Exclusif. La dangereuse emprise d’officiers véreux sur le « vieux » général Mahfoud, patron du renseignement extérieur algérien

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Un vieux général malade, diminué, âgé de 71 ans et totalement dépassé par les mutations de la géopolitique mondiale et, de surcroît,  manipulé par des officiers véreux impliqués dans de graves scandales d’abus de pouvoir et de corruption, voila la situation profondément immorale dans la quelle se retrouve en ce moment la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure (DDSE), le renseignement extérieur algérien. Cette institution névralgique de l’Etat est minée depuis plusieurs mois par un malaise profond, ont révélé à Algérie Part plusieurs sources sécuritaires qui tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités suprêmes du pays à intervenir en extrême urgence pour redresser ce « service secret » censé protéger les intérêts stratégiques du pays et de jouer le rôle d’une véritable centrale d’intelligence à l’étranger pour protéger la sécurité nationale.

Au lieu de cela, la DDSE est  en train de connaître une inédite déchéance depuis la nomination à la tête de sa direction le général-major Nour-Eddine Mekri, alias « Mahfoud ». Rappelé aux fonctions après plus de cinq années de retraite, ce vieux général âgé de 71 ans n’a finalement aucune autorité sur son service et de nouveaux officiers récemment réintégrés au sein « des services secrets algériens » après avoir connu une terrible traversée de désert en raison de leurs incartades sont en train de façonner un nouvel ordre établi au sein de la DDSE. Un nouvel ordre basé sur les intrigues, les complots fomentés contre d’autres institutions de l’Etat ou personnalités de premier plan au plus haut sommet du pouvoir algérien.

A la tête de ce nouveau clan de « saboteurs » qui a pris le contrôle de la DDSE en profitant du caractère faible et de la maladie handicapante du général « Mahfoud », nous retrouvons le colonel Hocine Hamid, alias Hocine Boulahya, et le lieutenant-colonel Tarek Amirat, le controversé et sulfureux ex-coordinateur général du DRS, les services secrets algériens, au niveau de l’ambassade d’Algérie à Paris. Ces deux officiers ont été réintégrés en 2020 et ils ont « été » imposés au général-major Mahfoud à la suite de l’intervention de leurs parrains ou parents au niveau du plus haut commandement du pouvoir algérien. Ainsi, Tarek Amirat a pu reprendre un poste important au sein de la DDSE grâce à lobbying de sa mère, Zoubida Amirat, l’épouse de Slimane Amirat, l’ex-membre de la Fédération de France du FLN pendant la Guerre d’Algérie.

Présentée comme une femme incarnant le nationalisme et le combat de la femme algérienne dans la guerre de libération, Zoubida Amirat, veuve du défunt moudjahid Slimane Amirat, est considérée en Algérie comme « une image vivante d’une Algérienne dont la vie rime avec le dévouement pour la patrie et la justice ». En réalité, elle est une puissante lobbyiste et une femme de réseaux qui entretient des liens puissants avec de nombreux dirigeants algériens et diplomates étrangers notamment occidentaux. C’est Zoubida Amirat qui est allée jusqu’à solliciter au début de l’année 2020 une entrevue avec le Chef d’Etat-Major de l’ANP, Said Chengriha, pour le supplier de réhabiliter son fils, le commandant Tarek Amirat qui a été  condamné en août 2019 par le tribunal militaire de Blida à de la prison ferme, payant, selon des sources, sa proximité avec le clan présidentiel, incarné par le Général Tartag et Said Bouteflika, opposé à celui de l’ex chef d’Etat Major, feu Gaid Salah.  Tarek Amirat a été condamné et emprisonné pour complot et atteinte à la hiérarchie militaire, car ayant eu recours à la France pour soutenir la Issaba au pouvoir, tout en omettant de faire état de ses réunions secrètes avec les services de renseignements français.

