Confidentiel. Scandale de la fuite des enregistrements vidéos de Bounouira : au moins 5 officiers placés en garde-à-vue

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Au moins 5 officiers militaires algériens ont été placés en garde-à-vue dans le cadre de l’enquête menée sur le scandale de la fuite des enregistrements vidéos de Guermit Bounouira, l’ex-secrétaire particulier du défunt Ahmed Gaid Salah, l’ancien puissant patron de l’Etat-Major de l’Armée algérienne de 2004 jusqu’à 2019, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. 

Les 5 officiers militaires sont placés en garde-à-vue au niveau du Centre principal militaire d’investigation (CPMI) de Ben-Aknoun à Alger. Il s’agit, selon nos investigations, de deux capitaines, d’un commandant, un lieutenant-colonel et un colonel plein. Ces officiers militaires occupent des fonctions très sensibles au sein de l’institution militaire algérienne et ils sont soupçonnés d’avoir aidé ou participé à la fuite de ces vidéos accablantes qui formulent de très graves accusations contre les décideurs les plus influents de l’Etat-Major de l’ANP dont l’actuel premier responsable de l’Armée algérienne, Said Chengriha.

En effet, nous avons pu confirmer au cours de nos investigations que 3 de ces officiers interpellés travaillent au sein de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA), le service de renseignement militaire qui est lui-même en charge de l’enquête sur ces fuites inédites depuis la prison militaire de Blida. Ces trois officiers de la DCSA travaillent au sein du Bureau de Prévention et de la Sécurité dont la mission est de surveiller le personnel militaire ou personnel civil assimilé (PCA) qui est déployé au coeur de la prison militaire de Blida, a-t-on pu encore vérifier au cours de nos recherches.

Le premier chef du Groupe de Sécurité et de Protection (GSP) a été également placé en garde-à-vue. Cette unité travaille pour le compte de la direction de la prison militaire de Blida et elle est appelée à assurer la sécurité et la protection de cet établissement abritant des VIP de l’institution militaires et d’autres personnes très dangereuses pour la sécurité nationale. Le GSP relève de la Direction Régionale de la Sécurité de l’Armée (DRSA), l’une des branches régionales de la fameuse Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA).

Le directeur de la prison militaire de Blida, un colonel plein, a été également retenu au CPMI de Ben-Aknoun pour les besoins de l’enquête. Ce dernier relève directement de la Justice militaire. Selon nos sources, de nombreux autres officiers seront convoqués dans les heures à venir au CPMI de Ben-Aknoun, appelé actuellement le SCOMI, à savoir le service central opérationnel militaire d’investigation. Tous les fonctionnaires, y compris les greffiers, du tribunal militaire de Blida seront convoqués et interrogés. D’autre part, les membres de la Direction Régionale de la Sécurité de l’Armée (DRSA), seront auditionnés longuement par les enquêteurs pour identifier leur probable complicité dans ces enregistrements vidéos fuités qui provoquent un énorme tollé au plus haut sommet du pouvoir algérien.

6 COMMENTS

  1. A moins d’un parti pris flagrant !
    C’est difficile de juger du déballage entre partisans de Gaïd Salah et de Chengriha puisqu’ils font parti du même clan et sont même originaires du même coin. Ils n’ont besoin d’aucune 5è colonne pour s’écharper pour le pouvoir ! Mais, c’est
    bien plus commode de justifier ses déboires par les autres ! Arrêtez les enfantillages !

  2. L’implosion de l’intérieur a peut-être belle et bien commencée , imaginez si un jour quelqu’un de l’intérieur du système déballe réellement les dessous de ses ( in)dignes héritiers de l’ALN.
    Tous pourris jusqu’à la moelle et malgré tout cela, ils trouvent des millions de souteneurs cachiristes qui pointe leurs doigts sur le Maroc pour justifier l’incapacité l’ignorance de leurs maîtres bien aimés.