COVID-19. Algérie : 12 wilayas enregistrent une proportion de cas confirmés supérieure à 60 %

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Une très forte circulation du virus coronavirus COVID-19 est observée dans au moins 12 wilayas importantes en Algérie. Dans ces wilayas, à chaque campagne de dépistage, plus de 60 % des cas suspects ou probables sont déclarés finalement des cas confirmés et avérés de COVID-19, nous apprend ainsi le dernier bulletin épidémiologique de l’Institut National de la Santé Publique (INSP), un organisme scientifique officiel relevant du ministère algérien de la Santé. L’INSP est l’organisme officiel chargé par les autorités algériennes de dresser des rapports approfondies sur la situation sanitaire du pays à la lumière des données épidémiologiques caractérisant l’épidémie de la COVID-19 sur le territoire national. 

Ainsi, dans le dernier bulletin de l’INSP, le pourcentage de cas confirmés par rapport à l’ensemble des cas Covid-19 ( suspects et probables) a fortement progressé à partir du 26 octobre jusqu’au 21 décembre dernier. Ainsi, si au 26 octobre dernier, 56 419 cas PCR+ sont enregistrés représentant un pourcentage de 35,9 % des cas suspects et probables recensés à cette époque en Algérie, au 23 novembre, cette proportion a augmenté à 38,6 % (75 867 cas cumulés) puis à 41,2 % au 21 décembre avec 95 659 cas cumulés.

Par ailleurs, le bulletin de l’INSP a recensé pas moins de 12 wilayas qui enregistrent une proportion de cas confirmés supérieure à 60 % au 21 décembre. Il s’agit, par ordre croissant, de Bejaïa (61,2 %), Tindouf (62,3 %), Tizi Ouzou (62,7 %), Béchar (62,8 %), Khenchela (67,5 %), Batna (71,1 %), Illizi (75,8 %), Mostaganem (77,5 %), Bouira (79,5
%), Tipaza (85,9 %), Oran (97,2 %) et El Oued (99,4 %).

Une amélioration des capacités de dépistage sanitaire en Algérie a permis ainsi de situer les foyers où le virus enregistre une forte circulation comme c’est dans dans ces 12 wilayas. Les données de l’INSP démontrent que l’Algérie bénéficie d’une augmentation progressive de l’utilisation des tests de dépistage PCR dans le diagnostic de l’infection par rapport à l’imagerie médicale, à savoir le scanner thoracique. Ainsi, cette proportion moyenne est de 35,6 % – 35,9 % – 36,7 % et de 40,2 % respectivement pour les quatre périodes étudiées par les experts de l’INSP,  à savoir du 01 septembre jusqu’au 21 décembre.  La première période est comprise entre le 01 et le 28 septembre, la deuxième, entre le 29 septembre et le 26 octobre, la troisième, entre le 27 octobre et le 23 novembre et la dernière, entre le 24 novembre et le 21 décembre. Il n’en demeure pas moins que cette amélioration des capacités de dépistage avec des tests PCR est toujours modeste et ne dépasse pas les 41 % à l’échelle nationale alors qu’elle était de 35,6 % le 1er septembre dernier. En dépit de ces petits efforts, l’Algérie manque encore d’outil rigoureux pour cerner avec exactitude la véritable ampleur de l’épidémie de la COVID-19.