Cependant, la mort de Gaid Salah va tout précipiter et permettre au commandant Tarek Amirat de retrouver sa liberté sans être pour autant… blanchi. Tarek Amirat a été libéré à la fin du mois de Janvier 2020. En attendrissant Said Chengriha, Zoubida Amirat a pu permettre à son fils le rescapé de réintégrer la DDSE. A la grande surprise de plusieurs hauts responsables de l’institution militaire, Tarek Amirat a été réhabilité sans se soumettre à une enquête de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA) comme le prévoit la réglementation interne.

Ainsi, jouissant d’un traitement de faveur inouï pour un ancien repris de justice, Tarek Amirat se retrouve propulsé à nouveau au sein de la hiérarchie de la DDSE grâce à l’intervention… de MAMAN auprès de Said Chengriha. Ce dernier ne pensait pas qu’il venait d’offrir un pistolet à un tueur récidiviste. Et pour cause, promu lieutenant-colonel, Tarek Amirat se retrouve placé sous l’égide d’un certain colonel Hocine Hamid, alias Boulahaya, patron de la direction du service dédié à la lutte contre les éléments subversifs exilés à l’étranger. Ce service a été essentiellement dédié à la neutralisation des militants influenceurs établis à l’étranger ainsi que les journalistes indépendants qui continuent de travailler en faveur d’un journalisme indépendant, intègre et, par ricochet, hostile au régime algérien qui veut instaurer une dictature absolutiste sans tolérer la moindre voix dissidente.

Comme Tarek Amirat, Hocine Hamid, alias Boulahya, est également un « miraculé » réhabilité grâce à l’intervention de son ancien parrain le général à la retraite Djebbar M’henna, l’ancien patron de la direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) qui avait été placé lui-aussi sous mandat de dépôt, en octobre 2019 avant d’être remis en liberté le 24 juillet 2020 après la mort et la disparition du défunt Ahmed Gaid Salah, son bourreau.

Le colonel Hocine Hamid est un ancien élément  la DCSA qui a fait l’essentiel de sa « belle carrière » au sein du Centre principal militaire d’investigation (CPMI) de Ben Aknoun justement sous la coupe du général à la retraite Djebbar M’henna. Il a été démis de ses fonctions et mis brutalement à la retraite à partir de 2014 lorsque l’ancien homme fort de l’institution militaire algérienne, le défunt Ahmed Gaid Salah, a entamé sa purge contre tous les officiers fidèles au clan des collaborateurs du général Toufik, l’ex-patron du DRS limogé en septembre 2015 par le clan présidentiel des Bouteflika.

Craignant pour son poulain qui était ciblé par les enquêtes lancées par la DCSA récupérée et contrôlée par l’entourage du défunt Ahmed Gaid Salah, M’henna Djebbar va aider Hocine Hamid à fuir le pays. Le colonel devient « fuyard » et s’établit en Espagne où il achète un bien immobilier pour obtenir sa résidence après avoir vendu sa maison à Oued Romane dans la banlieue d’Alger. Jusqu’à 2020, le « courageux » colonel Hocine Hamid était caché en Espagne. Il aura fallu la mort d’Ahmed Gaid Salah et sa disparition de la configuration du politique pour qu’il puisse revenir en Algérie. Son parrain, M’henna Djebbar, agit une nouvelle fois et intervient auprès des hautes autorités du pays afin de lui offrir une réintégration au sein de la DDSE pour seconder le vieux « général Mahfoud » nettement dépassé par ses nouvelles fonctions et incapable de fournir un travail satisfaisant.

Profitant de l’influence de leurs parrains et de leur réhabilitation inespérée, Tarek Amirat et Hocine Hamid vont semer une véritable zizanie au sein de la DDSE pour neutraliser ceux qui refusent de se soumettre à leur quête de vengeance et soif de pouvoir. Avec le soutien de leurs parrains et utilisant à mauvais escient le nom de Said Chengriha, qu’ils jurent de vénérer et de servir avec fidélité en le présentant comme le véritable maître du pays reléguant avec mépris au second plan le président Abdelmadjid Tebboune, Tarek Amirat et Hocine Hamid vont imposer leur pouvoir sur une quinzaine d’éléments de la DDSE et leur service interne sera transformé tout bonnement en un outil de guerre et de propagande contre de nombreux autres directions des services algériens, voire même des conseillers du Président Abdelmadjid Tebboune et des membres de son entourage le plus proche comme il a été révélé par Algérie Part lors de sa dernière publication.

