogique.  Cela démontre enfin les faibles capacités de l’Algérie en matière de dépistage sanitaire. Ce qui complique dangereusement l’efficacité de la lutte contre l’épidémie de la COVID-19 sur l’ensemble du territoire national car le dépistage est le premier outil qui permet de cerner avec exactitude les proportions des nouvelles infections.

 

5 COMMENTS

  1. Demande à ton parrain Tahkout de restituer le milliard et demi d’euros détourné pour construire d’autres labo dernières générations dans les 48 wilayates…. C’est une piste d’amélioration.

  2. Quelques accidentels pseudos algériens établis à l’étranger ne cessent de distiller leur venin contre les dirigeants et institutions de l’Algérie. Ils se comptent sur le bout des doigts d’autant qu ils sont manifestement financés et manipulés à dessein par des officines étrangères pour semer la zizanie et les troubles. Ils sont connus pour leur haine envers le pays qui les a vu naitre, par accident et qui leur a assuré gratuitement l’éducation, les a formés pour être des hommes hélas devenus notoirement ses ennemis. ils ne méritent qu un mépris populaire éternel pour être bannis de la mémoire collective et à jamais aliénés dans la poubelle de l’histoire,

  3. Rami : Vous avez raison par exemple le tonitruant Toutoune est sûrement financé par la Turquie !
    Il n’arrête pas d’encencer le sultant Erdogan ! Le but de Toutoune, c’est l’effondrement de l’Algérie pour retrouver le mythique Empire ottoman !