Augmentations phénoménales des prix du sucre en Algérie alors que ses cours mondiaux sont en baisse

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Etrange et intriguant phénomène en Algérie. Les prix du sucre sont en train de connaître des augmentations très onéreuses sur le marché national alors que les cours mondiaux du sucre connaissent une baisse continue depuis plusieurs jours. En effet, depuis ce dimanche 16 janvier, les prix du sucre imposés par les deux principaux producteurs de cet aliment de base, à savoir le groupe CEVITAL et le groupe Berrahal, les deux groupes privés qui dominent l’activité  du raffinage du sucre en Algérie, ont atteint les 98 Da le Kilo. Il s’agit des prix qui sont fixés pour les ventes du sucre au profit des grossistes distributeurs. Cela signifie que chez les commerçants détaillants, les prix du sucre dépasseront bientôt les 105 Da le Kilo. 

C’est une augmentation vertigineuse qui va énormément peser sur le pouvoir d’achat des Algériens. Il faut savoir que les prix du sucre ne dépassaient pas les 85 Da au niveau des producteurs il y a de cela à peine quelques jours. Ainsi, une augmentation d’au moins 15 % des prix du sucre a été imposé au marché algérien en un laps de temps record.

Il s’agit d’une augmentation des prix qui demeure irrationnelle. Et pour cause, sur les marchés mondiaux, les sucre sont en train de baisser continuellement depuis plusieurs jours. En effet, le kilo de sucre vaut aujourd’hui sur les marchés internationaux à peine 0,16 euros, à savoir l’équivalent de 25,57 Da. Et même si on ajoute le coût du fret maritime ou l’ensemble des taxes auxquelles sont soumises les producteurs ou raffineurs de sucre en Algérie lorsqu’ils importent cette matière première, on ne peut toujours pas expliquer cette augmentation très élevée du prix du sucre vendu au final aux grossistes et distributeurs.

Il faut savoir que l’ensemble des taxes, TVA, droits de douane, le droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS), peuvent représenter jusqu’à 52 % du prix du sucre importé depuis l’étranger par les raffineurs algériens. C’est dire que ni les coûts de la logistique (fret maritime), dans le cas du sucre les importateurs recourent à des bateaux vraquiers et non pas aux fameux conteneurs frappés par une pénurie mondiale depuis le 2e semestre de l’année 2021, ni les coûts des taxes ne peuvent expliquer un prix aussi élevé du sucre en Algérie, à savoir près de 100 Da le Kilo, soit l’équivalent de 0,63 euros, soit presque 4 fois supérieur aux cours mondiaux du sucre. Il y a bel et bien anguille sous roche, mais personne ne veut expliquer cette anomalie aux consommateurs algériens qui subiront une énième augmentation des prix d’une matière alimentaire de base.

Soulignons que l’Industrie sucrière en Algérie est détenue à 80% par la société CEVITAL d’Issad Rebrab. Actuellement, la consommation de sucre serait de 1,3 millions de tonnes/ an en Algérie. Le besoin futur pour le pays serait de l’ordre de 2 millions de tonnes/ an.

Par ailleurs, depuis le début de cette année 2022, le gouvernement algérien a imposé une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 9 % sur les ventes de sucre blanc et brut. L’objectif de cette mesure est d’aboutir essentiellement à la diminution de la consommation de la denrée afin non seulement de limiter la facture consacrée aux importations, mais aussi de lutter contre les maladies comme le diabète. Pour le gouvernement algérien, il y a une surconsommation par les ménages de produits sucrés à bas prix comme les boissons et les confiseries ainsi que la forte teneur en sucre des articles proposés sur le marché. Ce qui représente un problème de santé publique qui a un coût économique et social important.

Le gouvernement algérien veut réduire de 555 millions $ d’ici 2024, la facture des importations de sucre conformément à sa nouvelle feuille de route pour le secteur agricole mise en œuvre depuis 2020.

Signalons enfin que l’Algérie est le premier importateur de sucre du continent africain et le 5ème sur le plan mondial derrière l’Indonésie, la Chine, les USA et le Bangladesh. Ses achats sur le marché global ont atteint en moyenne 2 millions de tonnes par an sur les 5 dernières années d’après les données du Département américain de l’agriculture (USDA).

 

11 COMMENTS

  1. Cette spéculation qui rime avec corruption est devenue endémique à l’Algérie !
    Elle n’a pu survivre, depuis le temps qu’on la dénonce, que grâce à de solides appuis
    des « Rab El Makla » !!!
    Inutile de chercher à se défausser sur le « tous corrompus » qui dédouane les vrais
    manipulateurs de l’ombre, qui transforme le pays en butin à transférer !

