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61 % des Algériens craignent de perdre leurs revenus : les inquiétants résultats d’une enquête internationale sur la pauvreté touchant de plein fouet les Algériens

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Une enquête d’opinion internationale vient de révéler des résultats très inquiétants sur l’ampleur de la pauvreté qui touche en ce moment la population algérienne. Contrairement aux assurances présentées par les autorités algériennes, l’appauvrissement de franges entières de la population est une réalité amère et palpable. Ce constat a été établi scientifiquement par une enquête d’opinion qui a été réalisée par Arab Barometer, un organisme indépendant partenaire de l’Université de Princeton aux États-Unis, qui a interrogé plus de 25 000 habitants dans 7 pays – le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Liban, la Jordanie et l’Irak – de mars à avril 2021.

Cet organisme mène des enquêtes d’opinion publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis 2006. Il est réputé pour être un réseau de recherche non partisan qui donne un aperçu des attitudes et des valeurs sociales, politiques et économiques des citoyens ordinaires à travers le monde arabe.

Arab Barometer est piloté essentiellement par des chercheurs affiliés au Centre d’études stratégiques de l’Université de Jordanie à Amman, le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquêtes à Ramallah, le Social and Economic Survey Research Institute de l’Université du Qatar à Doha et One to One for Research and Polling à Tunis. De plus, deux des chercheurs principaux du projet, Amaney Jamal de l’Université de Princeton et Mark Tessler de l’Université du Michigan, sont membres du comité directeur. Les opérations quotidiennes sont gérées par le directeur de projet Michael Robbins et une équipe de spécialistes basée aux États-Unis.

Selon les extraits dévoilés de l’enquête d’opinion annuelle menée au mois de juin 2021, pas moins de 61 % des Algériens craignent de perdre leur principale source de revenus au cours des 12 prochains mois. C’est  dire que les Algériens appréhendent énormément le futur proche dans leur pays qui est paralysé économiquement en l’absence d’un gouvernement capable de relancer la machine économique. Une machine totalement grippée : depuis la crise politique de 2019, l’Algérie n’a lancé aucun grand projet, n’a accueilli aucun investissement majeur et ne cesse de régresser sur le plan de la création des emplois et des richesses au point où le chômage aggravé par la dévaluation du dinar algérien et la cherté excessive de la vie a plongé des millions d’algériens dans la paupérisation.

Cette réalité a été toujours niée et démentie par les autorités algériennes qui adoptent un discours trompeur annonçant régulièrement des lendemains enchanteurs alors que les indicateurs financiers et économiques du pays continuent de reculer dangereusement faute de pouvoir remédier à l’effondrement économique du pays et de sa dépendance vis-à-vis du modèle rentier basé uniquement sur l’exploitation des hydrocarbures.

Naguère un fléau touchant à peine une minorité d’algériens, aujourd’hui la pauvreté est devenue un mal qui alimente le cauchemar de nombreuses familles désenchantées.

La même enquête faite par Arab Barometer indique, par ailleurs, qu’au moins 27 % des Algériens se sont retrouvés contraints de se nourrir avec des aliments beaucoup moins chers et de moindre qualité au cours des 7 derniers jours. La même enquête d’opinion dévoile qu’au moins 20 % des Algériens craignent que leur stock en nourriture soit épuisé avant d’avoir de l’argent pour le renouveler.

Et pas moins de 12 % des Algériens ont éprouvé le besoin d’un soutien financier pour obtenir de la nourriture au cours des 7 derniers jours. Ces chiffres sont alarmants pour un pays qui naguère se targuait d’être riche, prospère et fier de sa politique sociale empêchant la pauvreté extrême. Une politique financée largement par les revenus pétroliers et gaziers.

Or, cette Algérie riche et prospère est bel et bien en train de disparaître au profit d’une Algérie qui s’appauvrit de jour en jour à cause des effets désastreux de son instabilité politique et de faible capacité de résistance face à la crise financière née dans le sillage de la crise sanitaire de la COVID-19.

Si les dirigeants algériens font semblant d’ignorer cette réalité dramatique, la population, quant à elle, est de plus en plus consciente des enjeux difficiles de l’avenir. Preuve en est, au moins 52 % des Algériens affirment que la situation économique est le défi le plus important pour leur pays à l’avenir. Les sondages menés dans le cadre de l’enquête d’Arab Barometer nous apprennent aussi que 70 % des Algériens estiment que la conjoncture économique de leur pays n’est pas bonne. 54 % des Algériens sont pessimistes et ne croient pas à une évolution positive ou meilleure de la situation économique de leur pays dans les 2, voire 3 prochaines années.

C’est dire enfin que la misère sociale, la pauvreté et la paupérisation constituent les principales préoccupations de la population algérienne. Une population qui a été mise à rude épreuve à cause de cette grave crise financière paralysant le pays depuis 2019 année à laquelle l’Etat algérien a sombré dans une profonde instabilité. Et jusqu’à aujourd’hui, les perspectives demeurent sombres et les Algériens peinent à voir le bout de ce long tunnel de la précarité parce que les actuels dirigeants aux commandes du pays n’ont fait preuve d’aucun engagement rassurant pour redresser réellement la situation du pays.

 

1 COMMENT

  1. Pendant ce temps là, les chauffeurs de taxis clandestins que sont « Mom6 du Maroc » et « la Junte du Clan d’Oujda » se disputent les courses comme des chiffonniers en pays de pickpockets sur le dos des peuples des deux pays.
    Quelle vermine méprisable suceurs de sang des peuples !!!

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