1,8 million d’hectares « cherchent » des exploitants : l’immense potentiel agricole inexploité en Algérie

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Les Algériennes et Algériens subissent de plein fouet les conséquences fâcheuses de l’augmentation vertigineuse des prix des produits alimentaires à la veille du début de la célébration du mois sacré de Ramadan. Augmentations des prix, inflation ou pénurie de certains produits alimentaires, les Algériens subissent ces fléaux alors que leur pays compte encore de vastes terres agricoles cultivables qui sont…à l’abandon. En effet, depuis 2018, il y a en Algérie  près de 1,8 million d’hectares de superficies identifiées et étudiées et entre 200 000 hectares à 350 000 hectares de superficies exploitables du point de vue agronomique.

40 % de ces superficies son potentiellement irrigables. Or, ces terres ne trouvent pas encore d’exploitants ! C’est le très sérieux le Bureau National d’Études pour le Développement Rural (BNEDER), le seul bureau d’études public national qui traite du
développement rural et de l’agriculture en Algérie, qui l’affirme dans une étude interne obtenue par Algérie Part au cours de ses investigations. Ces terres n’ont pas encore été exploitées parce qu’il n’y a pas de « porteurs de projets » qui peuvent en mettre en valeur ces ressources : eau et sol.

Le BNEDER a identifié, conjointement avec les services compétents du Ministère de l’Agriculture, un certain nombre de pôles de production, notamment au niveau de Ghardaïa avec la production de maïs grain et fourrager, les zones d’Ouargla et d’El Ménéa qui se sont spécialisées dans les céréales d’hiver, les blés, les fourrages et la luzerne également.

Ce sont ces projets qui permettent l’émergence de promoteurs à même de développer l’activité agricole ainsi que celles connexes. Les perspectives sont extrêmement prometteuses et les marges de progression insoupçonnées. Mais l’Algérie manque de bras pour se lancer dans cette aventure agricole. Le BNEDER  suggère à ce propos d’encourager de plus en plus les promoteurs jeunes et intrépides à se lancer dans la mise en valeur dans
des zones enclavées, mais qui reviennent avec une expérience capitalisée et qui ne manquera, certainement pas, à être très utile pour eux et pour les autres.

Malheureusement, ces suggestions n’ont pas été suivies d’effet faute de véritables mesures concrètes de la part du gouvernement algérien. Ces terres sont toujours à l’abandon et les exploitants se font rares causant ainsi un énorme préjudice à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire de tous les Algériens.

2 COMMENTS

  1. L’occupant préfère les louer (les terres) pour empocher tout de suite des royalties.
    Comme ils disent quand ils ont réussi un razzia :
    « H’yini El Yawm, Wa Aktalni Ghadwa » !
    Honni soit qui mal y pense !
    Ou bien, Ââchra Fi Aïnek !
    Et puis, roule ma poule !
    Après moi, c’est la fin du monde !
    On peut aussi ponctuer tout ça par un bras d’honneur !!!
    Encore un pour la route « Inal Dine Li Ma Ihabnach » !
    etc…