  2. D’où nous sortez vous ces faux chiffres?
    Le prix du kilo de sucre était de 11,90 $ en janvier 2019 puis à 13,50$ en janvier 2021 et à 19$ en janvier de cette année
    Donc en une année le prix à augmenté de 40 % et il a presque doublé en deux ans
    La totalité des prix des produits agroalimentaire ont fortement augmenté depuis 2020 et le fret ( transport) a été multiplié par 7
    Donc cette affirmation est mensongère comme tout le reste
    L’Algérien consomme 3 fois plus de sucre que la norme admise par l’OMS
    On ne peut pas se passer de farine mais on peut se passer de sucre ou du moins en diminuer la consommation
    Le sucre est très mauvais pour la santé, la cause d’unnombre très élevés de diabétiques en Algérie ,de surcharge pondérale et de maladies cardiovasculaires
    La zlabia, la chamia, la patisserie c’est du poison …

  3. Allez à la racine pour comprendre! Rebrab? Subventions? Surfacturations? Importations des entrants/ exportations? Il est pas difficile de comprendre les dysfonctionnements si on trace correctement les flux quelques soit les produits ( lait, huile, semoule, ..
    ) des compradores et des militaires corrompus sont partis prenantes de ces spéculations !!!!

  4. Le caporal mortadelle tente de justifier l’incapacité de ses maîtres ignares et premiers de la classe à juguler l’inflation galopante où l’importations est légion , par la faute de Rebrab dans la cherté de la vie .
    Ah si seulement Rebrab pouvait tenir tous ces pourris par les pelotas , je serai de tout cœur avec lui.
    Barman une tournée de cachir périmé pour ses extracteurs de semence humaine.

  5. Et pourtant, il y a eu des commissions d’enquêtes d’engagées, mais hélas ! toujours étouffées dans l’oeuf !
    A qui profite ce crime depuis 60 ans de dictature ? Aux dictateurs mon cher wadson ! Mais alors, comment
    se fait-il qu’ils se trouvent encore des cachiristes qui leurs trouvent grâce à leurs yeux ?
    Cherchez l’erreur pour comprendre pourquoi on en arrive à couvrir les errances flagrantes !

  6. Dictateurs dites vous? on 60 ans l’Algérie en a généré des centaines de milliers
    Depuis les années 60, une génération de dictateurs en remplace une autres mais tous sont algériens
    Car comme disait une figure du Irak  » en Algérie, il y’a que des algériens »
    Le problème n’est-il pas « le spécimen algérien » …il aime le pouvoir, l’argent et la fonction ( le Koursi)

  7. Les vrais dictateurs ce sont ceux qui « règnent » (car, incapables de gérer !) depuis 60 ans sans partage ! Et ce sont toujours les mêmes qui se passent le relais entre eux. Qui les empêchent d’arrêter les dérives dictatoriales, s’ils n’y avaient pas intérêts ? Si ces gens là aimaient le pays avant ses richesses, ils auraient instauré un système démocratique pour partager les richesses et le progrès avec tous les algériens. Mais, au lieu de cela, ils s’en lavent les mains sur le dos du peuple, en lui prétextant la rage (tous corrompus), pour consolider leurs koursis royaux ad-vitam !
    Il faut avoir le courage d’appeler un chat, un chat au lieu de jouer tout le temps à l’hypocrite !
    Quand il s’agit d’enfourner en prison des gens innocents, ils se rappellent qu’ils sont responsables, mais curieusement, pas lorsqu’il s’agit de justifier les avantages qu’ils touchent pour faire leurs jobs de gestionnaire du pays !

  8. Pour les services : Kasdi Merbah, lakhal Ayat, mediene , Mhenna Djebbar,lamari, Tartag et les autres sont des enfants de l’ALN
    Chacun a contribué à la pérennité du sytème
    Il n’y a aucun lien de parenté entre ses criminels , je dis bien criminels …ce sont des chaouis, des kabyles, des annabis, de l’ouest et des hauts plateaux …
    Ils ont assassinés, détruits des vies, permis la torture et même la disparition d’opposants…ma propre famille a été victime du criminel Lakhal Ayat, qu’Allah lui fasse payer lui et les autres le mal qu’il a causé aux algériens

    Faut arrêter vos discours …le pouvoir, la junte, les autres….désolé cela ne marche plus…ce sont des algériens qui sont responsables de ce qui leur arrivent

  9. Kasdi Merbah était le KDS de Boumediène, Tout comme Ouyahia l’était pour Boutesrika et les militaires du CM.
    Le problème de l’Algérie, ce sont les rois fainéants qui « règnent » par procuration, que personne n’ose désigner,
    par crainte de leur déplaire !
    De tout temps, ces parrains ont été à l’abri de paratonnerres !
    Et c’est la raison pour laquelle, à force d’user de fusibles, on
    recommence et on recommencera encore ! Voilà aussi, pourquoi
    certains malins préfèrent soutenir le Bon Dieu que ses maîtres !!!
    Que ne ferait-on pas pour avoir du cachir !

  10. Faux et archi faux , ya l’adjudant mortadelle
    Les kabyles n’ont jamais eu le pouvoir suprême, les seules à avoir mis main basse sur les richesses du pays depuis soixante deux a aujourd’hui , c’est tes maîtres et amis qui se comprennent et se soutiennent.
    Quand aux KDS ayant servis tes maîtres, soit ils ont été exécutés ou pourrissent dans les geôles de ta junte et c’est bien fait pour eux.