Au lieu de « neutraliser » la menace extérieure, le service dirigé par Hocine Hamid et Tarek Amirat deviendra une cellule de sabotage qui va jusqu’à intoxiquer les médias algériens, les réseaux sociaux ainsi que certains opposants naïf et inexpérimentés en leur fourguant de fausses informations sur de nombreux dirigeants politiques et militaires présentés comme des « ennemis du chef », à savoir le « vénéré » Said Chengriha instrumentalisé par leurs soins à tort et travers dans toutes leurs manipulations.

La présidence algérienne est ainsi court-circuitée, manipulée et induite en erreur dans de nombreux dossiers ayant trait à la menace des cercles subversifs établis à l’étranger. Hocine Hamid et Tarek Amirat iront jusqu’à violer la vie privée, utiliser les enfants et parents des activistes ou journalistes indépendants, pour exercer un sale et ignoble chantage visant à leur imposer une humiliante soumission vis-à-vis du bon vouloir du nouveau pouvoir algérien. Le « vieux » général Mahfoud observe sans lever le petit doigt ces pratiques immondes, immorales indignes d’une centrale d’intelligence comme la DDSE.

Mais le vieux général craint beaucoup Tarek Amirat et Hocine Hamid. Il craint leurs parrains et refuse de réagir pour ne pas subir leurs foudres lui qui est trop affaibli, et impopulaire, pour imposer sa poigne sur des « officiers véreux ». L’homme veut finir tranquillement sa retraite « de général de troisième âge » acceptant ainsi de composer avec des officiers qui lui grignotent chaque jour des prérogatives au risque de déstabiliser la DDSE et la stabilité institutionnelle des services de sécurité. Algérie Part fera sur ce dossier de nouvelles révélations dans ses prochaines publications.

 

 

5 COMMENTS

  1. Comment appelle-t-on quelqu’un à qui s’applique votre description: « Mais le vieux général craint beaucoup Tarek Amirat et Hocine Hamid. Il craint leurs parrains et refuse de réagir pour ne pas subir leurs foudres lui qui est trop affaibli, et impopulaire, pour imposer sa poigne sur des « officiers véreux ».? UN LÂCHE! « L’homme veut finir tranquillement sa retraite « de général de troisième âge » acceptant ainsi de composer avec des officiers qui lui grignotent chaque jour des prérogatives au risque de déstabiliser la DDSE et la stabilité institutionnelle des services de sécurité ». Comme si « LÂCHE » ne suffisait pas, un tel individu n’est qu’un « TAHANE ». Bonté divine! Pourquoi a-t-on confié la DDSE, le renseignement extérieur algérien, institution névralgique de l’Etat, à « Un vieux général malade, diminué, âgé de 71 ans et totalement dépassé par les mutations de la géopolitique mondiale »? Il faut à tout prix sauver le pays ALGÉRIE des mains de ces rapaces qui règlent leurs comptes et amassent des fortunes qu’ils planquent à l’étranger sur le dos du peuple. Haro sur tous les officiers véreux de quelque bord qu’ils soient et tous ceux qui les protègent.

  2. Le régime se crame chaque jour un peu plus, leur agonie devient insupportable… les généraux, colonels, commandants, capitaines, … ont tous des fiches bien remplies d’actes de torture auxquels ils vont répondre après le chute de la junte et aussi en Suisse et ailleurs qui seront poursuivis pour crimes et actes de torture contre des civils!
    Demandez à nezar il en sait des choses il etait obligé de fuir Geneves et meme Paris après des plaintes déposées contre lui pour ses crimes commis les années 80 et 90. FAFA va les lacher comme elle avait fait en 1962 pour leurs parents harkas en 1962!