Confidentiel. Un autre général, le patron de la caserne Antar, a été limogé dans des conditions troublantes

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Le général Hichem, le patron du Centre principal des opérations (CPO) de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), connu sous le célèbre nom de la caserne Antar, a été relevé ce dimanche 21 novembre de ses fonctions, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations.  

Comme pour le cas du général-major Mohamed Kaidi, le limogeage du général Hichem intervient dans des circonstances très troublantes. Et pour cause, ce haut gradé du renseignement intérieur était promis à un grand avenir car il était pressenti pour remplacer le général Abdelghani Rachedi et devenir ainsi le numéro 1 de la DGSI. A la grande surprise de nombreux de ses collègues et collaborateurs, le général Hichem a été limogé sans aucun ménagement.

Selon nos sources, ce limogeage est motivé par des considérations « politiques » car le général Hichem aurait déclenché il y a de cela plusieurs semaines de nombreuses investigations sur les agissements et implications de plusieurs conseillers et collaborateurs du Président Abdelmadjid Tebboune. La « Caserne Antar » a ouvertement effectivement des enquêtes sur plusieurs dossiers dans lesquels sont cités des parents proches de Tebboune ainsi que des conseillers qui jouissent de toute sa confiance à l’image de Boualem Boualem, son plus fidèle conseiller chargé des affaires juridiques et judiciaires.

Décidément, ces investigations lancées par la caserne Antar ont fini par parvenir aux oreilles des plus hauts responsables du Palais Présidentiel d’El-Mouradia. Et le président Tebboune aurait piqué une crise colère réclamant ainsi la tête du général Hichem.

Ce dernier fait également l’objet de plusieurs critiques acerbes qui ont été adressées par le gouvernement d’Aïmene Benabderrahmane à la DGSI en raison des blocages imposés par la caserne Antar dans le dossier des nominations de plusieurs nouveaux PDG de banques étatiques et de grosses entreprises publiques. Les enquêtes d’habilitation menées par les agents d’Antar ont pris beaucoup de temps et certaines nouvelles nominations ont été tout simplement invalidées par le général Hichem prétextant des doutes avérés sur leur probité personnelle.

Notons enfin que le général Hichem fut par le passé l’ancien patron du Centre territorial de recherche et d’investigation (CTRI) de Blida et l’un des anciens collaborateurs du général Toufik. Il avait été mis à la retraite à la fin de l’année 2015 à la suite du départ du général Toufik en septembre 2015. Il avait également travaillé comme détaché du DRS au niveau du ministère de la Justice. Il avait remplacé dans ses fonctions le défunt colonel Khaled, l’ex-détaché du DRS au ministère de la Justice et placé sous contrôle judiciaire dès 2011 par le juge d’instruction du pôle spécialisé près la cour d’Alger dans le cadre du scandale de l’autoroute est-ouest.

 

2 COMMENTS

  1. Ces generaux se font dégommer un par un comme des moutons.
    Je ne sais pas ce qu’attendent des generaux ou colonels intelligents ( cela doit bien exister quand même) pour faire un coup d’Etat et balayer tous ces decerebrés du pouvoir algérien et les generaux séniles de l’ANP avant de remettre le pouvoir aux civils après une conférence nationale. Ce qu’ont reussi des Etats africains ou le Portugal avec la Révolution des Œillets. Ce coup d’Etat serait populaire et accueilli avec soulagement par la communauté internationale.

  2. Bizarre zemmar, il n’y a que toi qui répercute pareille « information » ou manipulation de ton ami Boualem Boualem, le compagnon de saoulerie de Tebboune. Pour ton ami, les casseroles s’accumulent dans ses placards.